Ce 19 mars, à Toulouse, devait être un temps de recueillement. Un moment de mémoire, de dignité et d’unité en hommage aux victimes des attentats antisémites de 2012.
Ce moment a été souillé.
Ce 19 mars, à Toulouse, devait être un temps de recueillement. Un moment de mémoire, de dignité et d’unité en hommage aux victimes des attentats antisémites de 2012.
Ce moment a été souillé.
Sous les yeux du maire et d’élus de sa majorité, des militants ont proféré des insultes et des menaces d’une extrême gravité à l’encontre de candidats et candidates de notre liste, venus rendre hommage aux victimes.
Parmi les propos entendus : « On sait où tu habites, on va venir te crever » « Fais gaffe en sortant le soir » « On va te faire la peau » « On va vous faire un second trou » « Ordure » « Sale pute de LFIste, on va te foutre une grenade dans la bouche et la faire péter » « Tu fais honte à tes grands-parents » « Je vais t’enculer » « On a ta tête, on va te retrouver »
Parmi les destinataires de ces menaces, un ancien élève d’Ozar Hatorah qui faisait partie de notre délégation, et qui a vécu les attentats. Il a été particulièrement ciblé, ce qui est une honte.
Ces mots ne sont pas des débordements. Ce sont des menaces de mort.
Ils ont été accompagnés de crachats, de bousculades, de violences physiques.
Dans le même temps, des élus de la majorité municipale ont tourné le dos lors du dépôt de gerbe de François Piquemal.
Plus grave encore, plusieurs élus et candidats de la majorité de Jean-Luc Moudenc ont approuvé, encouragé et relayé ces comportements.
Cette scène constitue une faute politique majeure. Elle est une honte pour notre ville.
Car aujourd’hui, il ne s’agissait pas d’un affrontement politique. Il s’agissait de se souvenir.
Se souvenir de Jonathan Sandler, Arieh Sandler, Gabriel Sandler, Myriam Monsonego, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad. Se souvenir d’enfants assassinés parce qu’ils étaient juifs. Se souvenir d’une ville qui, face à l’horreur, avait su se tenir debout, digne et unie.
Ce matin, cette dignité a été piétinée.
Être responsable, c’est protéger un temps de recueillement. Être responsable, c’est empêcher la haine de s’y inviter. Être responsable, ce n’est pas détourner le regard ni laisser faire.
Aujourd’hui, ceux qui en avaient la charge ont failli.
Nous demandons au maire une condamnation claire, publique et sans ambiguïté, des menaces et insultes proférées, des violences commises et du comportement inacceptable des élus de sa majorité qui s’y sont livrés.
Le silence, désormais, serait une complicité.
Toulouse mérite mieux que cela. La mémoire de ces crimes antisémites mérite mieux que cela.
Nous continuerons, pour notre part, à défendre une ville digne, apaisée et fidèle à ses valeurs républicaines. Une ville où la mémoire rassemble et où la haine n’a jamais sa place.
Compte tenu de la gravité des faits, nous étudions toutes les suites à donner, y compris judiciaires.
François Piquemal et François Briançon et les candidats et candidates de la liste Demain Toulouse – la Gauche Unie
