LE GROUPE PS PRÔNE DES ÉCONOMIES “QUI NE TOUCHENT PAS AUX SERVICES PUBLICS”

DSC05625-300x225

Amélie Phillipson – article parue dans le Journal Toulousain le 19 juin 2015

Pierre Cohen, Joël Carreiras et François Briançon dénoncent ce qu’ils considèrent “une prise en otage des Toulousains avec une triple peine”, dont notamment “une hausse injustifiée des impôts”. Selon l’ancien maire de Toulouse Pierre Cohen, “l’augmentation de 15% est incompréhensible car même si la baisse de dotation de l’Etat est importante, elle n’est pas la cause essentielle de l’augmentation qui font des finances de la ville un dogme de l’épargne sans réel projet”.

Joël Carreiras, ancien adjoint aux finances de Pierre Cohen, s’indigne des circonstances de l’annonce de cette hausse. “Le 6 mars dernier, Jean-Luc Moudenc n’assumait pas. Aucune hausse d’impôt. Trois semaines plus tard, il annonce une hausse de 15%. Cela fait plus d’un an qu’il est aux affaires, il n’a tout de même pas découvert si tard l’état des finances de la ville !”. 

D’autant plus que “sur l’audit financier du mois de juin dernier, sur les sept scénarios, aucun ne proposait une augmentation d’impôts de 15%”.

La deuxième peine que subissent les Toulousains, selon Pierre Cohen : “une réduction très forte d’emplois dans la mesure où on ne remplace plus les départs à la retraite. On le voit pendant l’été lorsque certaines bibliothèques ne fonctionnent plus à plein pot”.

Selon lui, le non-remplacement des départs à la retraite prouve que la priorité de l’équipe municipale n’est pas le service public. Mis à part la sécurité. “Aujourd’hui, Jean-Luc Moudenc n’a pas réellement de projet. Il n’assume que sa politique de sécurité qui coûte un bras, alors qu’il n’assume pas ses responsabilités dans d’autres domaines comme l’éducation.”

 

Enfin, l’ex-maire de Toulouse dénonce l’augmentation des tarifs. “Certaines manifestations comme celle de la FCPE 31 (Fédération des conseils des parents d’élèves) du vendredi 19 juin démontrent que les Toulousains n’apprécient pas les coupures telles que la suppression de la gratuité des cantines pour les personnes en grande difficulté”. D’autant plus que “des mesures concernant les associations ont des conséquences dramatiques. Un grand nombre d’associations culturelles ne vont pas pouvoir fonctionner”.

En réponse aux attaques suggérant que l’équipe de Pierre Cohen serait responsable d’une dette trop importante, Joël Carreiras répond : “La dette à Toulouse, c’est 152€ par habitant. Dans les autres grandes villes, c’est presque 1200€ par habitant. Des solutions, il y en a”.

La proposition des conseillers municipaux de l’opposition ? “Il faut mettre en œuvre des économies qui ne touchent pas les prestations fournies par les services publics”, explique Joël Carreiras. “Il y a des priorités, notamment l’éducation. On peut faire des économies ailleurs. Des cessions patrimoniales, des bâtiments qui n’ont pas d’utilité publique, par exemple”.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *