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La gestion du service public de l’eau confiée au privé : un choix idéologique


Hier, le Conseil de la Métropole était appelé à se prononcer sur le choix du mode de gestion de l’eau et de l’assainissement. A ce jour, les habitants de la Métropole bénéficient déjà d’un prix bas suite à une renégociation du contrat sous le mandat de Pierre Cohen. Par ailleurs, la concordance des échéances des contrats que nous avions organisés permet un effet de masse à l’échelle de tout le territoire métropolitain pour disposer d’un prix encore plus bas quel que soit le mode de gestion choisi.

Pour les élus socialistes, la régie aurait pu permettre à la collectivité d’être en responsabilité directe, d’avoir un fonctionnement plus transparent et plus démocratique et de mieux surveiller les risques sanitaires liés à cette ressource essentielle à la vie ; c’est pour cela que nous la défendions et la défendrons à l’avenir. De plus, cette réflexion est aujourd’hui partagée largement au-delà des seuls rangs de la gauche et concerne la plupart des grandes Métropoles européennes et, à deux pas de Toulouse, l’autre grande ville d’Occitanie, Montpellier.

Ainsi donc la délibération octroyant la gestion du service public de l’eau aux entreprises privées, adoptée ce jour, n’est pas acceptable. La comparaison opérée entre le mode de gestion public et privé a été tronquée. Le débat public n’aura duré que 48 heures. L’idéologie a été systématiquement du même côté, ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on se remémore les propos de Jean-Luc Moudenc qui déclarait en 2013 sur les transports que « la régie est la pire des solutions. ».

La présentation sur le prix indiquait un avantage pour les délégataires. Les élus socialistes, ainsi que les groupes minoritaires de gauche, ont défendu le fait qu’une étude approfondie aurait pu permettre à la régie d’être aussi compétitive que les DSP. Nous avons également rappelé que les régies de Nice, Besançon et Montpellier ont baissé leurs tarifs entre 3 et 15% et augmenté leurs investissements après leur passage en régie.

Pour ces raisons, nous, élus du groupe socialiste de la Métropole, n’avons pas approuvé cette décision.

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