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La démocratie participative n’est décidément pas une priorité municipale


 

 

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L’adjoint en charge de la démocratie, également responsable du commerce, a donc été démis de ses fonctions. En toute discrétion. La même que celle qui avait guidé son action depuis plus d’un an.

Ce n’est pas faute de l’avoir interrogé, régulièrement, à chaque conseil municipal, sur ses intentions et ses projets. Lors de notre dernière séance, dans un mélange d’arrogance et de désinvolture, il a été dans l’impossibilité de répondre aux questions de l’opposition.
Ses collègues, comme le maire, avaient du mal à masquer leur expression affligée.

Pour ne prendre qu’un exemple de son attitude cette surprenante affirmation : « le budget participatif, c’est du clientélisme ».
De quoi s’agit-il ? Sous la mandature de Pierre Cohen, chaque secteur avait à sa disposition un budget de 300 000 euros qui était utilisé, sur proposition des habitants, après discussion, par les différentes commissions de quartier pour mener des petits projets d’amenagements et d’équipements.
Par exemple, dans le quartier de Croix de Pierre dont j’avais la charge, nous avions aménagé le jardin attenant à la salle de quartier Lafage et réhabilité un grand espace public à côté du collège Bécanne.
Lors de la campagne électorale des municipales, nous avions même proposé d’étendre ce budget participatif à 1 million d’euros par secteur.

Aujourd’hui la droite toulousaine a supprimé ce dispositif. C’est une erreur car l’implication des habitants dans la vie de leur quartier est toujours un plus. Confondre participation et clientélisme dénote une vision passéiste et une méconnaissance totale de ce qu’est aujourd’hui la démocratie locale.

Derniere observation, l’argumentation portée par le désormais ex-adjoint à la démocratie et numéro 3 de la liste de droite aux prochaines régionales pour justifier son éviction : « j’ai besoin de temps pour faire campagne ». Chacun appréciera.

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