Le PS31 lance une grande campagne militante pour le prolongement de la ligne B

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Ce matin, j’ai participé à la conférence de presse organisée par le fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne pour dénoncer l’abandon par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, du prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège.
Ces derniers jours les élus, les collectivités locales, le monde économique, les usagers des transports en commun, les automobilistes, … se sont mobilisés pour dénoncer cette décision incompréhensible.
Le Parti Socialiste, à sa place, avec ses militants, a décidé de participer à cette mobilisation : dans un premier temps 50 000 tracts seront distribués dès ce week-end ; d’autres initiatives suivront.
Sébastien Vincini premier secrétaire fédéral est intervenu sur les raisons de notre mobilisation. Il a particulièrement insisté sur un élément qui, de mon point de vue, n’est pas suffisamment abordé lorsque l’on évoque cette question : il s’agit de la qualité de l’air et de la santé.
Au-delà de la question des bouchons qui persistent et se développent, les conséquences, dans les années à venir, des non-décisions en matière de transports en commun se traduiront par des problémes importants de santé publique.
La situation est déjà préoccupante : rappelons, par exemple, l’étude, baptisée Aphekom et publiée par l’Institut de Veille Sanitaire, en septembre 2012, qui observe l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 villes européennes, dont Toulouse. Déjà à l’époque, avec des normes qui ont depuis évolué, l’étude prouvait qu’une diminution des particules fines de 14,2 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes par mètre cube, permettrait à chaque toulousain de gagner 3,6 mois d’espérance de vie.
Il est donc urgent d’agir. Jean-Luc Moudenc, lui, préfère attendre … .

Toulouse : retour à la case dodo

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On dit que l’histoire est un perpétuel recommencement.
Peut-être.
A Toulouse, en tous cas, elle nous fait un drôle de clin d’oeil, celui de l’endormissement.
Rappelons-nous le Toulouse des années 80.
Une  ville forte, dynamique, jeune, pleine de talents, appuyant son développement sur l’aéronautique, le spatial et son potentiel universitaire.
Une ville incarnée par Dominique BAUDIS, maire populaire, profondément attaché à sa ville et à ses habitants.
Au même moment, partout en France, les métropoles sortes de leur cocon. Pourtant, Toulouse reste en cale, enclavée, repliée sur elle-même, comme enfermée dans les limites de ses rocades.
Ce qui se passe à l’extérieur importe finalement peu. Comme si rien n’existait au-delà des limites communales ; sentiment d’autant plus prononcé que la qualité de vie est réelle même si la fracture sociale toulousaine s’installe durablement.
Certes, il est facile de juger les mandatures Baudis avec notre regard contemporain. Le constat est peut-être sévère, je pense qu’il n’en est pas moins juste.

Fort heureusement à partir des années 2000, Philippe DOUSTE-BLAZY, puis surtout Pierre COHEN ont permis à Toulouse de sortir de l’ornière. Notre ville devient métropole, entame une nécessaire transformation, s’ouvre et développe des politiques ambitieuses… enfin.

Malheureusement aujourd’hui c’est rebelote. Les années doudou sont de retour. Toulouse s’endort de nouveau. Tranquillement mais surement.
Ne nous y trompons pas, pour Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, cette situation n’est pas imposée par les circonstances. C’est son projet politique. Celui réclamé par une partie de son électorat qui veut une ville patrimoniale, assoupie, qui ne perturbe en rien leur quotidien.

La droite toulousaine écrit dans sa communication « Toulouse en grand ». Pourtant, les exemples ne manquent plus de la petitesse de son projet : dans le meilleur des cas on continue – avec beaucoup moins d’enthousiasme, de volonté et d’ambition – les réalisations initiées par Pierre COHEN. Pour le reste, c’est retour à la case dodo : le prolongement de la ligne B, … c’est non ; la poursuite du réseau tramway … oublié ; la cité de la danse … poubelle ; la maison de l’image … rideau ; la gestion publique des parkings … nada ; et la liste pourrait encore être longue.

Alors, en passant devant le Capitole … chut …. parlez bas … ne criez surtout pas : le maire dort ….

Il faut déclarer l’état d’urgence en matière de transport

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La vie politique locale se résumerait-elle à un long et interminable échange qui pourrait se résumer en une phrase : « ce n’est pas de ma faute, c’est de la tienne ».
De ce point de vue, la polémique actuellement en cours sur le prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège en est le parfait exemple.
On a l’habitude de dire, le passé illustre l’avenir et permet de le comprendre. Peut-être, mais il n’est pas sur que cela suffise aux nombreux automobilistes qui s’entassent chaque matin et chaque soir dans les bouchons, faute de solution de transport en commun efficace.
Mettons tous le monde d’accord : le projet de PLB a effectivement été momentanément stoppé par l’ancienne majorité métropolitaine – pour permettre une répartition financière plus équitable entre les collectivités concernées – avant d’être relancé. C’est un fait, assumé par ailleurs – et encore aujourd’hui – par la majorité dont je faisais partie.
Le projet de PLB, enfin abouti, dont les travaux allaient être lancés, vient d’être stoppé net par Jean-Luc MOUDENC et ses amis : c’est aussi un fait et c’est celui qui va impacter notre quotidien.

Face aux critiques, Sacha BRIAND, au nom de la droite métropolitaine a cru bon défendre les décisions actuelles en évoquant celles du passé : une nouvelle posture politicienne aussi indispensable qu’une paire de moufles sur une plage en plein été.
J’ai lu ici ou là, sur les réseaux sociaux et ailleurs, des remarques agacées face à cette nouvelle partie de ping-pong.
Que les choses soient claires : qu’il s’agisse des bouchons, des transports en commun, du TGV, des modes doux … les dossiers transport et désenclavement sont, depuis trente ans, l’échec retentissant de la classe politique toulousaine, de droite comme de gauche.
Pourtant les bonnes volontées n’ont pas manqué : celle de Dominique BAUDIS avec le transport en commun de masse via le métro ; celle de Pierre COHEN en reconsidérant la place de la voiture et en définissant un vaste schéma de développement autour de lignes LINEO/BHNS et tramway.
Mais comme à chaque fois, aux pas en avant succèdent le recul ou le surplace : les petits calculs remplacent l’intérêt général.
A chaque fois, reconnaissons-le aussi, tous les conservatismes – d’un quotidien que l’on veut changer sans rien changer – se réveillent avant d’être exploités électoralement.

Que faut-il alors faire ?

D’abord, il faut réaliser le prolongement de la ligne B. Le dossier, les financements sont calés. Les travaux peuvent débuter. Pourquoi renoncer ? Ce projet n’est pas en opposition avec celui de la troisième ligne de métro. Il peut même apporter sur le plan calendaire comme sur le plan pratique,  une excellente complémentarité.
Jean-Luc MOUDENC est, jusqu’en 2020, le maire de Toulouse et le président de la métropole. Il a donc une responsabilité qui va bien au-delà des limites de sa commune et qui s’étend à toute l’aire urbaine. L’oublier, comme il le fait actuellement, est un formidable retour en arrière.
Je veux saluer l’initiative prise par Georges MERIC, président du Conseil départemental, pour proposer une table ronde réunissant l’ensemble des partenaires pour débloquer la situation. Le maire de Toulouse doit saisir cette opportunité, revenir sur sa décision incompréhensive et reprendre la discussion.
Il faut également poursuivre la ligne de tramway jusqu’à Matabiau et reprendre le développement du réseau bus.

Ensuite, il faut déclarer l’état d’urgence en matière de transport. Notre métropole, ne nous le cachons pas, est fortement handicapée par cette situation ankylosante. La métropole innovante, tournée vers les nouvelles technologies, la capitale du spatial et de l’aéronautique,  si fière de ses ressources, de ses talents a triste mine engluée dans les embouteillages et reportant sans cesse des projets, des décisions qui se transformeront demain en problèmes de santé publique.

Et puis, il faut associer. Les responsables politiques ont trop longtemps considéré que les transports étaient un domaine réservé car trop compliqué à comprendre et à appréhender. « Laissez-faire les gens sérieux » : à l’arrivée – malgré quelques réunions publiques lors de l’élaboration des Plans de Déplacements Urbains – les décisions s’élaborent sans les citoyens, les usagers,  mais aussi sans le monde économique qui contribue pourtant fortement au financement des infrastructures. Aujourd’hui, soyons ambitieux : aux cotés des élus, il est temps d’associer – y compris au sein du conseil syndical de Tisséo – les usagers et les entreprises.

Il est donc temps d’agir.

Métro à Labège : la grave erreur de Jean-Luc Moudenc

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L’annonce, hier après-midi, par le président du SICOVAL, Jacques OBERTI, de l’échec des discussions avec Jean-Luc MOUDENC, maire de Toulouse, sur le prolongement de la ligne B est une très mauvaise nouvelle pour le développement de la métropole toulousaine et au-delà de notre région.

Alors qu’un consensus politique et un accord financier avaient été trouvés entre l’ancienne majorité de Toulouse Métropole et le SICOVAL, alors que l’enquête publique avait abouti à un avis favorable, alors que tout est prêt pour lancer les travaux, alors que le financement est calé, le maire de Toulouse persiste dans son intransigeance et refuse toutes les solutions intermédiaires proposées par le SICOVAL.

Ainsi, il renvoie tout simplement des dizaines de milliers de toulousains et de métropolitains dans les bouchons sans perspective réelle d’amélioration pendant de longues années.
Alors qu’i est indispensable de l’étendre, l’offre de transports en commun se voit entravée d’une extension attendue et nécessaire.

Par ailleurs, cette situation prive également les entreprises d’un marché conséquent au moment où la situation économique et l’emploi restent très préoccupants.

Si cette situation se confirme dans les prochains jours c’est une grave erreur politique.
Il est encore temps, pour le maire de Toulouse, de faire preuve de responsabilité et de reprendre au plus vite la concertation avec la volonté d’aboutir et d’engager au plus vite les travaux de réalisation.

Les toulousains ont -ils élu un maire ou un concessionnaire automobile ?

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Les toulousains ont -ils élu un maire ou un concessionnaire automobile ?
Aujourd’hui la question mérite d’être posée.

Depuis quelques-mois, au sein de l’opposition à la droite toulousaine, plusieurs voix ont dénoncé une politique en faveur du « tout-voiture ». Pour ma part, je n’ai jamais utilisé cette expression la jugeant trop simpliste voir caricaturale.
Pourtant, au fur et à mesure des décisions de la municipalité conduite par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, l’expression prend, malheureusement, peu à peu du sens.

Prenons quelques exemples :
D’abord la politique du stationnement à l’abandon. Il suffit de se promener dans Toulouse, dans le centre-ville comme dans les différents quartiers, de jour comme de nuit, pour constater que la plus grande anarchie règne désormais. Des voitures partout, n’importe où, envahissant de nouveaux les trottoirs et le domaine public. Il n’aura fallu que quelques mois pour que les efforts effectués ces dernières années soient réduits à néant.
Ensuite des décisions incompréhensibles comme, par exemple, l’ouverture aux voitures de la Liaison Multimodale Sud-Est, un axe de 5 kms  destiné à améliorer la qualité de la circulation et des échanges entre les quartiers sud-est de Toulouse depuis Ramonville, Montaudran et les quartiers de Malepère et Marcaissonne, les communes de Saint-Orens et Quint-Fonsegrives.
Mise en service en 2013 cette liaison était jusqu’à présent exclusivement réservée aux bus et aux modes doux afin de favoriser les transports en commun. Mais ça c’était avant.
Enfin, les accidents, les accrochages de plus en plus nombreux dont sont victimes les piétons, les cyclistes … , les embouteillages qui perdurent et se développent … , bref un laisser-aller général qui rend Toulouse insécure.

Parallèlement les projets de transports en commun avancent peu : juste une ligne de métro à l’horizon à l’horizon 2030 dont le financement amputera tous les projets structurants et nécessaires : bref, le point mort.

Pourtant l’enjeu est de taille. Nous sommes aujourd’hui à un tournant et le retard accumulé se paiera cher en matière de santé publique. Avec le développement de la voiture électrique, des nouveaux usages de transport comme le co-voiturage, l’expansion des modes doux, la pietonnisation, c’est la place de l’automobile dans la ville qu’il faut repenser, imaginer. Mais pour cela il faut sortir des conformismes, résister aux pressions des lobbys, faire preuve de courage politique … tous ce qui manque en fait à la droite toulousaine.

 

Pourquoi j’ai voté contre l’exploitation de parkings toulousains par un groupe privé.

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Ce matin, en conseil communautaire de Toulouse Métropole, j’ai voté, comme mes collègues de gauche, contre la délégation des parkings toulousains à un groupe privé.

Alors que se présentait l’opportunité de permettre à la puissance publique d’exploiter directement ou indirectement ces équipements très largement amortis, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, a choisi de mettre en place une nouvelle délégation de 30 ans !

Je dois préciser que je ne suis pas opposé, comme certains à gauche et par principe, à des délégations des missions du service public à des entreprises privées. Je pense au contraire que les autorités publiques ne savent pas tout faire : dans de nombreux cas l’appel aux compétences des entreprises est souhaitable.

Pour obtenir le marché, Indigo va payer un droit d’entrée de 16 millions d’euros, puis 105 millions estimés de redevance sur la durée de la délégation. Il financera également  la construction du nouveau parking Jean-Jaurès pour un investissement de 27,5 millions d’euros.
Ce qui peut apparaître, au vu de l’importance des sommes, comme une bonne négociation, ne résiste pas une analyse approfondie : pour ne prendre qu’un exemple, imaginez qu’une partie de la redevance ne sera versée qu’à compter de la mise en service de la LGV en 2024, ou plus tard, ou jamais … .
La droite ne s’en cache pas l’objectif est de financer la troisième ligne de métro : en clair, faire venir plus de véhicules dans le centre ville pour permettre le déploiement des transports en commun. Drôle de paradoxe !

Mais au-delà des chiffres, ce qui pose question c’est l’extraordinaire contre-pied de cette décision. En effet, au moment où les enjeux environnementaux sont cruciaux, au moment où les modes et les moyens du transport sont en profonde mutation, il est préjudiciable de se priver de la maîtrise du stationnement. Imaginez un seul instant l’impact que pourrait avoir une grande politique publique du stationnement, volontariste, qui prenne en compte l’écomobilité, l’autopartage, le covoiturage, qui propose des solutions innovantes pour les livraisons, pour l’intervention des artisans ou des professionnels de santé … . 

Malheureusement, la droite toulousaine a choisi : ce sera la  concession au privé au détriment  d’un outil efficace pour la gestion du stationnement dans notre ville.

Au moment où de nombreuses métropoles se réapproprient la gestion du stationnement, Toulouse fait le choix inverse … encore une marche arrière !

Toulouse invente la fraternité virtuelle

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Fraternité.
Le mot est de circonstance et il a été choisi pour illustrer la campagne de vœu annuelle de la Ville de Toulouse. Personne ne contestera ce positionnement tant il correspond à une nécessité républicaine.
Pour autant, chacun s’accordera sur le fait que le slogan doit s’appuyer sur une réalité et des actions concrètes sinon il ne revêt que du seul positionnement et de l’incantation.
Il est donc logiquement permis de s’interroger pour savoir si l’action municipale permet, à Toulouse, de développer la fraternité affichée et revendiquée.
• Favoriser, en toutes circonstances, le bouillonnement républicain en soutenant la culture, le monde associatif, les actions concrètes Initiées dans les quartiers, par les citoyens, les toulousains.
Il est donc permis de se demander si les baisses de subventions aux associations décidées par la droite toulousaine favorisent la fraternité ?
• Faire preuve de solidarité, chaque fois que l’on le peut, en permettant à l’action publique de venir soulager, dans la vie quotidienne, celles et ceux qui sont dans une situation financière difficile et précaire.
Il est donc permis de se demander si la suppression de la gratuité pour les plus défavorisés dans les cantines scolaires ou les augmentations de multiples tarifs, comme ceux des CLAE, favorisent la fraternité ?
•  Accompagner celles et ceux qui vivent aux marges de notre société car ils n’ont ni logement, ni ressources, ni possibilité réelle de sortir de leur situation
Il est donc permis de se demander  si la récente décision de fermer les samedis et dimanches le centre social du Ramier favorise la fraternité ?
• Accueillir les populations étrangères qui victimes de la guerre, en danger de mort, demandent à se réfugier et à être protégées.
Il est donc permis de se demander si la décision du maire de Toulouse de refuser l’accueil des réfugiés favorise la fraternité ?
 
Encore une fois la communication et le spectacle remplace l’action.
On le savait, Toulouse est la ville de l’innovation :  elle vient, encore une fois, de le prouver en inventant la fraternité virtuelle.

Quelques remarques sur le discours de vœux du maire de Toulouse

Toulouse Capitole
Comme chaque année cérémonie de vœux au Capitole où j’ai écouté avec attention le discours du maire de Toulouse.
Une première partie sur le nécessaire rassemblement républicain, sur la fraternité souhaitée et souhaitable au moment où notre pays connaît et traverse des heures graves.
Plus inattendue, la dénonciation des dangers du populisme et de l’extrême droite dans la bouche d’un responsable politique qui tout en se positionnant comme « centriste » n’a jamais voulu appeler à battre un candidat d’extrême-droite, à une élection locale, lorsqu’il était opposé à un candidat socialiste et qui n’hésite pas, par moment, à se complaire dans le vocabulaire populiste : des paroles et des actes.
Puis la longue litanie des chantiers et des réalisations sans que nous puissions vraiment comprendre quel en est le sens, quel est le projet porté par cette énumération. Peut-être tous simplement n’y a-t-il pas ? « Il faut agir » a proclamé le maire de Toulouse. Bien sûr, mais encore faut-il donner du sens aux actions, sinon ce n’est que de l’agitation.
Regrettable aussi, qu’il n’ai pas eu la délicatesse d’expliquer, que parmi les nombreux projets cités, la plupart avaient été lancés et préparés par la gauche toulousaine.
Pour finir une ode à la collaboration entre les collectivités locales dont il serait le grand artisan. Difficile de faire moins que d’appllquer la loi. Difficile aussi de faire moins après les revers électoraux que le maire de Toulouse a subi, malgré son engagement personnel fort, lors des dernières élections départementales et régionales.

Fiscalité des entreprises : une double peine pour notre territoire

« C’est à Toulouse que le niveau moyen de la CFE par habitant est le plus élevé de France. C’est pourquoi nous les réviserons. » ainsi s’exprimait celui qui n’était encore que le candidat Jean-Luc Moudenc dans son programme de campagne pour les élections municipales de mars 2014.

Aujourd’hui, à l’occasion du conseil de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, vient de revenir sur un de ses engagements. Celui-ci a fait voter, contre l’avis des élus socialistes, une hausse, sans précédent, de la Contribution Foncière des Entreprises de 9 % ainsi qu’une nouvelle hausse des taux d’imposition intercommunaux de 7 % pour 2016, après une première hausse de 7,5 % en 2015.
Nous regrettons qu’à ces augmentations de la fiscalité, qui font peser un effort considérable aux habitants et aux entreprises de la métropole, ne réponde pas une feuille de route claire du projet Métropolitain et de ses investissements, consolidés avec ceux en faveur des transports en commun.
Cette hausse sans précédent de la CFE va impacter directement l’équilibre financier de nombreuses entreprises de notre territoire dans une période où la reprise économique est encore fragile.
A l’heure où la confiance des citoyens envers leurs élus se délite, ce double reniement d’engagements de campagne contribue a décrédibiliser la parole du politique plutôt qu’à instituer un dialogue renouvelé avec nos habitants.
Pourtant, un scénario financier, réaliste, fruit d’un travail et d’un dialogue commun toutes sensibilités confondues, avait été élaboré en 2014. Celui-ci prévoyait de préserver un niveau d’investissement significatif, sur la base d’une augmentation de fiscalité maîtrisée. Malgré nos demandes, ce scénario n’a, une nouvelle fois, pas été choisi.

« Comme en 2014, le Président de la Métropole a rejeté la demande des élus socialistes de limiter la fiscalité des ménages et des entreprises au strict nécessaire. Nous considérons ces augmentations comme excessives. Nous prenons acte de cette obstination à faire peser de lourds sacrifices à l’ensemble des ménages et entreprises métropolitaines. » a conclu Claude Raynal.

Claude Raynal
Président du groupe socialiste Toulouse Métropole
Sénateur de la Haute-Garonne
Vice-Président de Toulouse Métropole

Un enjeu de santé publique : la Communauté Urbaine doit se réveiller !

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Cet après-midi, en conseil communautaire de Toulouse métropole je suis intervenu pour alerter mes collègues sur la problématique de l’air dans notre aire urbaine.

Comme je l’ai expliqué, si nous ne prenons pas rapidement des mesures appropriés, nous aurons, devant nous, un grave et important problème de santé publique.
Le triste preuve est dans l’actualité : depuis une semaine, des pics de concentration préoccupants ont été constatés par l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (ORAMIP) dans notre agglomération … et le phénomène n’est pas bien sur nouveau.
Rappelons, par exemple, cette étude, baptisée Aphekom et publiée par l’Institut de Veille Sanitaire, en septembre 2012, qui observe l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 villes européennes, dont Toulouse. Déjà à l’époque, avec des normes qui ont depuis évolué, l’étude prouvait, en autre, qu’une diminution des particules fines de 14,2 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes par mètre cube, permettrait à chaque toulousain de gagner 3,6 mois d’espérance de vie.
Agir donc.
Toulouse Métropole dispose d’un Plan Climat Énergie Territorial (PCET) 2012-2020, adopté en mars 2012 par le Conseil de Toulouse Métropole. En application de la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, la Communauté Urbaine va devoir adopter un Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) avant le 31 décembre 2016. Une opportunité qui va nous permettre de proposer et de prendre des mesures concrètes pour la qualité de l’air.
Reste un doute, une inquiétude : comment éviter que l’argument environnemental ne soit pas un slogan supplémentaire aux mains du marketing politique ?
Pour répondre, prenons un seul exemple même si il y en a bien d’autres : En 2013, nous avons mis en service la  Liaison Multimodale Sud-Est (LMSE) , un axe de 5 kms exclusivement réservée aux bus et aux modes doux et  destiné à améliorer la qualité de la circulation et des échanges entre les quartiers sud-est de Toulouse depuis Ramonville, Montaudran et les quartiers de Malepère et Marcaissonne, les communes de Saint-Orens et Quint-Fonseugrives. Deux années plus tard, très exactement le 9 avril dernier, la nouvelle majorité du conseil communautaire de Toulouse Métropole a voté l’ouverture partielle de la LMSE à la circulation automobile ! Double discours ? Incompétence ? Certainement un peu des deux, mais au final une seule victime … l’air que nous respirons !

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