Blog-notes

François

BRIANÇON

Conseiller municipal de TOULOUSE, conseiller métropolitain

Soutenir celles et ceux qui font vivre le service public

Aujourd’hui, les fonctionnaires manifestent partout en France.
Je suis solidaire de leurs revendications.

Cette mobilisation n’a pas corporatiste. Elle n’est pas, non plus, secondaire. Pour moi, elle pose une question simple, qui nous concerne toutes et tous : comment garantir un service public de qualité alors que ceux qui le font vivre perdent du pouvoir d’achat chaque année ?

Le point d’indice est gelé, toujours gelé. Résultat, depuis 2017, leur pouvoir d’achat a baissé de près de 16 %. Mais derrière ce chiiffre, il y des femmes, des hommes, des familles, des vies … celles des infirmières, des enseignants, des agents territoriaux, des personnels administratifs, des travailleurs sociaux, des policiers, des pompiers, des agents d’entretien, des bibliothécaires…
Chaque jour, à notre service, ils soignent, ils éduquent, ils protègent, ils accompagnent, ils accueillent. Ce sont eux portent une grande partie des services de notre vie quotidienne.

Notre exigence pour un service public de qualité est à la hauteur de leur engagement et de leur dévouement : être disponibles, être polyvalents, assumer toujours plus de responsabilités… alors que les salaires baissent . On ne peut pas continuer comme ça.

Autre conséquence, la fonction publique attire de moins en moins.À l’Éducation nationale, ce sont à peu près 3 000 candidats qui manquent aux concours chaque année. La rémunération fait partie des raisons qui engendrent ce manque d’attractivité : elle n’est plus à la hauteur de l’engagement demandé, pas plus que des qualifications exigées ou des responsabilités qu’on confie à ces agents.

Revaloriser les fonctionnaires, c’est reconnaître leur travail et protéger leur pouvoir d’achat. Pas leur faire une faveur. C’est aussi assurer la pérénité et préparer l’avenir de nos services publics, de l’école, de l’hôpital, des collectivités, des administrations…

Un mot aussi pour les sapeurs-pompiers professionnels, qui sont mobilisés depuis plusieurs semaines. Ils ont eu un été terrible. Des feux, des interventions en série, sans vraiment souffler. Aujourd’hui, ils tirent la sonnette d’alarme : pas assez de monde dans les casernes, pas assez de moyens, et une santé qu’on protège mal. Je les soutiens. Ce qu’ils réclament n’a rien d’extravagant. Pouvoir porter secours correctement, où que ce soit, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Recruter, équiper, reconnaître ceux qui nous protègent ? Appelons ça une dépense de trop si on veut. Moi, j’y vois une question de sécurité civile, et de solidarité nationale.

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