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Le vrai bilan de Moudenc 
c’est Toulouse plus chère, plus polluée et moins solidaire !


A chacun son bilan.
Puisque le maire de Toulouse nous y invite voici ma contribution au bilan de Jean-Luc Moudenc et de la droite toulousaine.
Chacun son point de vue, engageons le débat !

1 – Faire payer plus pour offrir moins

> Hausses d’impôts, hausse des tarifs, abandon des gratuités solidaires… Faire payer plus pour offrir moins, c’est le credo du maire de Toulouse. La majorité tourne le dos au «Toulouse qui vit mal» sans pour autant répondre aux besoins de l’ensemble des Toulousain.e.s. Elle aggrave ainsi la crise et les effets des politiques Macron.

> Depuis 2014, le niveau de vie des habitants a baissé.
Les impôts ont augmenté de 15% à Toulouse et 15% à la Métropole, alors que les services à la population se sont dégradés et que les plus précaires ont été oubliés.

> Depuis 2014, les tarifs des cantines et des CLAE ont explosé. La cantine n’est plus gratuite pour les familles en difficultés. Le budget de fonctionnement des écoles a baissé de 13%. Les tarifs des équipements sportifs, culturels et de loisirs ont augmenté bien au-delà de l’inflation.

> Depuis 2014, les subventions aux associations ont baissé de plus de 20%, étouffant leur vitalité qui contribue pourtant à créer du lien social, à dynamiser les quartiers, à offrir des perspectives à ceux qui en sont privés.

La droite toulousaine se félicite d’avoir signé avec l’État un contrat d’encadrement drastique des dépenses municipales et métropolitaines. Ce choix idéologique se traduira par moins de services et plus de privatisations.

La réalité du bilan de Moudenc c’est qu’il n’agit que pour le Toulouse qui va bien et oublie le Toulouse qui vit mal.

 

2 – Malgré l’urgence climatique, l’enjeu écologique se résume pour Moudenc à verdir sa communication.

> Depuis 2014, la qualité de l’air s’est dégradée. Les pics de pollution se multiplient mais aucune mesure efficace n’a été mise en œuvre pour réduire la circulation automobile. Les projets prévus pour faciliter les déplacements sur l’ensemble de la métropole dans un délai raisonnable ont été abandonnés.

> Depuis 2014, les bouchons se multiplient. La population augmente mais le projet Mobilités de la droite ne répond pas à l’urgence et aboutira de son propre aveu à une hausse des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

> Depuis 2014, le maire s’abrite derrière le concept électoraliste de «densité modérée». En réalité les constructions explosent, sans cohérence avec les transports en commun. Le logement toujours plus cher repousse les populations moins fortunées en périphérie et augmente le recours à la voiture. En parallèle des toiles de tente et des taudis surgissent dans toute la ville.

> Depuis 2014, la place du végétal n’est pas assez prise en compte dans les projets urbains, dans certains quartiers la nature est même en recul. «Toulouse +verte» n’est qu’un slogan sans réalité !

 

3 – on consulte sur l’accessoire et où on oublie les citoyens sur les dossiers essentiels

Moudenc et les maires de quartiers multiplient les réunions inutiles, où rien ne se décide, où seuls les élus ont la parole.
Sur les questions essentielles la démocratie locale est en panne : projets immobiliers non-concertés comme la Tour Occitanie, refus d’un débat citoyen sur l’eau … .

Depuis 2014, le débat démocratique est muselé: réunions publiques houleuses, débat public confisqué… La majorité confond communication et propagande, co-élaboration des projets et simple information descendante.

Actuellement, sous prétexte d’information, elle mène sur fonds publics une campagne de communication électorale.
Dans un petit trimestre, cette campagne aurait été impossible et même passiblement comptabilisable sur un compte de campagne électorale.

Elle n’est pas illégale mais elle est moralement et politiquement discutable au vu de l’ampleur des moyens mobilisés

4 – L’inquiétante augmentation de la grande criminalité

Malgré le doublement du nombre de policiers municipaux et les caméras de vidéosurveillance, Toulouse connait une augmentation des violences aux personnes et des cambriolages. Les résultats promis lors de la campagne électorale ne sont pas au rendez-vous.

Depuis 2014, l’augmentation des effectifs de la police municipale a surtout permis au gouvernement de ne pas augmenter les effectifs de la police nationale, seule qualifiée pour lutter contre la grande délinquance. La majorité s’est contentée de rendre la police municipale plus visible mais pas plus efficace. Les dispositifs de prévention et de médiation ont été abandonnés ou mis en sommeil.

Au-delà de ses opérations de communication, le vrai bilan de M. Moudenc c’est une ville plus chère, plus polluée et moins solidaire !

Depuis 2014, les actes criminels, essentiellement liés à la drogue, malheureusement trop souvent meurtriers, se multiplient.

Il y a quelques jours, avec les maires des grandes villes françaises, Moudenc, l’a reconnu et alerté l’Etat : « l’ évolution particulièrement inquiétante du trafic de stupéfiants génère une recrudescence de la violence et du deal de rue qui dégrade la vie des quartiers » En clair, la situation devient incontrôlable.

Sur ce point, les élus socialistes, ont toujours marqué leur solidarité  pour qu’il n’y ait aucun renoncement, aucun calcul électoral, aucune division face à la montée inquiétante de la criminalité dans notre ville.

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