Signez l’appel des TERRITOIRES EN COLÈRE

rubon6

Je viens de signer l’appel « TERRITOIRES EN COLÈRE » lancé à l’initiative de nombreux élus locaux ayant soutenu Arnaud Montebourg lors des Primaires. Je vous invite à le lire, à le signer et à nous rejoindre pour défendre nos territoires, pour appeler à une nouvelle République décentralisée et mature, confiante dans ses territoires.

Territoires : les raisons de la colère

Partout dans le monde, le phénomène inexorable de concentration urbaine creuse de profondes inégalités entre les territoires mais également, ne nous y trompons pas, au sein même des métropoles. Parfois, une seule rue les sépare. S’il n’était pas conçu comme un écrasement, mais comme un outil de cohésion sociale et territoriale, l’avènement des métropoles pourrait être bénéfique.

D’un côté, certains espaces urbains, territoires conquérants, éduqués et mobiles et, de l’autre, une immense « périphérie », territoires populaires, ruraux, post-industriels, périurbains, banlieues, tous désintégrés sous l’effet d’une nouvelle ère de la mondialisation libérale comme l’ont démontré Laurent Davezies ou Christophe Guilluy.

Dans ces territoires délaissés, nous constatons le même sentiment de déclassement, la même crainte de relégation ou d’abandon. Les mêmes symptômes entraînant les mêmes maux, nous assistons impuissants à la même tendance : désarroi, crise de confiance en la politique, repli identitaire, poussée constante de l’extrême droite.

En Angleterre, le plus fort soutien au Brexit s’est ainsi trouvé dans le cœur des Midlands et autour de certaines vieilles villes industrielles du nord. Aux Etats Unis, le vote Trump (“le Brexit puissance 3 ” comme l’a lui-même déclaré le Président américain) s’est également concentré dans le Midwest rural, les banlieues tentaculaires de Floride avec leur électorat blanc modeste ou encore dans la  « Rust Belt » cette ceinture des anciens bastions industriels (Michigan, Ohio, Illinois) tandis que New York ou San Diego (proche de la Silicon Valley) épousaient une ligne social-libérale. En Allemagne, en dépit de la victoire d’Angela Merkel, le parti d’extrême droite AfD connaît une progression historique dans l’électorat (notamment en Saxe) jouant sur la peur du déclassement, la crise migratoire et ravivant le clivage Est-Ouest.

En France, le Front National est arrivé une nouvelle fois au deuxième tour de l’élection présidentielle. Si Emmanuel Macron a réalisé des scores élevés au cœur des principales métropoles, le Front National perce chaque jour un peu plus dans les campagnes, les territoires périurbains et ouvriers, les périphéries et banlieues des grandes villes. Dans notre pays, la concentration territoriale s’accélère à vue d’œil détruisant toujours plus d’emplois et provoquant sans cesse plus de départs des populations dans les périphéries des métropoles.

De même, la détestation des territoires est dans notre pays une pente structurelle. Elle découle  de l’alliance des politiques libérales et d’une haute administration d’Etat mondialisée (Cour des Comptes, Bercy et Trésor en tête) qui n’a jamais véritablement digéré les lois de décentralisation et cultive, dans un réflexe typique de l’Ancien Régime, une méfiance historique vis-à-vis des territoires (Michel Rocard l’avait parfaitement illustré dans son Manifeste “Décoloniser la province”).

Emmanuel Macron en est la parfaite incarnation, le triomphe même. Comme pour les filiales de grands groupes du CAC 40, les territoires sont aujourd’hui classés tantôt en « centres de profit », en espaces « high po » (pour haut potentiel), « high tech » ou alors, pour une immense majorité de l’espace français, en « centres de coûts ». Est-ce réellement cela le nouvel âge de l’aménagement du territoire français ?

En tous les cas, ce mépris social et territorial s’illustre très clairement dans la véhémence avec laquelle le Gouvernement orchestre la reprise en main technocratique des collectivités locales par une « élite sachante ».  Tout est minutieusement orchestré et programmé : mise sous tutelle des budgets locaux, retour au contrôle a priori des décisions, baisse des concours financiers de l’Etat,  suppression de levier fiscaux dont les produits seront – comme toujours – imparfaitement compensées, réduction du nombre de contrats aidés mettant à mal tout le secteur associatif de proximité, baisse drastique des crédits de contractualisation notamment dans le champ de la politique de la ville, de l’insertion, de la ruralité ou encore du logement social.

Mais enfin, à défaut d’inventer la DATAR du 21ème siècle, ne pourrait-on pas faire confiance aux territoires plutôt que de les asphyxier à petit feu par un social-libéralisme à bout de souffle dont plus personne, ni en Europe ni dans le monde, ne semble réellement vouloir ? Face à cette vision comptable, nous proposons une vision plus humaine et sociale.

Nous voulons transformer notre colère en une énergie positive. Nous ne manquons pas d’idées pour rationaliser les dépenses publiques notamment en mettant fin aux doublons avec les services de l’Etat et entre collectivités dans des domaines aussi variés que la formation professionnelle, l’économie, l’emploi, l’environnement ou encore les routes et les transports. Chaque jour, nous nous levons en ayant la ferme ambition d’innover, de coller au plus près des transformations sociétales, des nouvelles attentes de nos citoyens.

Nous déployons le très haut débit qui facilitera à terme le développement du télétravail dans notre pays. Nous développons de nouvelles activités artisanales qui embauchent près de 100 000 personnes chaque année. Nous installons des moyens de transports adaptés qui permettent à nos populations de rester dans des territoires auxquels elles sont attachées tout en allant travailler au sein de pôles économiques de proximité. Qui aujourd’hui a entendu parler des « contrats de réciprocité villes-campagnes » contrats par lesquels les espaces ruraux en proximité des aires métropolitaines fournissent en circuits courts des produits de qualité aux écoles et inversement, par un appui technique du CHU de l’aire métropolitaine, des maisons de santé sont implantées dans l’aire rurale de proximité ? Qui pour se demander comment, au sein des métropoles comme entre les métropoles et les territoires avoisinants, toutes et tous peuvent participer d’une même dynamique territoriale convergente ? Rénovation urbaine, villes connectées, territoires ruraux numériques, opendata pour de nouveaux usages économiques, innovations en matière de mobilité, éco et agro quartiers, projets d’investissements créateurs d’emplois de proximité, nos territoires ne manquent pas d’idées et de projets.

La suffisance de nos nouvelles élites empêche parfois le discernement nécessaire pour voir, entendre et – peut-être – accepter que le développement décentralisé de notre pays permet de conforter le développement économique et le bien-être social, cela sans être en contradiction avec le rôle d’un Etat régulateur et investisseur. De nombreux territoires ont par exemple enclenché des stratégies intégrées de transition énergétique ou encore des réflexions sur la mise en place de monnaies locales ou bien des nouveaux indicateurs de développement et de bien-être social.

C’est un nouveau logiciel politique qu’il va nous falloir inventer. Nos territoires ont de la colère, de l’indignation mais aussi de l’énergie et de l’ambition. Sans une nouvelle République décentralisée et mature, sans confiance dans les territoires, notre pays demeurera paralysé,  bloqué et malade. Il y a urgence à nous aider à créer cette nouvelle dynamique en faveur des territoires

 

Arrêtons les dégâts !!!

Tlse Emplois aidés

Hier, en conseil municipal, j’avais souhaité déposé un voeu contre la diminution des contrats aidés décidée par le gouvernement.
Pour des questions de délais et de procédure, le cabinet de Jean-Luc Moudenc, maire « Les Républicains » de Toulouse a refusé qu’il soit soumis au vote des élus toulousains. Donc acte.
Cette entrave n’enlève rien à la dénonciation qui doit se poursuivre et à la mobilisation qui doit s’intensifier.
Vous retrouvez ci-dessous le texte du voeu.

Conseil municipal du 12 octobre 2017

Vœu du groupe socialiste et radical contre la diminution des contrats aidés décidée par le gouvernement

Mesdames, Messieurs,

La diminution des contrats aidés décidée par le gouvernement, sans concertation ni délai, est une décision inacceptable, qui risque de dégrader fortement la cohésion sociale dans notre pays. Elle réduit encore un peu plus les marges de manœuvre des collectivités locales. Et c’est l’école qui, principalement, va une nouvelle fois en faire les frais.

Ce choix fait également peser une forte menace sur le secteur associatif, déjà fragilisé par la baisse des subventions. Or nous savons bien à quel point la vitalité du monde associatif est essentielle, tant pour le vivre ensemble et la solidarité qu’il porte auprès des habitants, que pour les projets innovants qu’il développe, en complémentarité des politiques publiques.

Le nombre des emplois aidés sera en chute libre : de 460 000 en 2016, à 320 000 en 2017 et seulement 200 000 en 2018. Cette baisse de 40% représente autant de personnes, souvent en situation de fragilité sociale et en difficulté sur le marché du travail, qui se retrouveront demain dans les files de pôle emploi.

En effet, dans un contexte global de crise et de précarité croissante, ce dispositif de traitement social du chômage permettait à ceux qui en bénéficiaient de rompre avec le chômage de longue durée et l’exclusion et de reprendre le chemin de l’emploi.

C’est pourquoi le conseil municipal de Toulouse, réuni le 12 octobre 2017, demande au gouvernement de sursoir à la suppression de tous les emplois aidés tant qu’une discussion générale n’aura pas permis d’imaginer un autre système. 

Il en va de la survie de nombreuses associations, de l’activité de dizaines de milliers de travailleurs et de la pérennité de nos services publics de proximité.

Toulouse irrespirable ?

25

Comme chaque année, en Conseil municipal, l’examen du Rapport Développement Durable précède la préparation du budget.
Cette obligation légale permet de débattre de la transversalité des politiques publiques au regard des enjeux environnementaux et societaux.

Au cours de ce débat j’ai regretté l’effet catalogue et l’absence de sens de ce rapport mais j’ai surtout alerté, une nouvelle fois, sur une faible prise en compte de l’enjeu sur la qualité de l’air, qui représente aujourd’hui une véritable question de santé publique.

l’inquiétante augmentation des pathologies

Aujourd’hui nous le savons, la situation s’aggrave : les prises de mesures de l’ORAMIP nous le démontrent, mais aussi l’inquiétante augmentation des pathologies que dénoncent les médecins et les pédiatres.
Il y a quelques jours, le Préfet à d’ailleurs annoncé la mise en place d’une circulation différenciée à Toulouse, lors des pics de pollution. Après Paris, Grenoble et Lyon, Toulouse rejoint le palmarès des villes à risque et devient une ville où la situation préoccupe les pouvoirs publics.

Le Plan Mobilités dont nous débattons actuellement n’est d’ailleurs pas plus optimiste puisqu’il annonce, à l’horizon de 2030, une augmentation de 9% des émissions de gaz à effet de serre alors que les objectifs du plan climat air-énergie territorial prévoient 40 % de baisse des mêmes émissions : une formidable contradiction, que nous avons dénoncé avec mon collègue EELV Antoine Maurice, qui n’a pas obtenu de réponse …

Face à cette situation, la majorité municipale se contente de dire que Toulouse reste moins polluée qu’ailleurs, que la qualité de l’air « intra muros » oscille entre bonne et moyenne et que – comme je l’ai entendu dire dernièrement par un membre de l’équipe municipale en réunion de quartier – « le vent d’ Autan va régler tous ça ».

la ville peut agir

La pollution de l’air n’est pas une problème toulousain. 
Dernièrement l’Agence Européenne de l’Environnement chiffrait à 500 000 le nombre de décès prématurés en Europe liés à la pollution.

Mais la ville peut agir.
Les pistes sont connues : agir pour rendre moins facile l’usage de la voiture, développer des transports en commun plus performant et faciliter leur usage.
Reste le courage politique pour les mettre en oeuvre. Etrangement, dans notre agglomération, la droite a choisi d’augmenter les tarifs des transports en commun, ce qui reste une manière particulière d’inciter la fréquentation …
La question de la limitation de la vitesse est elle aussi prioritaire : nous le savons, reste là aussi la volonté d’ouvrir un débat qui, je le sais, sera impopulaire.

Tourner la tête ne sert à rien, bientôt nous n’aurons plus le choix … .

Karine Traval-Michelet : « Nous avons une réelle inquiétude devant les projets gouvernementaux »

Karine-Traval-MicheletEMG_4036

Au nom des élus socialistes et républicains de la Métropole, Karine Traval-Michelet, maire de Colomiers et vice-présidente de Toulouse Métropole est intervenue, hier, en début de conseil métropolitain.

Voici les principaux extraits de son intervention

« le contexte de cette séance métropolitaine, les victimes de Marseille et l’attentat de Las Vegas,  dans le cadre d’ailleurs du procès Merah.
Nous devons plus que jamais soutenir les valeurs républicaine.

Mais au titre des mandats que vous exercez Monsieur le Président MOUDENC notamment à « France Urbaines », vous avez l’occasion de vous exprimer auprès du gouvernement, quelques points qu’il faudra relayer de manière peut-être de manière plus politique ou plus énergique :


– En premier lieu la suppression des contrats-aidés, c’est une aide sociale certes mais en contrepartie d’un travail d’intérêt général, le bénéficiaire se mobilise à nouveau. Nous avons condamné cette suppression, combien de jeunes ou moins jeunes d’ailleurs sont renvoyés à pôle emploi sans solution et sans horizon La logique comptable du gouvernement brise ces parcours.


la suppression de la Taxe d’Habitation est une question majeure. Vous dites avoir eu des assurances du côté du gouvernement bien, nous en prenons acte, attendons cependant des actes plus précis sur le sujet notamment des dégrèvements.


– la Conférence des Territoires
a suscité de vives réactions des présidents de région dans le cadre de la non prise en compte de la parole donnée du gouvernement.


Nous avons une réelle inquiétude devant les projets gouvernementaux avec des conséquences politiques fortes avec les 13 milliards d’euros demandées à nouveau aux collectivités je ne parle même pas des suppressions des budgets liés à la politique de la ville cet été.


Les rythmes scolaires sont remis en question, chacun fait donc comme il veut, il semble qu’on soit sur une démarche d’expérimentation permanente sans fil conducteur, le gouvernement finalement recentralise les budgets, ça n’est finalement pas d’une grande modernité.


Mettre à mal les collectivités, les distinguer entre les plus riches et les plus pauvres, font courir un risque aussi à la République.


Un autre sujet d’actualité, la politique du logement du gouvernement , dans ce dossier notamment du PLUIH personne n’a ménagé sa peine au sein de la Métropole, mais alors que s’achève le congrès HLM, les bailleurs sociaux risquent bien d’être mis à genou. La double peine, baisse des loyers et baisse des APL aura un impact sur la capacité à construire, à rénover.

Cette politique nationale est un signal alarmant pour notre PLUIH.

Je souhaite Monsieur le Président MOUDENC savoir ce que vous comptez vous faire pour porter la voix des maires de Toulouse Métropole auprès du gouvernement pour nous unir sur ces sujets qui doivent faire consensus. »

 

La LGV doit arriver à Toulouse !

images.duckduckgo

Toulouse est aujourd’hui la seule grande ville de France à plus de quatre heures de Paris. Elle ne peut et ne doit pas être plus longtemps mise à l’écart de la LGV.

Pourtant, la récente décision du tribunal administratif de Bordeaux annulant l’une des trois déclarations d’utilité publique concernant le projet de LGV au sud de Bordeaux, puis les déclarations du Président de la République estimant qu’il « ne faut pas promettre des TGV à tous les chefs-lieux de département » sont particulièrement inquiétantes. Rappelons qu’Emmanuel Macron, alors encore candidat, s’était déjà interrogé sur la pertinence d’une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, avant d’effectuer un rétropédalage dès le lendemain, réaffirmant « son complet soutien » au projet.

L’engagement pris en 2013 de « raccorder la 4ème ville de France au réseau ferroviaire à grande vitesse (…) dans les meilleurs délais » doit aujourd’hui être respecté. Il en va du développement économique de notre métropole et de notre région, de leur essor universitaire, de leur attractivité touristique, de leur rayonnement international.

La mobilisation doit être totale. C’est pourquoi je soutiens toutes les initiatives visant à défendre ce projet

Ce projet s’intègre dans le projet Tours-Bordeaux-Toulouse déjà largement avancé avec l’inauguration de la ligne Paris-Bordeaux le 1er juillet dernier. Il doit se poursuivre aujourd’hui, d’autant plus que toutes les études prouvent que la liaison à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse assure la rentabilité de toute la ligne. Un plan de financement doit être trouvé au plus vite pour qu’enfin le projet puisse démarrer.

Non seulement la LGV lutterait efficacement contre l’enclavement de notre métropole et de notre région, mais sa construction permettrait également de fluidifier le trafic au nord de Toulouse. En effet, le GPSO (Grand Projet du Sud-Ouest) prévoit, parallèlement à la construction de la LGV, l’aménagement de 19 km de lignes et de tous les points d’arrêt entre Saint-Jory et Toulouse, ainsi que la création d’une interconnexion rail/métro. Le « tram-train » du nord toulousain répondrait ainsi au vœu du ministre de la transition écologique et solidaire, pour qui « la priorité maintenant, ce sont les trains du quotidien. »

La mobilisation doit être totale. C’est pourquoi je soutiens toutes les initiatives visant à défendre ce projet, qu’elles émanent des Présidents des régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine, du président du Conseil départemental de Haute-Garonne ou du président de Toulouse Métropole.  J’attends également des nouveaux députés LREM de la Haute-Garonne  qu’ils affirment publiquement leur position sur ce projet.

La LGV doit arriver jusqu’à Toulouse. Il en va de l’avenir de notre métropole.

Prenez les transports en commun … les tarifs augmentent aujourd’hui !!!

gx317tisseo109904220820

Voilà c’est le jour. Nous sommes le 3 juillet et aujourd’hui Toulouse inaugure une mesure dite solidaire … par une hausse du prix des transports en commun.

C’est bien connu, notre métropole est une des capitales européennes de l’innovation … alors on innove …

Pour faire solidaire on augmente, pour une meilleure redistribution sociale … on pénalise les plus fragiles…. .

La hausse du prix des transports en commun est générale et elle n’épargne personne !

La hausse est générale et elle n’épargne personne : le prix de l’abonnement plein tarif passe à 50€ contre 46, 80  soit une augmentation de 6,4 %, ; les retraités, les séniors, les chômeurs qui vivent juste au -dessus des minimums sociaux vont désormais payer … .

On ferme la ligne A
et on augmente les tarifs

Drôle de décision d’autant plus qu’elle est inaugurée au moment même où on l’annonce la fermeture de la ligne A du métro pour cet été … .

Hausse des tarifs, fin de la gratuité … on a connu des messages plus pertinents pour inciter les toulousains, les métropolitains à utiliser les transports en commun … d’autant plus plus que ces mesures ne s’accompagnent pas d’une augmentation significative de l’offre en moyens et solutions de transport en commun.

Face aux enjeux, le débat sur la gratuité totale des transports en commun doit être engagé

Dommage, Toulouse, encore une fois, rame à contre courant. Pour ce qui me concerne, je pense, qu’au contraire, c’est aujourd’hui le débat sur la gratuité totale des transports en commun, qui face aux enjeux, doit être engagé … de toute évidence on s’en éloigne.

A Toulouse, pour un accès public à l’eau, donnons la parole aux citoyens

eaux du vivier PIED

Comme l’air, l’eau est l’une des ressources naturelles indispensable à la vie. Dès lors, l’accès à l’eau doit être considéré comme un droit humain et non une marchandise dont certains pourraient se priver pour des raisons financières.

A Toulouse, depuis 1990, la gestion de la distribution et de l’assainissement de l’eau est assurée par un délégataire privé. Ce contrat, comme la quasi-totalité des contrats des communes de la Métropole, arrive à échéance en 2020. C’est l’imminence du terme de ce contrat qui a amené, le 29 juin dernier, le conseil métropolitain à se prononcer sur la méthode du choix du futur mode de gestion.

« J’ai, comme les élus du groupe socialiste,
voté contre cette délibération »

La méthode impulsée par le Président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc et sa majorité ne laisse que peu de doute quant à la volonté de poursuivre sur le mode de gestion actuel. En effet, le conseil de la Métropole était appelé à se prononcer sur l’approbation, en parallèle, du lancement d’une délégation de service public et d’une étude d’un mode de gestion en régie. La délibération, loin d’engager la structuration d’une régie capable de reprendre en main ces services, a pour véritable objet d’approuver le principe d’une délégation de service public pour l’exploitation de l’eau potable et de l’assainissement collectif.

Au regard d’un bilan de la précédente concession présenté de façon excessivement élogieuse, de la mise en œuvre d’une comparaison biaisée entre les modes de gestion et des différentes déclarations des membres de la majorité de la Métropole, la poursuite d’une DSP semble être l’option privilégiée. Considérant l’ensemble de ces éléments ainsi que l’avis négatif de la Commission Consultative des Services Publics Locaux, j’ai, comme les élus du groupe socialiste Toulouse Métropole voté contre cette délibération.

Claude Raynal, Président du groupe socialiste Toulouse Métropole, a expliqué notre position : « L’accès à l’eau, source de vie est un droit fondamental. Elle est un bien commun de l’humanité, il est donc du devoir des pouvoirs publics et non des acteurs privés de préserver sa qualité et d’en permettre l’accès pour tous, tout en promouvant des politiques visant une utilisation soutenable des ressources. Cette responsabilité doit être exercée par des institutions démocratiques main dans la main avec les citoyens. Pour autant, elle n’interdit pas la contractualisation avec des entreprises spécialisées lorsque c’est l’intérêt de la collectivité. Si les services de distribution et d’assainissement ont un coût, l’accès au minimum vital d’eau en qualité et quantité doit pouvoir bénéficier aux habitants sur une base non lucrative.

D’ici à fin 2018, date du choix définitif du mode de gestion, les élus socialistes de Toulouse Métropole continueront à mener ce combat

A ce titre la régie permet aux usagers de payer le juste prix de l’eau puisqu’il n’y a pas de résultats financiers à offrir aux actionnaires des grands groupes. Sur le plan des investissements, l’absence de marge pratiquée par les régies permet un réinvestissement total des recettes dans la gestion du service. A titre d’exemple, la Métropole de Nice Côte d’Azur, qui a repris la gestion de l’eau en régie, prévoit dans son plan pluriannuel d’investissements d’augmenter de 40 % les investissements prévus jusqu’en 2018 afin d’améliorer la qualité de l’eau et des réseaux. Cependant un retour en régie ne peut s’improviser. Or le calendrier de la Métropole tel qu’il nous a été présenté aujourd’hui ne donne pas à notre collectivité les moyens de prendre cette décision dans les délais prescrits.

Ainsi, un retour en régie est la seule condition pour que la priorité ne soit plus, dans ce domaine, d’être seulement rentable mais de répondre à un besoin large allant de l’analyse de la ressource en eau, de sa qualité, de sa distribution à son rejet dans l’environnement ».

D’ici à fin 2018, date du choix définitif du mode de gestion, les élus socialistes de Toulouse Métropole continueront à mener ce combat afin que la parole des habitants soit écoutée et entendue et pour que, dans la Métropole Toulousaine, l’eau redevienne le bien commun de tous.

Le débat sur la gestion de l’eau s’engage : il doit être partagé avec les toulousains

Peut-on-boire-sans-risque-l-eau-du-robinet

Le conseil communautaire de Toulouse Métropole engage aujourd’hui le débat sur le mode de gestion de l’eau et de l’assainissement.

Certains veulent nous faire croire qu’il s’agit d’un choix basé, avant tout, sur des considérations techniques et financières … ils oublient surtout qu’il s’agit avant tout d’un choix politique.

Je veux dire ici simplement ma position.

Par principe, je ne suis pas opposé aux Délégations de Service Public et je n’estime pas que la Régie soit le seul mode de gestion que les collectivités peuvent utiliser.

« L’eau est un bien public, sa propriété, sa distribution et sa gestion
doivent donc relever d’une mission de service public. »

Alors, notre eau potable  doit-elle être gérée directement par la collectivité, via une régie, ou doit-on la confier à un prestataire privé ?

L’eau est un bien public, sa propriété, sa distribution et sa gestion doivent donc relever d’une mission de service public.

Peut-on croire aujourd’hui qu’un délégataire, comme celui qui est aujourd’hui en fonction, aura a coeur de remplir cette mission de service public ? … on peut en douter, malgré toute la bonne. volonté dont peut faire preuve la puissance publique.

Le débat s’engage donc … il est dommage qu’il ne soit pas partagé avec les citoyens, les usagers, les associations. C’est pourquoi je soutiens la demande de l’association Eau-Secours 31 qui réclame un grand débat public, au-delà du simple conseil communautaire.

Il fallait l’oser, Moudenc l’a fait !

Seniors 5

Incontestablement, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, a le sens de l’à propos … à moins qu’il s’agisse de cynisme … ?
Le tweet ci-joint, publié aujourd’hui, en témoigne : « Toulouse amplifie son action de proximité en faveurs des séniors et de la lutte contre l’isolement et la précarité ».

48 Heures après un vote en conseil municipal de Toulouse qui pénalise nos aînés aux faibles revenus en leur imposant de payer, désormais, les transports en commun : il fallait l’oser, Moudenc l’a fait !

Parlons chiffres : pour encore quelques jours, les toulousains et les toulousains de plus de 65 ans bénéficient des transports gratuits. Cette mesure avait été prise par Pierre Baudis, en 1972, à une époque où les conditions de retraite et d’allongement de la durée de la vie n’étaient pas celles que nous connaissons aujourd’hui.

« Durant la campagne électorale, Jean-Luc Moudenc
avait promis le contraire, un nouveau mensonge … »

Autre temps, autre règle … en particulier pour celles et ceux qui, parmi nos aînés, disposent de revenus conséquents : pourquoi pas … c’est le principe d’une tarification solidaire.

Mais si on y regarde de plus près, cette décision n’a rien de sociale, bien au contraire : prenons le cas d’un retraité, qui vit seul avec une pension légèrement supérieure au minimum vieillesse … disons 810 € par mois, ce qui est fréquent. Pour se déplacer en utilisant les transports en commun, ce même retraité devra acquitter 120 euros par an soit 15 % d’un revenu mensuel … Social ? On peut en douter … Injuste ? Sans le moindre doute …

Dans tous les cas une mesure qui ne va pas dans le sens de la lutte contre l’isolement et la précarité … Bien au contraire.

« Durant la campagne électorale, Jean-Luc Moudenc avait promis le contraire … un nouveau mensonge … »

Epargne en hausse, investissements en baisse : cherchez l’erreur !

Taxes

Le Conseil municipal de juin est traditionnellement consacré au vote du compte administratif, qui traduit les dépenses et les recettes réellement engagées l’année précédente. A l’examen de ce compte, il s’avère que les Toulousains auront payé 81 millions d’euros d’impôts supplémentaires depuis la hausse de 15% des impôts décidée en 2015. Résultat : l’épargne est plus élevée que prévu. Est-ce vraiment le moment de constituer un bas de laine, sans pour autant investir pour les Toulousains, puisque les investissements ont baissé de 15% ? Pour Joel Carreiras qui est intervenu au nom des élus socialistes, une telle hausse des impôts n’était pas justifiée, « d’autant plus que nous considérons que les investissements futurs ne doivent pas être entièrement financés par les contribuables d’aujourd’hui. »

Article du groupesocialistetoulouse.fr

1 2 3 26