Les petits toulousains, de nouveau, pénalisés

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Une nouvelle fois, les enfants des familles toulousaines les plus défavorisées vont être directement touchés par une décision de la municipalité de Toulouse.
Après la remise en cause de la gratuité pour les cantines scolaires, la droite toulousaine a décidé de supprimer, comme l’année dernière, pour le mois de juin les études surveillées dans les écoles.
On le sait, pour certaines familles, les études surveillées sont l’occasion et l’assurance de permettre aux enfants de réaliser leurs devoirs dans de bonnes conditions. Certains d’entres eux n’ont, en effet,  pas la possibilité d’être encadrés par leurs parents ou par une assistance. D’autres ne disposent pas à leur domicile des conditions matérielles pour pouvoir se concentrer. Ils vont donc être directement pénalisés.
J’ose espérer que cette mesure n’est pas le ballon d’essai à une remise en cause plus importante pour l’année scolaire à venir. Déjà à la rentrée 2015-2016, les études surveillées avaient débuté avec un mois de retard … il faut que la municipalité toulousaine clarifie ses intentions.

Le Capitole prend t-il les toulousains pour des zozos  ?

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En laissant entendre qu’il pourrait annoncer une baisse des impôts locaux en 2019, quelques mois avant les prochaines élections municipales, Jean-Luc Moudenc prend t-il les toulousains pour des zozos ?
Pense t-il sérieusement un seul instant qu‘une mesure politicienne et électoraliste viendra faire oublier que son mandat est bâti sur un mensonge, une promesse non tenue de ne pas augmenter les impôts ?
Il faut dire qu’en la matière c’est un champion, le meilleur de France d’ailleurs, avec une hausse de 15 % de la fiscalité à la ville et à la Communauté Urbaine.
Les stratèges du Capitole savent une chose : leur mandat s’arrête en 2020. Le bilan qu’ils présenteront aux toulousains sera maigre et dans bien des cas il ne sera que la continuité ou une mauvaise copie de ce que la gauche avait entrepris entre 2008 et 2014. On le sait les difficultés financières des collectivités locales – liées au désengagement financier de l’Etat –  sont réelles. On attend des élus qu’ils affrontent et apportent des solutions à ces difficultés et non qu’ils les exploitent de manière outrancière et politicienne. En choisissant la voie électoraliste, Jean-Luc Moudenc montre un des plus mauvais visages de la politique … une fois de plus.

Pour un plan de rattrapage des effectifs de la juridiction toulousaine

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Les députés socialistes de la Haute-Garonne ont adressé au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, un courrier appelant à un plan de rattrapage des effectifs de la juridiction toulousaine. En effet, au regard de ses effectifs et de sa lourde charge d’activité, le Tribunal de Grande Instance de Toulouse, dans un contexte de pénurie globale, fait figure de parent le plus pauvre des juridictions de sa taille.

J’apporte tout mon soutien à cette démarche dont voici le texte :

« Pour avoir voté les lois de réforme de la justice depuis 2012 ainsi que la hausse des moyens qui lui sont alloués en projets de loi de finance, nous savons que la justice est une priorité du gouvernement et que des efforts ont été faits bien que dans un cadre budgétaire contraint. Et pourtant, dans un souci de vérité et de transparence, vous avez publiquement  affirmé à plusieurs reprises que la machine judiciaire française souffrait d’un manque de moyens au risque de se gripper et nous partageons votre constat. Dans cette pénurie globale, le Tribunal de Grande Instance fait figure de parent le plus pauvre. Si nous avons décidé de vous écrire, ce n’est donc pas pour vous alerter  mais pour vous demander un plan de rattrapage pour le Tribunal de Grande Instance de Toulouse au regard des éléments que nous souhaitons vous rappeler ci-dessous.

Le TGI de Toulouse souffre  d’une fragilité  structurelle  qui impacte la  vitesse des jugements rendus avec un allongement des délibérés à plus de deux mois après prorogation, ce qui est inédit depuis 5 ans, et un délai moyen  des  ordonnances  de  référé  de  2  mois.  Cette  sous-dotation   en  ressources  humaines  a  pour conséquences d’augmenter le stock d’affaires restant à juger, de baisser le taux de couverture et d’allonger les délais de convocation au niveau du contentieux civil. Cette fragilité structurelle, et vous le savez bien, conduit à un épuisement moral et physique de tous ceux qui travaillent au TGI de Toulouse.

La réouverture  du TGI de Saint-Gaudens, que nous saluons, ne s’est pas accompagnée de la baisse de l’activité espérée pour le TGI de Toulouse tandis qu’en même temps celui-ci perdait deux magistrats non-spécialisés, de sorte que la charge de travail est la plus lourde des juridictions  du groupe 1auquel Toulouse appartient:  en 2014, les magistrats du siège non-spécialisé de Toulouse ont rendu 902 décisions au civil et au pénal, tandis qu’à titre  de comparaison le TGI de Marseille en a rendu 701, celui de Versailles 733 et que la moyenne de ce groupe est de 663. Or le TGI de Toulouse comporte  le moins de juges non spécialisés de ce même groupe puisqu’il en comprend 29, tandis que celui de Versailles en a 37. L’ensemble de l’activité pénale a augmenté significativement entre 2014 et 2015, à l’instar du nombre de jugements en correctionnelle qui a augmenté de 17,47%.

Cette tendance se voit aussi du côté des décisions civiles et pénales rendues par juge des enfants puisque là encore l’activité du TGI de Toulouse est l’une des plus élevées des juridictions du groupe 1.

De fait, le nombre  de dossier  à traiter  est supérieur  à  la  moyenne nationale  et le seuil de sous-effectif  est chronique : aucune marge de manœuvre n’est possible  en cas d’arrêt  maladie, de congés maternité ou de départ suite à la réussite d’un concours, ce qui fragilise le fonctionnement des services.

Au pôle Famille, malgré la baisse de l’activité liée à la réouverture  du TGI de Saint-Gaudens, la comparaison des ETPE au printemps  2016 montre un déficit de 6.76 ETP, soit plus de 30% par rapport  aux effectifs du service. Ainsi au service des affaires familiales, les audiences sont assurées sans interruption même en période  de vacation  et  la  moindre  absence d’un  magistrat  ou  greffe  pour  raison  médicale, congé, stage ou  assises déstabilise tout le service.

Quant au Greffe du TGI, on dénombre  en moyenne 878 affaires par agent tandis que la cible nationale  est à 743 : la juridiction souffre d’un déficit théorique d’une cinquantaine de postes.  L’âge moyen de ces agents est de 55 ans, le nombre  de départs  à la retraite  augmente  et qu’ils  sont précédés de congés annuels  et de récupération  d’heures supplémentaires ce qui génère un ajustement de répartition des tâches à flux tendu qui impacte tout le greffe.

Le parquet n’est pas en reste, il traite d’une délinquance particulièrement lourde et qui ne faiblit pas. Si chacun a pu saluer localement la création d’un poste supplémentaire de substitut ainsi que d’un assistant dans le cadre de la lutte contre la radicalisation, force est de constater que ce n’est pas encore suffisant.

Actuellement  23 magistrats sont en postes pour  un effectif  réel de 20,5 ETPT, c’est-à-dire à même  effectif qu’en 2005 alors que la population  du ressort du parquet toulousain a augmenté de 150 000 habitants depuis. Du point  de vue de son activité,   on dénombre  120 361 affaires reçues et 107 229 traitées  en 2015 contre 106 636 et 92 482 en 2014, avec 2600 défèrements  en 2015 contre  1600 l’année  précédente.   A titre  de comparaison, le parquet de Toulouse a reçu et traité  plus d’affaires que les parquets de Bordeaux  ou d’Evry tandis qu’il est moins bien doté en effectifs que ces derniers.

Or nous le savons, la délinquance  en région  toulousaine  ne faiblit  malheureusement  pas et peut  être  très violente, ce qui exige une réactivité forte du Parquet, notamment  au regard de l’état d’urgence et dans la lutte contre  le terrorisme  et la radicalisation.  Enfin cette  juridiction  a été désignée  fin  2014 comme  juridiction spécialisée en matière  militaire  avec extension de son périmètre  de compétence géographique sans que cela n’aille de pair avec des moyens humains.

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, nous appelons de nos vœux un plan de rattrapage des effectifs généraux de la juridiction réparti  sur les années à venir afin que le niveau des effectifs  rejoigne celui des juridictions comparables du groupe 1.  En sus du poste de premier  vice-président acté, il serait bénéfique  que le TGI de Toulouse obtienne  la création d’un poste de juge des enfants, un de juge de l’application des peines, deux de vice-présidents  non-spécialisés et  de deux postes de juges non-spécialisés afin  d’approcher  les 72 effectifs nécessaires au TGI pour  combler  le retard  dont  souffre  cette  juridiction  et alléger la charge de travail.  Il conviendrait  également de porter  à 27 les effectifs du Parquet, sans oublier  le Greffe qui souffre d’un déficit d’une cinquantaine  de postes, pour permettre à la juridiction  toulousaine d’être  à la hauteur  des évolutions démographiques et socio-économiques du Grand Toulouse et de la Haute-Garonne, ainsi que de satisfaire les exigences de proximité  et de sécurité. »

Piscine d’Ancely : le service public c’est la proximité

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Hier, en fin d’après-midi, l’inauguration des jardins partagés d’Ancely a été folklorique. Alors que le sujet du jour imposait jardinage, produits bio et bouture, c’est piscine et bonnet de bain qui se sont imposés à Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020.
On connait le sujet : s’abritant derrière une argumentation exclusivement financière, la droite toulousaine a décidé de fermer la piscine d’Ancely s’attirant les foudres justifiées de la population et des riverains.
Avec ses allures gallo-romaines, la piscine d’Annecy est un bassin de proximité, implantée au coeur d’un quartier populaire, qui depuis quelques années provoque de multiples questions. C’est aussi un des sites les plus sympathiques et les plus conviviaux. C’est vrai, cette piscine a souffert du temps et de l’usure. Pourtant, plutôt que d’engager des travaux salvateurs, la mairie de Toulouse préfère faire disparaître le malade.
Grave erreur. Dès 2010, alors que j’occupais les fonctions d’adjoint au maire en charge des sports, les services techniques de la ville m’avait proposé la fermeture de cette piscine. Je l’avais refusé en accord avec Pierre Cohen et Pierre Lacaze, élu du quartier, cette piscine a, avant tout, un rôle de service public indispensable.
Aujourd’hui l’argumentation reste la même. Le service public, le service au public c’est la proximité. Ce bassin a un avenir pour peu que l’on prenne en considération le quartier, ses habitants et leur vie quotidienne.
Il y a quelques jours, Romain Cujives a demandé, au nom du groupe socialiste, le maintien de cet équipement. Je ne peux qu’approuver cette position que j’ai confirmé aux habitants du quartier, aux grands comme aux petits baigneurs. Samedi dernier, lors de l’inauguration – volontairement ratée par ailleurs – de la place Saint-Pierre, Jean-Luc Moudenc a déclaré vouloir créer des lieux de fraîcheur et de convivialité. Il est donc temps de passer aux travaux pratiques.

Place Saint-Pierre, une inauguration ratée : dommage

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L’inauguration de la Place Saint-Pierre rénovée qui a eu lieu en fin d’après-midi aurait pu être un grand moment de fête et de convivialité. Mais la mairie de Toulouse avait choisi le service minimum : un ruban tricolore à découper et les traditionnels discours protocolaires. Si j’oubliais, deux saltimbanques enfermés dans une grande bulle plastique qu’ils faisaient rouler : voilà pour la caution cultuelle, d’ailleurs vu à maintes reprises.
Les toulousains n’avaient pas été conviés. Ils ne sont d’ailleurs pas venus préférant la ballade sur les bords de Garonne ou dans les rues du centre-ville … on les comprend.
J’ai souvenir , il y a quelques semaines d’une autre inauguration, beaucoup moins symbolique et moins importante, celle de la nouvelle illumination de la Cathédrale Saint Etienne. Là, les petits plats avaient été mis dans les grands : invitations personnalisées aux riverains, spectacle associé … la place Saint Pierre n’a pas eu droit à de tels honneurs … ni a de tels moyens.
Une fois de plus, comme pour le Quai des Savoirs,  Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, et son adjointe Julie Escudier ont réécrit l’histoire.. La Place Saint-Pierre c’est eux, renvoyant Pierre Cohen et la gauche toulousaine, au simple choix de Joan Busquets.
Merci à Nadia Pellefigue, vice-présidente du Conseil Régional, d’avoir dans son discours, au nom de Carole Delga, rétablie une vérité que nous connaissons tous.
Certes cela est dérisoire et j’ai toujours trouvé ses attitudes politiciennes pitoyables.
Dommage pour la place Saint-Pierre, cette inauguration aurait pu être l’occasion d’une grande fête populaire, à la hauteur de l’ambition que Toulouse affiche en renouant avec son fleuve. Mais depuis la triste affaire de la « fête de la musique », nous le savons, pour la droite toulousaine, la fête … c’est sur accréditation.

Connexion Café menacé, Starbucks ouvert

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Toulouse ville de paradoxe.
Alors que de nombreux toulousains se pressent en masse devant l’enseigne mondialisée Starbucks, alors que Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, n’hésite pas à inaugurer cette même franchise connue pour de ne pas payer d’impôts en France, alors que beaucoup oublient qu’en Arabie Saoudite, cette même enseigne est interdite aux femmes, le Connexion Café est menacé.

Loin de moi l’idée de délivrer un passe droit à un établissement nocturne qui selon la ville doit engager des travaux de mise en conformité.
Pour autant, le Connexion est un lieu important pour la musique, la création et pour ce qu’il est convenu de nommer du terme, pourtant peu réjouissant, de « musiques actuelles ».

Après le Mandala, après la Dynamo, après tant d’autres établissements fermés, il est temps pour la ville de Toulouse d’engager les moyens nécessaires pour permettre à ses lieux de vivre et de se développer.

Pour y parvenir tout est question d’équilibre : depuis deux ans, les fermetures municipales incessantes de bars témoignent avant tout d’un dialogue qui ne fonctionne pas, d’une médiation qui n’existe plus. Entre le bruit inévitable de la nuit et la nécessaire tranquilité des riverains il faut trouver le juste milieu qui permet à chacun de se respecter, de se comprendre et de construire des solutions.
Mais pour cela la ville doit être moteur. Elle est malheureusement absente.

Le devoir de mémoire est aujourd’hui essentiel

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On ne le dira jamais assez, plus que jamais, le devoir de mémoire est aujourd’hui essentiel.
Ce matin, comme plusieurs élus toulousains, j’ai participé aux cérémonies organisées au Mémorial de la Shoah à la commémoration Yom Hashoah qui chaque année, partout dans le monde, rend hommage aux 6 millions de Juifs morts durant la Seconde Guerre mondiale, victimes des nazis.
« Savoir c’est se souvenir » disait Aristote : l’actualité internationale, nationale et malheureusement toulousaine nous le rappelle avec force. Hier encore les vitrines extérieures du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation ont été dégradées par des inscriptions antisémites et négationnistes. Bêtise ? Idéologie ? Quelle que soit la genèse de cet acte imbécile, il prouve que la connaissance et la pédagogie restent indispensables.

Restauration scolaire : ne faut-il pas sortir de logique industrielle ?

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La mairie de Toulouse a annoncé la semaine dernière un partenariat entre le service de la restauration municipale et le chef étoilé Stéphane Tournié pour améliorer les repas servis dans les cantines.
En soit, cette initiative va dans le bon sens : faire travailler ensemble un chef reconnu et les cuisiniers de la ville ne peut qu’aller dans le bon sens. Je connais Stéphane Tournié, la qualité de son travail, sa passion du goût et je le crois sincèrement déterminé à changer les choses.
Cette opération survient dans un contexte particulier qui a vu, depuis quelques mois, les critiques et les protestations sur la qualité des repas servis aux petits toulousains se multiplier. 
On le sait,  les contraintes réglementaires, le respect des normes d’hygiène, la fabrication de repas dans un lieu unique et le réchauffage des plats rendent l’exercice complexe. Pour autant, la mise place de cette convention est-elle la seule réponse, bien tardive, adressée par la municipalité aux alarmes multipliées des parents et des conseils d’école ? J’ai entendu, à plusieurs reprises, les élus en charge de ce dossier expliquer qu’il n’y avait pas de problèmes et que les remarques des parents étaient infondées. L’initiative qui vient d’être prise semble prouver le contraire … .
Espérons donc que cette opération ne se résume pas à un moment de communication … et que la qualité des repas puisse effectivement progresser : elle en a, de toute évidence, bien besoin après la dégradation continue constatée depuis plusieurs mois.
Mais au-delà, le problème est plus large. Malgré l’enthousiasme et la rigueur professionnelle des cuisiniers et des agents municipaux, la question centrale reste celle de la méthode de production.
Soyons clairs, lorsque l’on fabrique  près de 35 000 repas quotidien, on est très clairement dans le domaine de la cuisine industrielle.
Bien sur des marges de progression gustatives sont encore accessibles mais au final les conditions d’une élaboration en liaison froide ne seront jamais compatibles avec la qualité attendue par les familles et les enfants.
Depuis quelques années, en matière alimentaire, une prise de conscience a eu lieu. Dans notre quotidien, nos comportements, nos modes de consommation, notre exigence de traçabilité se sont fortement développés.
Prenons par exemple la question des légumes frais : comment éduquer les jeunes générations à leur consommation s’il ne sont pas présents dans les assiettes scolaires ?
Alors, ne faut-il pas, dès à présent, étudier un nouveau système décentralisé de fabrication ?

La création de plusieurs cuisines scolaires de proximité ne doit-elle pas être envisagée ?
Ne doit-on pas imaginer dès aujourd’hui ce que sera la restauration scolaire des prochaines années ?
Bien évidemment la question du coût sera centrale. Mais elle ne peut être un obstacle à la réflexion et à la prospective d’autant plus qu’au final, l’investissement public dans le domaine de la santé devrait être aussi une priorité municipale.
Il faut donc ouvrir le débat, Il est essentiel si l’on veut concrètement agir sur la qualité et le goût des repas servis aux petits toulousains.

+ 7,5 % : une nouvelle augmentation d’impôts pour les toulousains

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Les années se suivent et se ressemblent. Avec l’arrivée des beaux jours, c’est une nouvelle augmentation des impôts qui vient frapper les toulousains.
Même si il avait été annoncée, ce nouveau coup de massue vient alourdir le matraquage fiscal imposé par la droite toulousaine et Jean-Luc Moudenc depuis son arrivée au Capitole.

En clair, les parts métropolitaine de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti vont connaître une nouvelle augmentation : + 7, 5 %
Elle s’ajoute au + 7, 5 % de l’année dernière, au + 15 % de la ville e Toulouse, au + 9 % de la Cotisation Foncière des Entreprises, aux multiples hausses de tarifs, … .
Cette nouvelle augmentation brutale n’est justifiée ni par la situation financière ni par un montant d’investissement en adéquation avec l’effort demandé aux contribuables.

Véritable stakhanoviste de la hausse, expert en mensonge électoral, le maire de Toulouse jusqu’en 2020 ne s’arrêtera malheureusement pas en « si bon chemin » et compte défendre âprement le titre de champion de France de hausse des impôts locaux acquis l’an passé.

En fait, par principe, par idéologie, presque par réflexe, Jean-Luc Moudenc constitue un bas de laine. Pourquoi faire mystère ? Tel Harpagon et sa cassette de dix mille écus d’or il amasse, il remplit les caisses alors que le rôle d’une collectivité est d’investir, de redistribuer, de faire preuve de solidarité en soutenant les plus précarisés.

Jeudi dernier, lors du conseil communautaire maire de Toulouse a pourtant fait une confidence : « si la situation s’améliore, je ferais baisser les prélèvements ».
Traduction, en 2019, un an avant les élections municipales qui marqueront la fin de son mandat, notre feuille d’impôts sera revue à la baisse : sans commentaire … .

Retrouvez le compte-rendu du dernier conseil municipal

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Lors du Conseil municipal du 18 mars 2016, le groupe socialiste et républicain a vivement dénoncé la tenue de seulement quatre conseils municipaux par an (les seuls rendus obligatoires par la loi). « Nous ne nous sommes pas vus depuis le mois de décembre », a notamment déploré Pierre Cohen. « Le conseil municipal n’est plus l’instance du débat démocratique indispensable à la quatrième ville de France. »

Les élus socialistes ont tenu à s’associer aux célébrations en mémoire des victimes du terrorisme et de la haine antisémite, disparues les 11, 15 et 19 mars 2012 à Toulouse et à Montauban. Ils ont souligné à cette occasion l’importance de faire vivre la cohésion sociale et la République.

Prolongement de la ligne B : vers l’asphyxie de la métropole

L’arrêt du prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège, s’il n’était pas à l’ordre du jour du Conseil, a fait l’objet de vifs débats lors des propos liminaires du Conseil, Pierre Cohen voyant dans la décision de Jean-Luc Moudenc une posture politicienne qui l’amène à oublier les besoins urgents de mobilité des habitants de la Métropole. « Avec l’arrêt du PLB, après ceux du tramway et des bus en site propre, c’est toute la colonne vertébrale du réseau de transports de la métropole qui s’effondre », a-t-il souligné. « L’asphyxie de la métropole va inexorablement se poursuivre. »

Augmentation du point d’indice des fonctionnaires : une bonne nouvelle

Pierre Cohen s’est par ailleurs réjoui de la décision du gouvernement d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, et a déploré l’attitude de Jean-Luc Moudenc, qui considère qu’il s’agit d’une offense aux collectivités. « Son attitude témoigne de son désintérêt pour les fonctionnaires » a-t-il déclaré. Joël Carreiras a lui aussi estimé «qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les fonctionnaires. »

Fiscalité : la gauche ne cautionne pas

Le groupe socialiste a décidé de s’abstenir sur le vote des taux d’imposition (stabilité fiscale). Joël Carreiras a expliqué que le groupe refusait ainsi de cautionner la politique fiscale menée par la droite toulousaine, qui avait décidé d’une augmentation des impôts de 15% en 2015. Les effets de cette hausse sur le pouvoir d’achat pèseront jusqu’à la fin du mandat.

Renouer avec la solidarité

Gisèle Verniol a par ailleurs appelé la municipalité à renouer avec une politique de solidarité à Toulouse, notamment auprès des familles qui vivent durement la fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis et l’augmentation conséquente des tarifs des CLAE. Claude Touchefeu a de son côté pointé l’absence d’évolution dans le nouveau contrat de ville proposé à l’approbation des élus. « Dans ce domaine plus encore que dans d’autres, il est indispensable d’être innovant ! »

Euro 2016

Alors que l’Euro 2016 doit avoir lieu dans quelques semaines, François Briançon a regretté que le projet toulousain global d’accueil de cette manifestation n’ait pas fait l’objet d’une délibération et d’un débat en conseil municipal. Il a néanmoins estimé que « l’heure n’est pas à la polémique mais au rassemblement des Toulousains pour la réussite de cet événement. L’heure du bilan viendra après. »

Associations malmenées

Les uns et les autres ont déploré la poursuite de la baisse des subventions aux associations, qui fragilisent le tissu social. Romain Cujives a de son côté déploré que l’accès aux salles municipales soit désormais payant pour les associations. « C’est un mauvais signal, qui vient s’ajouter aux baisses des subventions. »

Culture : des choix contestables

Vincentella de Comarmond a regretté, une fois de plus, la baisse des  subventions aux associations culturelles et plus spécifiquement celle du musée des Abattoirs, « qui réduit les marges dédiées à l’artistique et à l’action culturelle. » Elle s’est étonnée que dans ce contexte budgétaire contraint, le président du syndicat mixte qui gère les Abattoirs ait choisi de percevoir une indemnité, ce qui n’était pas l’usage… Vincentella de Comarmond s’est également inquiétée du devenir du théâtre Sorano, que la ville a confié à l’association Théâtre populaire d’aujourd’hui. « Sébastien Bournac, son directeur artistique, est une personnalité emblématique de la création théâtrale, un metteur en scène aux qualités humaines et artistiques incontestables, mais aura-t-il les moyens de développer son projet (avec 900 000 € en année pleine) ? »

Pierre Cohen s’est de son côté étonné du sort fait par la municipalité au Printemps du rire, qui s’est vu signifier, alors que la programmation était largement engagée, l’arrêt total des subventions et des aides. « C’est un festival qui existe depuis plus de 20 ans, avec sa notoriété, son public. Une telle décision est incompréhensible. »

Projets urbains : d’avantage de concertation

Isabelle Hardy s’est, quant à elle, interrogée sur le devenir du quartier Arnaud Bernard. « Toutes les actions sont au point mort depuis deux ans, ce qui est catastrophique pour ce quartier : projet de réaménagement urbain, action en faveur des commerces, propreté…. et le dialogue avec les habitants a été rompu. » Elle s’est également inquiétée de la situation des commerçants qui occupent les kiosques de l’esplanade François Mitterrand et dont les jours sont désormais comptés. Sur la méthode, elle a dénoncé une gestion humaine désastreuse. Elle a également suggéré qu’un véritable projet de réaménagement de cette esplanade soit élaboré. « Réfléchissez en terme de circulation, de confort pour les piétons, de diversité commerciale… pensez aussi à la valeur patrimoniale de ces kiosques. Et ensuite seulement vous pourrez prendre une décision qui a du sens et de l’ambition. »

François Briançon a plus largement pointé la question de la sécurité à Toulouse. « La sécurité, on doit la résoudre et pas l’exploiter électoralement. Evitons les postures et agissons ! » Il a également rappelé : « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance, dans la mesure où elle est réellement utile aux missions de la police et de la justice. En revanche, nous dénonçons les opérations de cosmétique inutiles. »

Ancienne caserne de Compans : un projet mal ficelé

La délibération proposant l’échange d’un site municipal situé à Compans Cafarelli abritant des services municipaux contre un immeuble à Borderouge appartenant à l’Icade, a fait l’objet d’une levée de boucliers. Joël Carreiras a demandé le report de cette décision, le projet suscitant un trop grand nombre d’interrogations. « Il n’a fait l’objet d’aucune concertation, le projet de campus numérique que veut installer l’Icade n’est pas défini, il n’est pas intégré dans le plan guide urbain qui vient d’être lancé sur le quartier. » Pierre Cohen a renchéri en notant qu’il était nécessaire de réfléchir sur un projet urbain global pour le quartier de Compans/Brouardel.

Vers la parité des noms de rues ?

Le plan d’action pour l’égalité femmes/hommes a été présenté. Claude Touchefeu a regretté son retrait par rapport au précédent plan, notamment sur les violences faites aux femmes. En marge de ce plan d’action, François Briançon a proposé que la parité devienne un principe dans l’attribution des noms des rues à Toulouse. Cette proposition a été retenue.

Les vœux

Les conseils municipaux se concluent généralement par des vœux, présentés par les groupes politiques. Deux vœux présentés par la majorité consistaient à demander au conseil départemental des actions qu’il mène déjà en faveur des collèges. Les considérant comme sans objet, les élus socialistes n’ont pas pris part au vote.

Un troisième vœu proposait de condamner le mouvement de boycott contre le pays d’Israël. Derrière des positions consensuelles, comme la condamnation du boycott (d’ailleurs déclaré illégal par un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de

Cassation), la poursuite de la coopération entre Toulouse, Tel-Aviv et Ramallah, la nécessité d’une coexistence paisible de deux Etats dans des frontières sûres et reconnues, Jean-Luc Moudenc a fini par reconnaître qu’il s’agissait en fait, d’abord et avant tout, de refuser d’accueillir dans les salles municipales des événements visant à promouvoir le boycott d’Israël. Six élus socialistes ont voté pour, deux n’ont pas pris part au vote.

Enfin, le groupe socialiste a présenté conjointement avec le groupe communiste deux vœux, l’un relatif à la dégradation du service public de l’éducation à Toulouse et l’autre en faveur d’un développement des transports en commun. Le conseil municipal s’est ainsi terminé comme il avait commencé : sur l’absence de réponse aux besoins urgents des habitants de la métropole en matière de transports en commun…

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