Place Saint-Pierre, une inauguration ratée : dommage

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L’inauguration de la Place Saint-Pierre rénovée qui a eu lieu en fin d’après-midi aurait pu être un grand moment de fête et de convivialité. Mais la mairie de Toulouse avait choisi le service minimum : un ruban tricolore à découper et les traditionnels discours protocolaires. Si j’oubliais, deux saltimbanques enfermés dans une grande bulle plastique qu’ils faisaient rouler : voilà pour la caution cultuelle, d’ailleurs vu à maintes reprises.
Les toulousains n’avaient pas été conviés. Ils ne sont d’ailleurs pas venus préférant la ballade sur les bords de Garonne ou dans les rues du centre-ville … on les comprend.
J’ai souvenir , il y a quelques semaines d’une autre inauguration, beaucoup moins symbolique et moins importante, celle de la nouvelle illumination de la Cathédrale Saint Etienne. Là, les petits plats avaient été mis dans les grands : invitations personnalisées aux riverains, spectacle associé … la place Saint Pierre n’a pas eu droit à de tels honneurs … ni a de tels moyens.
Une fois de plus, comme pour le Quai des Savoirs,  Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, et son adjointe Julie Escudier ont réécrit l’histoire.. La Place Saint-Pierre c’est eux, renvoyant Pierre Cohen et la gauche toulousaine, au simple choix de Joan Busquets.
Merci à Nadia Pellefigue, vice-présidente du Conseil Régional, d’avoir dans son discours, au nom de Carole Delga, rétablie une vérité que nous connaissons tous.
Certes cela est dérisoire et j’ai toujours trouvé ses attitudes politiciennes pitoyables.
Dommage pour la place Saint-Pierre, cette inauguration aurait pu être l’occasion d’une grande fête populaire, à la hauteur de l’ambition que Toulouse affiche en renouant avec son fleuve. Mais depuis la triste affaire de la « fête de la musique », nous le savons, pour la droite toulousaine, la fête … c’est sur accréditation.

Connexion Café menacé, Starbucks ouvert

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Toulouse ville de paradoxe.
Alors que de nombreux toulousains se pressent en masse devant l’enseigne mondialisée Starbucks, alors que Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, n’hésite pas à inaugurer cette même franchise connue pour de ne pas payer d’impôts en France, alors que beaucoup oublient qu’en Arabie Saoudite, cette même enseigne est interdite aux femmes, le Connexion Café est menacé.

Loin de moi l’idée de délivrer un passe droit à un établissement nocturne qui selon la ville doit engager des travaux de mise en conformité.
Pour autant, le Connexion est un lieu important pour la musique, la création et pour ce qu’il est convenu de nommer du terme, pourtant peu réjouissant, de « musiques actuelles ».

Après le Mandala, après la Dynamo, après tant d’autres établissements fermés, il est temps pour la ville de Toulouse d’engager les moyens nécessaires pour permettre à ses lieux de vivre et de se développer.

Pour y parvenir tout est question d’équilibre : depuis deux ans, les fermetures municipales incessantes de bars témoignent avant tout d’un dialogue qui ne fonctionne pas, d’une médiation qui n’existe plus. Entre le bruit inévitable de la nuit et la nécessaire tranquilité des riverains il faut trouver le juste milieu qui permet à chacun de se respecter, de se comprendre et de construire des solutions.
Mais pour cela la ville doit être moteur. Elle est malheureusement absente.

Le devoir de mémoire est aujourd’hui essentiel

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On ne le dira jamais assez, plus que jamais, le devoir de mémoire est aujourd’hui essentiel.
Ce matin, comme plusieurs élus toulousains, j’ai participé aux cérémonies organisées au Mémorial de la Shoah à la commémoration Yom Hashoah qui chaque année, partout dans le monde, rend hommage aux 6 millions de Juifs morts durant la Seconde Guerre mondiale, victimes des nazis.
« Savoir c’est se souvenir » disait Aristote : l’actualité internationale, nationale et malheureusement toulousaine nous le rappelle avec force. Hier encore les vitrines extérieures du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation ont été dégradées par des inscriptions antisémites et négationnistes. Bêtise ? Idéologie ? Quelle que soit la genèse de cet acte imbécile, il prouve que la connaissance et la pédagogie restent indispensables.

Restauration scolaire : ne faut-il pas sortir de logique industrielle ?

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La mairie de Toulouse a annoncé la semaine dernière un partenariat entre le service de la restauration municipale et le chef étoilé Stéphane Tournié pour améliorer les repas servis dans les cantines.
En soit, cette initiative va dans le bon sens : faire travailler ensemble un chef reconnu et les cuisiniers de la ville ne peut qu’aller dans le bon sens. Je connais Stéphane Tournié, la qualité de son travail, sa passion du goût et je le crois sincèrement déterminé à changer les choses.
Cette opération survient dans un contexte particulier qui a vu, depuis quelques mois, les critiques et les protestations sur la qualité des repas servis aux petits toulousains se multiplier. 
On le sait,  les contraintes réglementaires, le respect des normes d’hygiène, la fabrication de repas dans un lieu unique et le réchauffage des plats rendent l’exercice complexe. Pour autant, la mise place de cette convention est-elle la seule réponse, bien tardive, adressée par la municipalité aux alarmes multipliées des parents et des conseils d’école ? J’ai entendu, à plusieurs reprises, les élus en charge de ce dossier expliquer qu’il n’y avait pas de problèmes et que les remarques des parents étaient infondées. L’initiative qui vient d’être prise semble prouver le contraire … .
Espérons donc que cette opération ne se résume pas à un moment de communication … et que la qualité des repas puisse effectivement progresser : elle en a, de toute évidence, bien besoin après la dégradation continue constatée depuis plusieurs mois.
Mais au-delà, le problème est plus large. Malgré l’enthousiasme et la rigueur professionnelle des cuisiniers et des agents municipaux, la question centrale reste celle de la méthode de production.
Soyons clairs, lorsque l’on fabrique  près de 35 000 repas quotidien, on est très clairement dans le domaine de la cuisine industrielle.
Bien sur des marges de progression gustatives sont encore accessibles mais au final les conditions d’une élaboration en liaison froide ne seront jamais compatibles avec la qualité attendue par les familles et les enfants.
Depuis quelques années, en matière alimentaire, une prise de conscience a eu lieu. Dans notre quotidien, nos comportements, nos modes de consommation, notre exigence de traçabilité se sont fortement développés.
Prenons par exemple la question des légumes frais : comment éduquer les jeunes générations à leur consommation s’il ne sont pas présents dans les assiettes scolaires ?
Alors, ne faut-il pas, dès à présent, étudier un nouveau système décentralisé de fabrication ?

La création de plusieurs cuisines scolaires de proximité ne doit-elle pas être envisagée ?
Ne doit-on pas imaginer dès aujourd’hui ce que sera la restauration scolaire des prochaines années ?
Bien évidemment la question du coût sera centrale. Mais elle ne peut être un obstacle à la réflexion et à la prospective d’autant plus qu’au final, l’investissement public dans le domaine de la santé devrait être aussi une priorité municipale.
Il faut donc ouvrir le débat, Il est essentiel si l’on veut concrètement agir sur la qualité et le goût des repas servis aux petits toulousains.

+ 7,5 % : une nouvelle augmentation d’impôts pour les toulousains

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Les années se suivent et se ressemblent. Avec l’arrivée des beaux jours, c’est une nouvelle augmentation des impôts qui vient frapper les toulousains.
Même si il avait été annoncée, ce nouveau coup de massue vient alourdir le matraquage fiscal imposé par la droite toulousaine et Jean-Luc Moudenc depuis son arrivée au Capitole.

En clair, les parts métropolitaine de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti vont connaître une nouvelle augmentation : + 7, 5 %
Elle s’ajoute au + 7, 5 % de l’année dernière, au + 15 % de la ville e Toulouse, au + 9 % de la Cotisation Foncière des Entreprises, aux multiples hausses de tarifs, … .
Cette nouvelle augmentation brutale n’est justifiée ni par la situation financière ni par un montant d’investissement en adéquation avec l’effort demandé aux contribuables.

Véritable stakhanoviste de la hausse, expert en mensonge électoral, le maire de Toulouse jusqu’en 2020 ne s’arrêtera malheureusement pas en « si bon chemin » et compte défendre âprement le titre de champion de France de hausse des impôts locaux acquis l’an passé.

En fait, par principe, par idéologie, presque par réflexe, Jean-Luc Moudenc constitue un bas de laine. Pourquoi faire mystère ? Tel Harpagon et sa cassette de dix mille écus d’or il amasse, il remplit les caisses alors que le rôle d’une collectivité est d’investir, de redistribuer, de faire preuve de solidarité en soutenant les plus précarisés.

Jeudi dernier, lors du conseil communautaire maire de Toulouse a pourtant fait une confidence : « si la situation s’améliore, je ferais baisser les prélèvements ».
Traduction, en 2019, un an avant les élections municipales qui marqueront la fin de son mandat, notre feuille d’impôts sera revue à la baisse : sans commentaire … .

Retrouvez le compte-rendu du dernier conseil municipal

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Lors du Conseil municipal du 18 mars 2016, le groupe socialiste et républicain a vivement dénoncé la tenue de seulement quatre conseils municipaux par an (les seuls rendus obligatoires par la loi). « Nous ne nous sommes pas vus depuis le mois de décembre », a notamment déploré Pierre Cohen. « Le conseil municipal n’est plus l’instance du débat démocratique indispensable à la quatrième ville de France. »

Les élus socialistes ont tenu à s’associer aux célébrations en mémoire des victimes du terrorisme et de la haine antisémite, disparues les 11, 15 et 19 mars 2012 à Toulouse et à Montauban. Ils ont souligné à cette occasion l’importance de faire vivre la cohésion sociale et la République.

Prolongement de la ligne B : vers l’asphyxie de la métropole

L’arrêt du prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège, s’il n’était pas à l’ordre du jour du Conseil, a fait l’objet de vifs débats lors des propos liminaires du Conseil, Pierre Cohen voyant dans la décision de Jean-Luc Moudenc une posture politicienne qui l’amène à oublier les besoins urgents de mobilité des habitants de la Métropole. « Avec l’arrêt du PLB, après ceux du tramway et des bus en site propre, c’est toute la colonne vertébrale du réseau de transports de la métropole qui s’effondre », a-t-il souligné. « L’asphyxie de la métropole va inexorablement se poursuivre. »

Augmentation du point d’indice des fonctionnaires : une bonne nouvelle

Pierre Cohen s’est par ailleurs réjoui de la décision du gouvernement d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, et a déploré l’attitude de Jean-Luc Moudenc, qui considère qu’il s’agit d’une offense aux collectivités. « Son attitude témoigne de son désintérêt pour les fonctionnaires » a-t-il déclaré. Joël Carreiras a lui aussi estimé «qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les fonctionnaires. »

Fiscalité : la gauche ne cautionne pas

Le groupe socialiste a décidé de s’abstenir sur le vote des taux d’imposition (stabilité fiscale). Joël Carreiras a expliqué que le groupe refusait ainsi de cautionner la politique fiscale menée par la droite toulousaine, qui avait décidé d’une augmentation des impôts de 15% en 2015. Les effets de cette hausse sur le pouvoir d’achat pèseront jusqu’à la fin du mandat.

Renouer avec la solidarité

Gisèle Verniol a par ailleurs appelé la municipalité à renouer avec une politique de solidarité à Toulouse, notamment auprès des familles qui vivent durement la fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis et l’augmentation conséquente des tarifs des CLAE. Claude Touchefeu a de son côté pointé l’absence d’évolution dans le nouveau contrat de ville proposé à l’approbation des élus. « Dans ce domaine plus encore que dans d’autres, il est indispensable d’être innovant ! »

Euro 2016

Alors que l’Euro 2016 doit avoir lieu dans quelques semaines, François Briançon a regretté que le projet toulousain global d’accueil de cette manifestation n’ait pas fait l’objet d’une délibération et d’un débat en conseil municipal. Il a néanmoins estimé que « l’heure n’est pas à la polémique mais au rassemblement des Toulousains pour la réussite de cet événement. L’heure du bilan viendra après. »

Associations malmenées

Les uns et les autres ont déploré la poursuite de la baisse des subventions aux associations, qui fragilisent le tissu social. Romain Cujives a de son côté déploré que l’accès aux salles municipales soit désormais payant pour les associations. « C’est un mauvais signal, qui vient s’ajouter aux baisses des subventions. »

Culture : des choix contestables

Vincentella de Comarmond a regretté, une fois de plus, la baisse des  subventions aux associations culturelles et plus spécifiquement celle du musée des Abattoirs, « qui réduit les marges dédiées à l’artistique et à l’action culturelle. » Elle s’est étonnée que dans ce contexte budgétaire contraint, le président du syndicat mixte qui gère les Abattoirs ait choisi de percevoir une indemnité, ce qui n’était pas l’usage… Vincentella de Comarmond s’est également inquiétée du devenir du théâtre Sorano, que la ville a confié à l’association Théâtre populaire d’aujourd’hui. « Sébastien Bournac, son directeur artistique, est une personnalité emblématique de la création théâtrale, un metteur en scène aux qualités humaines et artistiques incontestables, mais aura-t-il les moyens de développer son projet (avec 900 000 € en année pleine) ? »

Pierre Cohen s’est de son côté étonné du sort fait par la municipalité au Printemps du rire, qui s’est vu signifier, alors que la programmation était largement engagée, l’arrêt total des subventions et des aides. « C’est un festival qui existe depuis plus de 20 ans, avec sa notoriété, son public. Une telle décision est incompréhensible. »

Projets urbains : d’avantage de concertation

Isabelle Hardy s’est, quant à elle, interrogée sur le devenir du quartier Arnaud Bernard. « Toutes les actions sont au point mort depuis deux ans, ce qui est catastrophique pour ce quartier : projet de réaménagement urbain, action en faveur des commerces, propreté…. et le dialogue avec les habitants a été rompu. » Elle s’est également inquiétée de la situation des commerçants qui occupent les kiosques de l’esplanade François Mitterrand et dont les jours sont désormais comptés. Sur la méthode, elle a dénoncé une gestion humaine désastreuse. Elle a également suggéré qu’un véritable projet de réaménagement de cette esplanade soit élaboré. « Réfléchissez en terme de circulation, de confort pour les piétons, de diversité commerciale… pensez aussi à la valeur patrimoniale de ces kiosques. Et ensuite seulement vous pourrez prendre une décision qui a du sens et de l’ambition. »

François Briançon a plus largement pointé la question de la sécurité à Toulouse. « La sécurité, on doit la résoudre et pas l’exploiter électoralement. Evitons les postures et agissons ! » Il a également rappelé : « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance, dans la mesure où elle est réellement utile aux missions de la police et de la justice. En revanche, nous dénonçons les opérations de cosmétique inutiles. »

Ancienne caserne de Compans : un projet mal ficelé

La délibération proposant l’échange d’un site municipal situé à Compans Cafarelli abritant des services municipaux contre un immeuble à Borderouge appartenant à l’Icade, a fait l’objet d’une levée de boucliers. Joël Carreiras a demandé le report de cette décision, le projet suscitant un trop grand nombre d’interrogations. « Il n’a fait l’objet d’aucune concertation, le projet de campus numérique que veut installer l’Icade n’est pas défini, il n’est pas intégré dans le plan guide urbain qui vient d’être lancé sur le quartier. » Pierre Cohen a renchéri en notant qu’il était nécessaire de réfléchir sur un projet urbain global pour le quartier de Compans/Brouardel.

Vers la parité des noms de rues ?

Le plan d’action pour l’égalité femmes/hommes a été présenté. Claude Touchefeu a regretté son retrait par rapport au précédent plan, notamment sur les violences faites aux femmes. En marge de ce plan d’action, François Briançon a proposé que la parité devienne un principe dans l’attribution des noms des rues à Toulouse. Cette proposition a été retenue.

Les vœux

Les conseils municipaux se concluent généralement par des vœux, présentés par les groupes politiques. Deux vœux présentés par la majorité consistaient à demander au conseil départemental des actions qu’il mène déjà en faveur des collèges. Les considérant comme sans objet, les élus socialistes n’ont pas pris part au vote.

Un troisième vœu proposait de condamner le mouvement de boycott contre le pays d’Israël. Derrière des positions consensuelles, comme la condamnation du boycott (d’ailleurs déclaré illégal par un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de

Cassation), la poursuite de la coopération entre Toulouse, Tel-Aviv et Ramallah, la nécessité d’une coexistence paisible de deux Etats dans des frontières sûres et reconnues, Jean-Luc Moudenc a fini par reconnaître qu’il s’agissait en fait, d’abord et avant tout, de refuser d’accueillir dans les salles municipales des événements visant à promouvoir le boycott d’Israël. Six élus socialistes ont voté pour, deux n’ont pas pris part au vote.

Enfin, le groupe socialiste a présenté conjointement avec le groupe communiste deux vœux, l’un relatif à la dégradation du service public de l’éducation à Toulouse et l’autre en faveur d’un développement des transports en commun. Le conseil municipal s’est ainsi terminé comme il avait commencé : sur l’absence de réponse aux besoins urgents des habitants de la métropole en matière de transports en commun…

Le PS31 lance une grande campagne militante pour le prolongement de la ligne B

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Ce matin, j’ai participé à la conférence de presse organisée par le fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne pour dénoncer l’abandon par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, du prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège.
Ces derniers jours les élus, les collectivités locales, le monde économique, les usagers des transports en commun, les automobilistes, … se sont mobilisés pour dénoncer cette décision incompréhensible.
Le Parti Socialiste, à sa place, avec ses militants, a décidé de participer à cette mobilisation : dans un premier temps 50 000 tracts seront distribués dès ce week-end ; d’autres initiatives suivront.
Sébastien Vincini premier secrétaire fédéral est intervenu sur les raisons de notre mobilisation. Il a particulièrement insisté sur un élément qui, de mon point de vue, n’est pas suffisamment abordé lorsque l’on évoque cette question : il s’agit de la qualité de l’air et de la santé.
Au-delà de la question des bouchons qui persistent et se développent, les conséquences, dans les années à venir, des non-décisions en matière de transports en commun se traduiront par des problémes importants de santé publique.
La situation est déjà préoccupante : rappelons, par exemple, l’étude, baptisée Aphekom et publiée par l’Institut de Veille Sanitaire, en septembre 2012, qui observe l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 villes européennes, dont Toulouse. Déjà à l’époque, avec des normes qui ont depuis évolué, l’étude prouvait qu’une diminution des particules fines de 14,2 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes par mètre cube, permettrait à chaque toulousain de gagner 3,6 mois d’espérance de vie.
Il est donc urgent d’agir. Jean-Luc Moudenc, lui, préfère attendre … .

Toulouse : retour à la case dodo

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On dit que l’histoire est un perpétuel recommencement.
Peut-être.
A Toulouse, en tous cas, elle nous fait un drôle de clin d’oeil, celui de l’endormissement.
Rappelons-nous le Toulouse des années 80.
Une  ville forte, dynamique, jeune, pleine de talents, appuyant son développement sur l’aéronautique, le spatial et son potentiel universitaire.
Une ville incarnée par Dominique BAUDIS, maire populaire, profondément attaché à sa ville et à ses habitants.
Au même moment, partout en France, les métropoles sortes de leur cocon. Pourtant, Toulouse reste en cale, enclavée, repliée sur elle-même, comme enfermée dans les limites de ses rocades.
Ce qui se passe à l’extérieur importe finalement peu. Comme si rien n’existait au-delà des limites communales ; sentiment d’autant plus prononcé que la qualité de vie est réelle même si la fracture sociale toulousaine s’installe durablement.
Certes, il est facile de juger les mandatures Baudis avec notre regard contemporain. Le constat est peut-être sévère, je pense qu’il n’en est pas moins juste.

Fort heureusement à partir des années 2000, Philippe DOUSTE-BLAZY, puis surtout Pierre COHEN ont permis à Toulouse de sortir de l’ornière. Notre ville devient métropole, entame une nécessaire transformation, s’ouvre et développe des politiques ambitieuses… enfin.

Malheureusement aujourd’hui c’est rebelote. Les années doudou sont de retour. Toulouse s’endort de nouveau. Tranquillement mais surement.
Ne nous y trompons pas, pour Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, cette situation n’est pas imposée par les circonstances. C’est son projet politique. Celui réclamé par une partie de son électorat qui veut une ville patrimoniale, assoupie, qui ne perturbe en rien leur quotidien.

La droite toulousaine écrit dans sa communication « Toulouse en grand ». Pourtant, les exemples ne manquent plus de la petitesse de son projet : dans le meilleur des cas on continue – avec beaucoup moins d’enthousiasme, de volonté et d’ambition – les réalisations initiées par Pierre COHEN. Pour le reste, c’est retour à la case dodo : le prolongement de la ligne B, … c’est non ; la poursuite du réseau tramway … oublié ; la cité de la danse … poubelle ; la maison de l’image … rideau ; la gestion publique des parkings … nada ; et la liste pourrait encore être longue.

Alors, en passant devant le Capitole … chut …. parlez bas … ne criez surtout pas : le maire dort ….

Il faut déclarer l’état d’urgence en matière de transport

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La vie politique locale se résumerait-elle à un long et interminable échange qui pourrait se résumer en une phrase : « ce n’est pas de ma faute, c’est de la tienne ».
De ce point de vue, la polémique actuellement en cours sur le prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège en est le parfait exemple.
On a l’habitude de dire, le passé illustre l’avenir et permet de le comprendre. Peut-être, mais il n’est pas sur que cela suffise aux nombreux automobilistes qui s’entassent chaque matin et chaque soir dans les bouchons, faute de solution de transport en commun efficace.
Mettons tous le monde d’accord : le projet de PLB a effectivement été momentanément stoppé par l’ancienne majorité métropolitaine – pour permettre une répartition financière plus équitable entre les collectivités concernées – avant d’être relancé. C’est un fait, assumé par ailleurs – et encore aujourd’hui – par la majorité dont je faisais partie.
Le projet de PLB, enfin abouti, dont les travaux allaient être lancés, vient d’être stoppé net par Jean-Luc MOUDENC et ses amis : c’est aussi un fait et c’est celui qui va impacter notre quotidien.

Face aux critiques, Sacha BRIAND, au nom de la droite métropolitaine a cru bon défendre les décisions actuelles en évoquant celles du passé : une nouvelle posture politicienne aussi indispensable qu’une paire de moufles sur une plage en plein été.
J’ai lu ici ou là, sur les réseaux sociaux et ailleurs, des remarques agacées face à cette nouvelle partie de ping-pong.
Que les choses soient claires : qu’il s’agisse des bouchons, des transports en commun, du TGV, des modes doux … les dossiers transport et désenclavement sont, depuis trente ans, l’échec retentissant de la classe politique toulousaine, de droite comme de gauche.
Pourtant les bonnes volontées n’ont pas manqué : celle de Dominique BAUDIS avec le transport en commun de masse via le métro ; celle de Pierre COHEN en reconsidérant la place de la voiture et en définissant un vaste schéma de développement autour de lignes LINEO/BHNS et tramway.
Mais comme à chaque fois, aux pas en avant succèdent le recul ou le surplace : les petits calculs remplacent l’intérêt général.
A chaque fois, reconnaissons-le aussi, tous les conservatismes – d’un quotidien que l’on veut changer sans rien changer – se réveillent avant d’être exploités électoralement.

Que faut-il alors faire ?

D’abord, il faut réaliser le prolongement de la ligne B. Le dossier, les financements sont calés. Les travaux peuvent débuter. Pourquoi renoncer ? Ce projet n’est pas en opposition avec celui de la troisième ligne de métro. Il peut même apporter sur le plan calendaire comme sur le plan pratique,  une excellente complémentarité.
Jean-Luc MOUDENC est, jusqu’en 2020, le maire de Toulouse et le président de la métropole. Il a donc une responsabilité qui va bien au-delà des limites de sa commune et qui s’étend à toute l’aire urbaine. L’oublier, comme il le fait actuellement, est un formidable retour en arrière.
Je veux saluer l’initiative prise par Georges MERIC, président du Conseil départemental, pour proposer une table ronde réunissant l’ensemble des partenaires pour débloquer la situation. Le maire de Toulouse doit saisir cette opportunité, revenir sur sa décision incompréhensive et reprendre la discussion.
Il faut également poursuivre la ligne de tramway jusqu’à Matabiau et reprendre le développement du réseau bus.

Ensuite, il faut déclarer l’état d’urgence en matière de transport. Notre métropole, ne nous le cachons pas, est fortement handicapée par cette situation ankylosante. La métropole innovante, tournée vers les nouvelles technologies, la capitale du spatial et de l’aéronautique,  si fière de ses ressources, de ses talents a triste mine engluée dans les embouteillages et reportant sans cesse des projets, des décisions qui se transformeront demain en problèmes de santé publique.

Et puis, il faut associer. Les responsables politiques ont trop longtemps considéré que les transports étaient un domaine réservé car trop compliqué à comprendre et à appréhender. « Laissez-faire les gens sérieux » : à l’arrivée – malgré quelques réunions publiques lors de l’élaboration des Plans de Déplacements Urbains – les décisions s’élaborent sans les citoyens, les usagers,  mais aussi sans le monde économique qui contribue pourtant fortement au financement des infrastructures. Aujourd’hui, soyons ambitieux : aux cotés des élus, il est temps d’associer – y compris au sein du conseil syndical de Tisséo – les usagers et les entreprises.

Il est donc temps d’agir.

Métro à Labège : la grave erreur de Jean-Luc Moudenc

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L’annonce, hier après-midi, par le président du SICOVAL, Jacques OBERTI, de l’échec des discussions avec Jean-Luc MOUDENC, maire de Toulouse, sur le prolongement de la ligne B est une très mauvaise nouvelle pour le développement de la métropole toulousaine et au-delà de notre région.

Alors qu’un consensus politique et un accord financier avaient été trouvés entre l’ancienne majorité de Toulouse Métropole et le SICOVAL, alors que l’enquête publique avait abouti à un avis favorable, alors que tout est prêt pour lancer les travaux, alors que le financement est calé, le maire de Toulouse persiste dans son intransigeance et refuse toutes les solutions intermédiaires proposées par le SICOVAL.

Ainsi, il renvoie tout simplement des dizaines de milliers de toulousains et de métropolitains dans les bouchons sans perspective réelle d’amélioration pendant de longues années.
Alors qu’i est indispensable de l’étendre, l’offre de transports en commun se voit entravée d’une extension attendue et nécessaire.

Par ailleurs, cette situation prive également les entreprises d’un marché conséquent au moment où la situation économique et l’emploi restent très préoccupants.

Si cette situation se confirme dans les prochains jours c’est une grave erreur politique.
Il est encore temps, pour le maire de Toulouse, de faire preuve de responsabilité et de reprendre au plus vite la concertation avec la volonté d’aboutir et d’engager au plus vite les travaux de réalisation.