Enthousiasme et détermination à la Halle aux grains : la démonstration de l’union
Chers amis,
Chères Toulousaines,
Chers Toulousains,
Merci d’être là ce soir.
Merci d’être si nombreux, si mobilisés.
Votre présence dit quelque chose d’important.
Elle dit qu’à Toulouse, il y a une envie, une attente,
une espérance de changement.
Je vais vous dire les choses très simplement : cette espérance, nous allons la transformer 1en victoire.
Hier matin, comme souvent, je suis allé boire un café dans mon bar préféré, dans le quartier des Carmes.
En sortant, une dame m’a arrêté m’a tenu la main, longtemps, très longtemps. J’étais un peu gêné — vous me connaissez.
Et puis elle m’a dit :
« Il faut gagner, monsieur. Il faut gagner. »
« Bien sûr, bien sûr madame, nous allons gagner. »
Elle a ajouté quelque chose qui m’a à la fois désarçonné et profondément ému :
« Oui, il faut que vous gagniez. C’est important pour nous. »
Au fond, elle venait de tout résumer
Notre projet n’a qu’un objectif chers amis: améliorer la vie des Toulousaines et des Toulousains, permettre de vivre mieux.
Silence
Vous savez, je repense souvent à 1981. J’avais 15 ans, j’étais en seconde.
Changer la vie.
Les mots n’ont rien perdu de leur force.
Changer la vie concrètement.
Changer la vie quand on ne trouve plus de médecin.
Changer la vie quand on passe des heures dans les embouteillages.
Changer la vie quand se loger devient impossible.
Changer la vie quand la chaleur les étés invivables
Changer la vie chers amis, nous devons maintenant changer la ville !
Changer la vie, ce n’est pas qu’un slogan.
C’est une immense responsabilité.
Et cette responsabilité, c’est la nôtre, c’est la mienne, et je l’assume avec gravité et avec sérénité.
Pour changer notre ville nous avons fait ce que personne n’avait jamais réussi à faire à Toulouse dans l’histoire de la gauche.
Réunir onze organisations politiques.
Onze organisations qui vont — comme le dit Olivier Faure — de Ruffin à Glucksmann.
Onze organisations qui ont accepté de mettre de côté leurs nuances nationales, leurs débats, parfois leurs désaccords.
Nous avons répondu à ce que les Toulousaines et les Toulousains nous disent partout, tout le- temps, tous les jours dans les marchés ou dans les halls d’immeubles :
« Arrêtez de vous diviser.
Arrêtez les disputes inutiles.
Travaillez ensemble.
Rassemblez-vous, Rassemblez-vous, Rassemblez-vous !
Se rassembler c’est ce que nous avons fait. Et nous avons prouvé une chose simple, qu’il ne faudra jamais oublié : quand la gauche se rassemble, elle redevient forte, elle redevient puissante, elle donne de nouveau envie.
Mais l’unité n’est pas une stratégie électorale : c’est un devoir
Et ce devoir accompli j’en suis très fier.
Je n’en suis pas le seul artisan c’est avant tout un travail collectif.
Et je veux ici associer très directement Régis Godec, qui a été l’un des artisans déterminants de ce rassemblement.
Mais l’union ne suffit pas. Il faut aussi un projet.
Ce projet, nous l’avons construit d’abord avec les Toulousaines et les Toulousains, en confrontant notre vision à leur expérience de vie. Car ce sont eux, au fond, les meilleurs experts de notre quotidien.
Et ce projet, j’en suis également très fier.
Notre projet est ancré dans le réel dans les réponses concrètes qu’il faut apporter à la vie quotidienne des Toulousaines et des Toulousains.
Car vous, contrairement à Jean-Luc Moudenc, vous le savez, il y a un autre Toulouse celui que Jean-Luc moudenc a oublié, négligé, parfois même méprisé
Celui qui n’apparaît pas sur les cartes postales.
C’est le Toulouse de celles et ceux qui travaillent dur mais n’y arrivent plus.
C’est le Toulouse d’Anne, aide-soignante, rencontrée lors d’un rendez-vous avec le personnel de l’hôpital, qui m’a parlé de son travail, de sa fatigue, et de cette vie qui devient de plus en plus difficile à tenir.
C’est le Toulouse de Sonia, une étudiante qui m’a interpellé à la sortie de mon premier meeting salle Barcelone, pour me dire son angoisse de l’avenir et son sentiment de ne plus savoir à quoi se raccrocher.
Le Toulouse de la précarité, de celles et ceux qui doivent choisir entre se nourrir et se chauffer, qui renoncent aux loisirs et aux vacances pour permettre à leurs enfants de vivre dignement.
C’est le Toulouse de Diane, mère isolée, qui m’a adressé avant-hier un email poignant pour raconter ce que signifie, concrètement, compter chaque euro et se priver de tout pour tenir jusqu’à la fin du mois.
C’est le Toulouse des ascenseurs en panne, des immeubles insalubres, des logements indignes livrés aux cafards, aux rats, à la saleté.
C’est un Toulouse que la droite toulousaine ne préfère pas voir, parce qu’il dérange leurs discours satisfaits.
Le Toulouse du mal-logement, des passoires thermiques, de l’éloignement forcé.
Le Toulouse de celles et ceux qui n’arrivent plus à vivre là où ils ont grandi, là où sont leurs proches, là où est leur vie.
Le Toulouse des canicules qui rendent le travail pénible et les nuits invivables.
Le Toulouse de celles et ceux qui, l’été, étouffent chez eux, sans fraîcheur, sans répit, sans solution.
Le Toulouse du bruit et de la pollution, qui frappent d’abord les quartiers populaires.
Le Toulouse de l’injustice environnementale, celui où l’on subit davantage parce qu’on a moins les moyens de se protéger.
Le Toulouse des embouteillages interminables, matin et soir, faute de transports en commun efficaces et accessibles.
Le Toulouse de celles et ceux qui perdent chaque jour du temps, de l’énergie, parfois même de la dignité, simplement pour aller travailler ou rentrer chez eux.
Le Toulouse de nos aînés, de celles et ceux dont la mobilité diminue, qui se sentent isolés dans une ville qu’ils ne reconnaissent plus.
C’est le Toulouse de Jean-Claude, retraité de la Roseraie, rencontré pendant un porte-à-porte, qui m’a parlé de sa solitude et de cette ville qui, peu à peu, semble se refermer autour de lui.
Vos paroles chers Toulousaines, chers Toulousains n’ont pas glissé sur moi.
Vos interpellations n’ont pas été pour moi des moments de campagne de plus.
Elles ont nourri ma réflexion.
Elles ont renforcé ma détermination.
Elles ont fait naître chez moi, chez nous, autant de propositions pour vous permettre de vivre mieux.
Pour Diane, il faut habiter mieux, parce qu’élever seule ses enfants ne doit plus être un parcours d’obstacles, avec 15 000 nouveaux logements à loyers modérés, une lutte déterminée contre l’habitat indigne et une ville qui protège davantage les plus fragiles.
Pour Sonia, il faut notamment bouger mieux, pour que la jeunesse toulousaine puisse étudier, se déplacer, respirer, construire son avenir, avec les transports gratuits pour les mineurs et les étudiants boursiers, et avec le RER métropolitain.
A Anne, je veux d’abord dire merci. Merci pour ce qu’elle fait chaque jour à l’hôpital, au service de nous toutes et de nous tous. Merci pour ce travail essentiel, trop souvent invisible, trop souvent mal reconnu. Je veux lui dire aussi que nous connaissons les difficultés financières de celles et ceux qui tiennent debout nos services publics, qui travaillent dur, qui soignent, qui accompagnent, et qui pourtant n’arrivent plus à vivre dignement de leur travail. C’est pour toutes ces raisons que nous ferons de la ville un bouclier social en rendant les tarifications des services publics plus justes, plus solidaires
Il faut aussi respirer mieux, avec notre projet d’Étoile verte, avec le développement des centres de santé, avec une ville qui prend enfin au sérieux la santé mentale et la qualité de vie.
Pour Jean-Claude, vieillir mieux, avec une ville plus attentive à nos aînés, plus humaine, plus proche d’eux en bâtissant un plan pour lutter contre l’isolement des seniors, avec des services publics plus présents, avec une ville qui n’abandonne personne. Pour ses petits-enfants nous ferons en sorte qu’à Toulouse on grandisse enfin mieux par la création de 1 000 places en crèche supplémentaires, la présence d’une Atsem par classe de maternelle et le gouter gratuit dans les écoles
Il faut aussi créer mieux, en mettant en place un plan de soutien aux associations et aux commerces de proximité, parce qu’une ville vivante, une ville fraternelle, c’est une ville où l’on peut encore se rencontrer, échanger, s’entraider.
Enfin, enfin, il faut décider mieux, parce que votre avis compte, parce que nous voulons une ville éthique et exemplaire, une ville qui respecte ses habitants, une ville qui lutte efficacement contre les discriminations, une ville qui fasse enfin confiance aux Toulousaines et aux Toulousains.
Voilà ce que nous voulons faire.
Voilà à quoi sert notre projet.
Transformer les colères en réponses.
Transformer les injustices en décisions.
Transformer les paroles que vous m’avez confiées en actions concrètes pour changer la vie.
Ce grand projet, nous allons le mettre en œuvre.
Nous en avons l’ambition.
Nous en avons les moyens.
Nous en avons l’obligation.
Un rassemblement, nous l’avons dit c’est indispensable.
Un projet, c’est l’évidence.
Mais il nous faut aussi une liste pour l’incarner.
Vous la voyez derrière moi et je suis très fier de sa composition.
Elle rassemble des femmes et des hommes aux parcours très différents.
Certains ont été élus. D’autres le sont encore.
Nombres d’entre eux apportent leur expérience associative, culturelle, entrepreneuriale ou citoyenne.
Mais toutes et tous ont une chose en commun :
leur compétence, leur engagement et leur volonté de servir Toulouse et je sais qu’ils pourront, dès le lendemain de l’élection municipale, sans attendre, se mettre au travail au service des Toulousaines et des Toulousains.
Il faut aussi gagner chers amis, parce que Toulouse n’est pas une ville comme les autres.
Toulouse est une ville qui a vécu l’histoire intensément. C’est une ville de liberté, une ville de résistance.
Toulouse ne regarde pas l’histoire passer, elle l’écrit
La résistance des Capitouls, qui défendaient les libertés municipales.
La mémoire de Calas, celle de Vanini.
Celle de Jean Jaurès, qui a construit ici, à Toulouse, sa conscience de gauche
La résistance des républicains espagnols, qui ont trouvé refuge dans notre ville et dans notre région — comme mon grand-père, Raphaël Gonzalez à qui je pense si fort ce soir, et tant d’autres combattants antifascistes, chassés de leur pays après avoir combattu courageusement le franquisme.
La résistance des combattants de la liberté pendant l’Occupation :
Raymond Naves, Pierre Bourthoumieux, Forain François Verdier, Marcel Langer, Jean Micoud.
Tous ces héros profondément engagés à gauche, qui ont donné leur vie pour notre liberté.
La résistance aussi des Toulousains qui, génération après génération, ont toujours refusé l’injustice et l’intolérance.
Larésilence des Toulousains meurtris dans leur chair après la catastrophe d’AZF.
La résistance des Toulousains enfin qui se sont levés en masse pour faire corps après les terribles attentats terroristes islamistes que notre ville a connus.
Oui, Toulouse est une ville rebelle.
Une ville qui ne baisse pas la tête.
Aujourd’hui chers amis cette histoire nous oblige.
Elle nous oblige face à la montée de l’extrême droite.
Face à l’extrême droite, nous avons un devoir de victoire.
D’abord parce que la droite toulousaine — le maire sortant Jean-Luc Moudenc — a choisi de faire de cette élection municipale un terrain sur lequel, par une droitisation excessive, il contribue à banaliser et à faire progresser les idées de rejet portées par l’extrême droite.
Ensuite parce qu’à l’approche de l’élection présidentielle de 2027, nous devons dès maintenant entrer en résistance pour empêcher l’inacceptable.
Et quoi de mieux, oui quoi de mieux qu’une grande ville de gauche, engagée, fidèle aux valeurs de tolérance, de solidarité et d’humanité pour mener ce combat ?
Et si, par malheur, l’extrême droite arrivait au pouvoir au niveau national, alors quoi de plus précieux qu’une grande ville de gauche et écologiste ?
Une ville qui serait à la fois un refuge et une résistance.
C’est ce maire que je veux être :
un maire qui transforme,
un maire qui ne se résigne pas,
un maire qui ne tourne pas le dos aux défis qui sont devant nous,
et un maire qui résiste.
Cette fonction de maire, je ne la conçois qu’au contact des Toulousaines et des Toulousains, au quotidien, à 100 %, dans une disponibilité permanente.
Je veux vous le dire avec clarté :
avec nous, ce sera la fin des promesses non tenues.
Ce sera la fin de la parole donnée puis oubliée.
Ce sera la fin des méthodes qui consistent à faire pression, à marginaliser, à tenter de faire taire celles et ceux qui ne pensent pas comme vous, qu’il s’agisse d’associations, de collectifs, de citoyens engagés.
Ce sera la fin d’une manière de gouverner qui divise au lieu de rassembler.
Avec nous, il n’y aura plus ceux à qui l’on parle et ceux que l’on ignore.
Il n’y aura plus ceux que l’on écoute et ceux que l’on renvoie au silence.
Il n’y aura plus cette tentation permanente de monter les Toulousaines et les Toulousains les uns contre les autres.
Opposer les quartiers entre eux.
Opposer le centre et les faubourgs.
Opposer les habitants des quartiers populaires aux autres habitants.
Opposer les générations.
Opposer ceux qui se déplacent en voiture à ceux qui prennent les transports ou le vélo.
Moi, je ne veux pas d’une ville fracturée.
Je construirai une ville respectueuse.
Une ville apaisée.
Une ville qui nous tient, ensemble.
C’est cela, au fond, que je vous propose :
un nouveau contrat moral.
Un contrat de vérité.
Un contrat de fidélité à la parole donnée.
Un contrat d’exigence éthique pour celles et ceux qui exerceront des responsabilités demain.
Être maire, chers amis, c’est protéger, rassembler, réparer, préparer l’avenir.
Et c’est ce maire-là que je veux être pour Toulouse.
Je propose un nouveau contrat éthique avec les Toulousaines et les Toulousains.
Un contrat fondé sur la vérité, sur le respect, sur la fidélité aux engagements pris.
Un contrat fondé sur un principe simple : l’éthique de responsabilité.
Dire ce que l’on fera.
Faire ce que l’on a dit.
Rendre compte.
Assumer.
Écouter.
Respecter.
Rassembler, rassembler, rassembler
C’est pour tout cela que j’ai dit très tôt que cette fonction me semblait incompatible avec la présidence de notre métropole.
Il y a d’un côté la responsabilité du maire :
réparer le quotidien, améliorer les services, débattre avec les Toulousaines et les Toulousains, les associer aux décisions, pour faire de notre ville une véritable communauté de destin.
Il faut aussi fixer un cap, préparer Toulouse aux grands enjeux du dérèglement climatique, penser le Toulouse des années 2050, celui que nous laisserons aux prochaines générations.
Ce cap, ces ambitions elles se déclinent aussi dans les politiques métropolitaines.
Cette tâche sera importante, fondamentale
Régis Godec aura cette responsabilité.
Il en a le talent.
Il en a l’expertise.
Et il a surtout cette capacité rare : être à la fois un élu qui maîtrise la technicité des dossiers sans jamais perdre le sens politique, et un élu capable de faire travailler ensemble des femmes et des hommes d’horizons différents.
Depuis l’ouverture de cette campagne électorale, j’ai consacré avec beaucoup d’énergie et j’ai beaucoup appris.
J’ai appris qu’il fallait sortir de sa zone de confort, s’ouvrir davantage aux autres, aux expériences, aux rencontres.
J’ai appris — même si c’est toujours difficile pour moi — qu’il fallait sourire en toutes circonstances, parler de soi
J’ai appris qu’il fallait mettre une cravate… mais savoir aussi l’enlever.
J’ai appris que l’on pouvait attraper une demi-douzaine de rhumes, s’abimer le coude en tombant… mais que, porté par l’enthousiasme collectif, on est jamais fatigué,
Mais finalement, ce dont je suis le plus fier, c’est que nous avons su garder la tête froide.
Jamais personne, ni dans l’équipe de campagne, ni parmi vous, ne s’est laissé griser.
Jamais nous n’avons pensé que c’était fait, que c’était joué, que nous avions déjà gagné.
Parce qu’une élection ne se gagne pas dans les sondages.
Elle ne se gagne pas sur les réseaux sociaux.
Elle ne se gagne pas sur les plateaux de télévision.
Une élection se gagne dans les rues, dans les quartiers, sur les marchés, aux portes des immeubles.
Elle se gagne grâce à vous.
Grâce à votre énergie.
Grâce à votre mobilisation.
Parce que cette campagne, ce n’est pas seulement la mienne.
C’est la nôtre.
C’est la vôtre
C’est celle de centaines de militantes et de militants.
C’est celle de citoyens engagés.
C’est celle des Toulousaines et des Toulousains qui veulent l’unité, des solutions et de l’espoir.
Cet espoir, aujourd’hui, nous en portons la responsabilité.
Au soir du premier tour, nous serons en tête de cette élection pour pouvoir la transformer en victoire.
Alors je vous le demande ce soir :
parlez autour de vous.
Parlez à vos voisins.
Appelez vos amis.
Mobilisez vos parents, vos grands parents, vos enfants !
et dites leur d’aller voter !
Parce que chaque voix compte.
Parce que chaque voix peut faire la différence.
Parce que chaque voix peut permettre à Toulouse de tourner une page celle de l’immobilisme, et des renoncements
Mes chers amis, je voudrais terminer par quelque chose de simple.
Je suis né à Toulouse.
J’y ai grandi.
Mes enfants y sont nés.
J’y ai travaillé toute ma vie.
Et comme vous, j’aime profondément cette ville.
Je la connais.
Je connais ses forces.
Je connais ses fragilités.
Mais je sais surtout une chose :
aujourd’hui, Toulouse mérite mieux.
Elle mérite plus de justice,
plus d’écologie,
Elle mérite
plus de solidarité,
plus d’ambition
Alors je vous le dis ce soir avec beaucoup de détermination :
Oui ! nous pouvons gagner.
Oui mes chers amis! Nous allons gagner !!!
