Le blog-notes de François Briançon

Pour une place Maurice Audin à Toulouse

Hier je participerai à l’inauguration symbolique à #Toulouse du parvis Maurice Audin.
Après la reconnaissance de la responsabilité française dans son assasinat par François Hollande et Emmanuel Macron, il est temps que #Toulouse, comme d’autres villes françaises, rappelle son souvenir

Maurice Audin était un jeune mathématicien algérien résidant à Alger pendant la guerre d’Algérie, militant communiste anticolonialiste, il a été arrêté le 11 juillet 1957 par l’Armée Française. Josette Audin, sa femme, se battra toute sa vie pour obtenir toute la verte sur sa disparition et à demander que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité et donne accès aux archives.
En juin 2014, 67 années après sa disparition, le Président de la République François Hollande reconnaîtra officiellement que Maurice Audin est mort pendant sa détention par les forces françaises.
Le 13 septembre 2018, le Président de la République Emmanuel Macron a reconnu la responsabilité de la France et affirme que Maurice Audin avait ete torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l avaient arrêté aàson domicile.
Il a demandé une dérogation spéciale pour permettre l’accès aux archives dérogation spéciale pour permettre l’accès aux archives sur les milliers de disparition intervenues durant la Guerre d’Algérie.
Aujourd’hui, comme ne nombreuses et de nombreux toulousains, je souhaite que la place de la médiathèque Grand M puisse être dénommé Parvis Maurice Audin. 

Mais la droite toulousaine s’y refuse prétextant qu’une telle initiative ouvrirai de nouveaux « les plaies de la guerre d’Algérie ». Cette attitude est inconcevable. Le passé n’est pas fait pour être oublié mais au contraire pour être dépassé, raconté.
Toulouse est une ville où les relations avec l’Algérie sont fortes et nombreux sont les toulousains qui puisent leurs racines dans ce grand pays. Beaucoup militent même depuis plusieurs années pour un jumelage entre une ville algérienne et Toulouse. Certains avancent le nom de Mostaganem. C’est une bonne idée que j’approuve : il faut l’étudier et l’envisager.
Comme il faut rapidement donner le nom de Maurice Audin à une place toulousaine.



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