Toulouse – Bordeaux : une rivalité folklorique ?

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La rivalité entre Toulouse et Bordeaux est une histoire ancienne.
Elle alimente depuis de longues années les conversations de comptoir et les réflexions pas toujours fines  … mais au-delà de du « coté folklorique » cette rivalité existe-t-elle vraiment ?

Dans son ouvrage « Toulouse Bordeaux, l’un dans l’autre » , paru chez Loubatières en 2005, le publicitaire et écrivain montalbanais Serge Legrand-Vall raconte la genèse de cette opposition : Bordeaux qui au coeur du moyen-âge obtient le privilège de pouvoir vendre ses vendanges avant celles des autres régions du grand sud-ouest, Bordeaux toujours qui profite au XVIIIe siècle de l’expansion du commerce maritime, puis Bordeaux qui s’endort au moment où Toulouse se développe avec l’aéronautique, sa qualité de vie unanimement reconnue, le dynamisme universitaire et la jeunesse.

Aujourd’hui les deux métropoles développent chacune leurs qualités, leurs difficultés, leurs projets et leurs ambitions.
A l’heure de la mondialisation, l’opposition entre deux grandes villes françaises si proches ne veut plus dire grand chose … même si les multiples classements ou le débat politicien cherchent encore à les opposer … .

La rivalité est surtout devenue sportive. Ce soir le derby de la Garonne opposera les clubs de football de nos deux villes : un classique.

Sur le plan sportif, l’opposition entre les deux cités est d’ailleurs ancienne : le 4 avril 1909, le Stade Bordelais défait 17-0 Toulouse pour sa première finale de championnat de France sous le nom de Stade Toulousain  ; en 1937, le premier match officiel du Toulouse Football Club, engagé dans le championnat de deuxième division, a lieu au Stade Chapou contre… les girondins de Bordeaux … victoire du TFC sur le score de 3-1 … comme ce soir au Stadium ?

TFC / STADE : LES SUPPORTERS OBLIGÉS DE CHOISIR

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Au stade, dans un bar ou à la télévision le supporter toulousain devra choisir ce soir
entre le TFC et le Stade.
Encore une fois, les matchs auront lieu à la même heure.
Dommage. Cette situation est d’autant plus regrettable que la Dépêche du Midi de ce matin nous raconte comment les deux clubs toulousains multiplient les initiatives pour faire venir et accueillir les spectateurs dans les meilleures conditions.
Leurs efforts seront forcément amoindris par cet horaire simultané.
On le sait, depuis plusieurs années les ligues organisatrices ont abandonné le débat calendaire à la toute puissance des télévisons. Qui paye choisi …

Il y a 72 ans, Toulouse libérée

19 août 1944, il y a 72 ans, Toulouse est libérée.
Les photographies de Germaine Chaumel et de Jean Dieuzaide témoignent de cet événement qui a marqué notre ville et nos mémoires.
Peu à peu, les témoins directs de ce grand morceau d’histoire nous quittent …
mais leur message, leur abnégation, leur patriotisme, leur courage restent très présents.
“Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir.” écrivait Anatole France en 1885 :
sa maxime reste aujourd’hui encore d’une évidente contemporanéité.

Intel comme Sanofi

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Le cynisme du capital n’a plus aucune limite.
En 2015, Intel a distribué 7,6 milliards d’euros à ses actionnaires.
En 2016 il s’apprête à supprimer les 855 emplois français de ses centres de recherche, dont 280 à Toulouse.

Les mois de juillet ne réussissent pas à l’économie toulousaine.
Comme en juillet 2012 avec Sanofi, le groupe Intel vient d’annoncer, en ce début d’été, la fermeture des sites de recherche et de développement français dont celui de Toulouse. Seuls les mauvais esprits verront, d’ailleurs, dans la coïncidence pré-estivale de ces dates, la volonté d’éviter une trop forte mobilisation … .

Martine Martinel, députée de la circonscription, puis Carole Delga, présidente de la région Occitanie ont réagi avec force à l’annonce de cette décision.
En quelques années, depuis le rachat d’une partie des activités de Freescale, le site toulousain était devenu l’un des plus grands pôles de recherche de la société. La progression des effectifs en témoigne : en 7 ans, ils sont passés d’une cinquantaine à près de 300 salariés.
Cette soudaine décision est d’autant plus incompréhensive qu’Intel avait annoncé vouloir faire de Toulouse un pôle mondial en matière de recherche et de développement, en regroupant, ici, ses activités montpelliéraines.
Par ailleurs, n’oublions pas que le groupe Intel – le « géant américain » peut-on lire dans la presse – a bénéficié ces dernières années d’aides des pouvoirs publics au travers de subventions ou du Crédit Impôt Recherche.

Une situation que Toulouse avait malheureusement connu il y a 4 ans avec SANOFI.
Là-aussi, une excellente situation financière, des bénéfices, des aides publiques, des crédits d’impôts et de recherche, un éco-système exceptionnel avec l’Oncopole … et une fermeture.
Triste répétition.

Remarquons pour terminer le silence de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020. Si prompt à vanter la labellisation French Tech de notre ville, il n’a pas eu un mot pour la situation des salariés d’Intel, hier, lors des assises organisées par Toulouse Métropole pour parler de développement économique, d’innovation et de rayonnement. Mais qui s’en étonne ?

Piscines toulousaines : payer plus, ouvrir moins

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Il n’y a plus bel exemple de la politique sociale et budgétaire de la droite toulousaine que le dossier des piscines.
La règle est simple : vous payez plus, l’accès est moindre.
Première décision augmenter l’ensemble des tarifs d’accès qu’il s’agisse du simple ticket d’entrée, du forfait 10 entrées ou de l’abonnement annuel.
Par exemple, par rapport à 2014, l’entrée normale passe de 2, 90 € à 3, 40 € soit une « petite » augmentation de …20 %
Autre exemple, le forfait 10 entrées, là aussi c’est 20% de plus pour votre porte-monnaie avec une addition qui passe de 21, 80 € à 25, 50 €.
Cette décision est-elle justifiée par une amélioration du service rendu au public ? Et bien non, en fait les piscines ouvrent moins : plus de 1000 heures d’ouverture seront supprimées durant les congés d’été. Et pour compléter le tableau, il faut rajouter la fermeture des bassins d’Ancely, de Pech-David et d’Alban-Minville.
En clair c’est les toulousains qui payent et c’est les heures d’ouvertures qui trinquent. La droite toulousaine invente la double peine sociale… édifiant.

Conseil municipal : un voeu pour dire non aux dividendes à l’aéroport Toulouse-Blagnac

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Avec mes collègues de la gauche toulousaine – socialistes, radicaux, écologistes et communistes – nous réclamons à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, et à sa majorité municipale, un positionnement public sur le versement de dividendes à l’aéroport Toulouse-Blagnac, à l’occasion du prochain conseil municipal.

Rappel des faits ; au mois d’avril 2015, l’Etat a décidé de céder 49,9% du capital de la Société de l’Aéroport de Toulouse Blagnac (SATB)à la société Casil Europe, contrôlée par des investisseurs chinois. Bien que décidée par le gouvernement socialiste, je me suis toujours opposé à cette décision qui prive notre territoire d’un outil stratégique pour son rayonnement, son attractivité et son développement économique

Le 1er juin 2016 s’est tenue l’assemblée générale de la SATB. Elle devait se prononcer sur la proposition de son actionnaire principal, Casil Europe, d’une redistribution exceptionnelle, à hauteur de 17,5 millions d’euros, d’une partie des réserves financières constituées au fil du temps et représentant au total 67 millions d’euros : une somme qui serait mieux utilisée dans des investissements permettant de développer l’aéroport plutôt que de finir en dividendes.
Après une longue discussion, grâce aux collectivités locales, cette proposition a été retirée de l’ordre du jour mais elle sera de nouveau soumise au vote des actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire le mardi 28 juin.

La détermination des collectivités locales – et au premier lieu celle de Toulouse Métropole – ne doit pas faiblir. Il faut poursuivre notre ferme opposition à cette distribution injustifiée de dividendes et à voter contre la proposition de Casil Europe lors de l’assemblée générale de la société Aéroport Toulouse Blagnac.
C’est le sens du voeu que nous avons déposé et que nous défendrons lors du conseil municipal du 27 juin prochain.
La droite toulousaine doit se positionner clairement et adopter, à nos cotés, cette délibération.

Grâce à la mairie, visitez Toulouse derrière des grilles !

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Depuis plusieurs semaines de nombreux toulousains dénoncent l’organisation, place du Capitole, d’un concert télévisé en lieu et place de la traditionnelle fête de la musique.
Dans cette affaire, la municipalité de Toulouse a multiplié les erreurs et les faux pas. Que la ville saisisse une opportunité pour accueillir cet événement n’a rien de choquant.
Encore aurait-il fallu qu’elle l’explique avec plus de précisions, encore aurait-il fallu qu’elle puisse garantir la nécessaire sécurité avec des conditions d’accès moins compliquées et plus importantes, encore aurait-il fallu qu’elle ne mente pas sur le cout réel de cette organisation pour les finances de la ville.
Mais ces signes d’amateurisme ne sont pas l’essentiel. Ce qui de mon point de vue est le plus grave c’est que cette émission de télévision vient contrarier le bon accueil des dizaines de milliers de touristes, fan de foot, depuis plusieurs jours.
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De la façade du Capitole, ils auront vu des grilles, une scène. Du square Jean Jaurès ils auront vu une bâche, la statue de Claude Nougaro cachée derrière des camions.
Une occasion ratée d’assurer la promotion de notre ville, une aberration au moment où se déroule, en France et chez nous, une des plus grandes manifestations sportives mondiales. La juxtaposition de ces deux évènements est une erreur. On pouvait s’en douter, on en a aujourd’hui la confirmation.

André Rousselet, député de Toulouse

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Il y a quelques jours nous apprenions la disparition d’André Rousselet, haut fonctionnaire puis homme d’entreprise connu pour avoir été le propriétaire des taxis G7 puis le créateur de Canal+.
À l’occasion de sa disparition beaucoup ont rappelé sa proximité avec François Mitterrand dont il fut le chef de cabinet et l’exécuteur testamentaire.
Ce que l’on sait moins c’est que cette même proximité l’a conduit, le 12 mars 1967, à être élu député de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne, celle de Toulouse centre… pour un an et 3 mois.
Avant la création du parti socialiste en 1971, la gauche française non communiste, sous l’impulsion de François Mitterrand, s’était fédérée au sein de la Fédération de la Gauche et Démocratique Socialiste. Fort du succès rencontré par François Mitterrand qui avait mis le Général de Gaulle en ballotage lors de l’élection présidentielle de 1965, la FGDS va emporter 5 des 6 circonscriptions de la Haute-Garonne.
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François Mitterrand envoi André Rousselet à Toulouse. Dans son autobiographie, André Rousselet raconte comment sans enthousiasme, il va se présenter dans une circonscription que beaucoup présentent comme perdue d’avance.
Au premier tour il se trouvera confronté, entre autres, à Pierre Baudis, l’un des candidats de la droite et futur maire de Toulouse.
Au second tour, à la surprise générale, André Rousselet gagnera face à Pierre Baudis, avec seulement 164 voix d’avance,
15 mois plus tard, Mai 68 est passé par là. A son retour de Baden Baden, le Général de Gaulle a dissous l’assemblée nationale. On connait la suite, … la vague bleu n’épargne pas la Haute-Garonne, la gauche ne conserve que deux circonscriptions. Pierre Baudis tient sa revanche, elle est nette : André Rousselet est battu avec plus de 4000 voix de retard. C’est la fin de son histoire politique toulousaine.
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Les petits toulousains, de nouveau, pénalisés

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Une nouvelle fois, les enfants des familles toulousaines les plus défavorisées vont être directement touchés par une décision de la municipalité de Toulouse.
Après la remise en cause de la gratuité pour les cantines scolaires, la droite toulousaine a décidé de supprimer, comme l’année dernière, pour le mois de juin les études surveillées dans les écoles.
On le sait, pour certaines familles, les études surveillées sont l’occasion et l’assurance de permettre aux enfants de réaliser leurs devoirs dans de bonnes conditions. Certains d’entres eux n’ont, en effet,  pas la possibilité d’être encadrés par leurs parents ou par une assistance. D’autres ne disposent pas à leur domicile des conditions matérielles pour pouvoir se concentrer. Ils vont donc être directement pénalisés.
J’ose espérer que cette mesure n’est pas le ballon d’essai à une remise en cause plus importante pour l’année scolaire à venir. Déjà à la rentrée 2015-2016, les études surveillées avaient débuté avec un mois de retard … il faut que la municipalité toulousaine clarifie ses intentions.

Le Capitole prend t-il les toulousains pour des zozos  ?

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En laissant entendre qu’il pourrait annoncer une baisse des impôts locaux en 2019, quelques mois avant les prochaines élections municipales, Jean-Luc Moudenc prend t-il les toulousains pour des zozos ?
Pense t-il sérieusement un seul instant qu‘une mesure politicienne et électoraliste viendra faire oublier que son mandat est bâti sur un mensonge, une promesse non tenue de ne pas augmenter les impôts ?
Il faut dire qu’en la matière c’est un champion, le meilleur de France d’ailleurs, avec une hausse de 15 % de la fiscalité à la ville et à la Communauté Urbaine.
Les stratèges du Capitole savent une chose : leur mandat s’arrête en 2020. Le bilan qu’ils présenteront aux toulousains sera maigre et dans bien des cas il ne sera que la continuité ou une mauvaise copie de ce que la gauche avait entrepris entre 2008 et 2014. On le sait les difficultés financières des collectivités locales – liées au désengagement financier de l’Etat –  sont réelles. On attend des élus qu’ils affrontent et apportent des solutions à ces difficultés et non qu’ils les exploitent de manière outrancière et politicienne. En choisissant la voie électoraliste, Jean-Luc Moudenc montre un des plus mauvais visages de la politique … une fois de plus.