Toulouse invente la fraternité virtuelle

Voeux 2016
Fraternité.
Le mot est de circonstance et il a été choisi pour illustrer la campagne de vœu annuelle de la Ville de Toulouse. Personne ne contestera ce positionnement tant il correspond à une nécessité républicaine.
Pour autant, chacun s’accordera sur le fait que le slogan doit s’appuyer sur une réalité et des actions concrètes sinon il ne revêt que du seul positionnement et de l’incantation.
Il est donc logiquement permis de s’interroger pour savoir si l’action municipale permet, à Toulouse, de développer la fraternité affichée et revendiquée.
• Favoriser, en toutes circonstances, le bouillonnement républicain en soutenant la culture, le monde associatif, les actions concrètes Initiées dans les quartiers, par les citoyens, les toulousains.
Il est donc permis de se demander si les baisses de subventions aux associations décidées par la droite toulousaine favorisent la fraternité ?
• Faire preuve de solidarité, chaque fois que l’on le peut, en permettant à l’action publique de venir soulager, dans la vie quotidienne, celles et ceux qui sont dans une situation financière difficile et précaire.
Il est donc permis de se demander si la suppression de la gratuité pour les plus défavorisés dans les cantines scolaires ou les augmentations de multiples tarifs, comme ceux des CLAE, favorisent la fraternité ?
•  Accompagner celles et ceux qui vivent aux marges de notre société car ils n’ont ni logement, ni ressources, ni possibilité réelle de sortir de leur situation
Il est donc permis de se demander  si la récente décision de fermer les samedis et dimanches le centre social du Ramier favorise la fraternité ?
• Accueillir les populations étrangères qui victimes de la guerre, en danger de mort, demandent à se réfugier et à être protégées.
Il est donc permis de se demander si la décision du maire de Toulouse de refuser l’accueil des réfugiés favorise la fraternité ?
 
Encore une fois la communication et le spectacle remplace l’action.
On le savait, Toulouse est la ville de l’innovation :  elle vient, encore une fois, de le prouver en inventant la fraternité virtuelle.

Quelques remarques sur le discours de vœux du maire de Toulouse

Toulouse Capitole
Comme chaque année cérémonie de vœux au Capitole où j’ai écouté avec attention le discours du maire de Toulouse.
Une première partie sur le nécessaire rassemblement républicain, sur la fraternité souhaitée et souhaitable au moment où notre pays connaît et traverse des heures graves.
Plus inattendue, la dénonciation des dangers du populisme et de l’extrême droite dans la bouche d’un responsable politique qui tout en se positionnant comme « centriste » n’a jamais voulu appeler à battre un candidat d’extrême-droite, à une élection locale, lorsqu’il était opposé à un candidat socialiste et qui n’hésite pas, par moment, à se complaire dans le vocabulaire populiste : des paroles et des actes.
Puis la longue litanie des chantiers et des réalisations sans que nous puissions vraiment comprendre quel en est le sens, quel est le projet porté par cette énumération. Peut-être tous simplement n’y a-t-il pas ? « Il faut agir » a proclamé le maire de Toulouse. Bien sûr, mais encore faut-il donner du sens aux actions, sinon ce n’est que de l’agitation.
Regrettable aussi, qu’il n’ai pas eu la délicatesse d’expliquer, que parmi les nombreux projets cités, la plupart avaient été lancés et préparés par la gauche toulousaine.
Pour finir une ode à la collaboration entre les collectivités locales dont il serait le grand artisan. Difficile de faire moins que d’appllquer la loi. Difficile aussi de faire moins après les revers électoraux que le maire de Toulouse a subi, malgré son engagement personnel fort, lors des dernières élections départementales et régionales.

Fiscalité des entreprises : une double peine pour notre territoire

« C’est à Toulouse que le niveau moyen de la CFE par habitant est le plus élevé de France. C’est pourquoi nous les réviserons. » ainsi s’exprimait celui qui n’était encore que le candidat Jean-Luc Moudenc dans son programme de campagne pour les élections municipales de mars 2014.

Aujourd’hui, à l’occasion du conseil de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, vient de revenir sur un de ses engagements. Celui-ci a fait voter, contre l’avis des élus socialistes, une hausse, sans précédent, de la Contribution Foncière des Entreprises de 9 % ainsi qu’une nouvelle hausse des taux d’imposition intercommunaux de 7 % pour 2016, après une première hausse de 7,5 % en 2015.
Nous regrettons qu’à ces augmentations de la fiscalité, qui font peser un effort considérable aux habitants et aux entreprises de la métropole, ne réponde pas une feuille de route claire du projet Métropolitain et de ses investissements, consolidés avec ceux en faveur des transports en commun.
Cette hausse sans précédent de la CFE va impacter directement l’équilibre financier de nombreuses entreprises de notre territoire dans une période où la reprise économique est encore fragile.
A l’heure où la confiance des citoyens envers leurs élus se délite, ce double reniement d’engagements de campagne contribue a décrédibiliser la parole du politique plutôt qu’à instituer un dialogue renouvelé avec nos habitants.
Pourtant, un scénario financier, réaliste, fruit d’un travail et d’un dialogue commun toutes sensibilités confondues, avait été élaboré en 2014. Celui-ci prévoyait de préserver un niveau d’investissement significatif, sur la base d’une augmentation de fiscalité maîtrisée. Malgré nos demandes, ce scénario n’a, une nouvelle fois, pas été choisi.

« Comme en 2014, le Président de la Métropole a rejeté la demande des élus socialistes de limiter la fiscalité des ménages et des entreprises au strict nécessaire. Nous considérons ces augmentations comme excessives. Nous prenons acte de cette obstination à faire peser de lourds sacrifices à l’ensemble des ménages et entreprises métropolitaines. » a conclu Claude Raynal.

Claude Raynal
Président du groupe socialiste Toulouse Métropole
Sénateur de la Haute-Garonne
Vice-Président de Toulouse Métropole

Un enjeu de santé publique : la Communauté Urbaine doit se réveiller !

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Cet après-midi, en conseil communautaire de Toulouse métropole je suis intervenu pour alerter mes collègues sur la problématique de l’air dans notre aire urbaine.

Comme je l’ai expliqué, si nous ne prenons pas rapidement des mesures appropriés, nous aurons, devant nous, un grave et important problème de santé publique.
Le triste preuve est dans l’actualité : depuis une semaine, des pics de concentration préoccupants ont été constatés par l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (ORAMIP) dans notre agglomération … et le phénomène n’est pas bien sur nouveau.
Rappelons, par exemple, cette étude, baptisée Aphekom et publiée par l’Institut de Veille Sanitaire, en septembre 2012, qui observe l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 villes européennes, dont Toulouse. Déjà à l’époque, avec des normes qui ont depuis évolué, l’étude prouvait, en autre, qu’une diminution des particules fines de 14,2 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes par mètre cube, permettrait à chaque toulousain de gagner 3,6 mois d’espérance de vie.
Agir donc.
Toulouse Métropole dispose d’un Plan Climat Énergie Territorial (PCET) 2012-2020, adopté en mars 2012 par le Conseil de Toulouse Métropole. En application de la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, la Communauté Urbaine va devoir adopter un Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) avant le 31 décembre 2016. Une opportunité qui va nous permettre de proposer et de prendre des mesures concrètes pour la qualité de l’air.
Reste un doute, une inquiétude : comment éviter que l’argument environnemental ne soit pas un slogan supplémentaire aux mains du marketing politique ?
Pour répondre, prenons un seul exemple même si il y en a bien d’autres : En 2013, nous avons mis en service la  Liaison Multimodale Sud-Est (LMSE) , un axe de 5 kms exclusivement réservée aux bus et aux modes doux et  destiné à améliorer la qualité de la circulation et des échanges entre les quartiers sud-est de Toulouse depuis Ramonville, Montaudran et les quartiers de Malepère et Marcaissonne, les communes de Saint-Orens et Quint-Fonseugrives. Deux années plus tard, très exactement le 9 avril dernier, la nouvelle majorité du conseil communautaire de Toulouse Métropole a voté l’ouverture partielle de la LMSE à la circulation automobile ! Double discours ? Incompétence ? Certainement un peu des deux, mais au final une seule victime … l’air que nous respirons !

Si vous voulez réveillonner salle des Illustres …

Vous ne savez pas quoi faire pour le réveillon du premier de l’an et vous avez 30 000 € qui traînent au fond de votre poche ? Louez la salle des Illustres … c’est maintenant possible.

Et oui, depuis le conseil municipal de vendredi dernier, la droite toulousaine a décidé de vendre la maison commune des toulousains comme un baril de lessive.

Désormais la salle des Illustres, notre salle des mariages, mais aussi la salle Henri Martin ou la salle Gervais peuvent être louées par un particlier, un organisme ou une entreprise.

« Normal, le Capitole est un musée » nous a expliqué Jean-Luc Moudenc pour justifier cette initiative.

Étrange décision qui en dit long …. Autant je trouve tout à fait logique de permettre à certains lieux prestigieux comme les Jacobins, les Augustins,… d’accueillir des manifestations non publiques autant je suis oppposé, à cette procédure, en ce qui concerne le Capitole.

Et ce pour trois raisons.

D’abord parce que le Capitole c’est une part importante de la mémoire de Toulouse : de Napoléon au Général de Gaulle, de François Mitterrand au Roi d’Espagne en passant bien sûr par le Stade Toulousain il fut, il est le lieu privilégié de la petite comme de la grande hIstoire.

Ensuite, parce que,  par définition,  la maison commune, notre Hôtel de Ville est un lieu de neutralité républicaine. Dans une époque où le marché est présent partout, est-il utile de lui ouvrir cette nouvelle porte ?

Enfin, parce que l’ image du Capitole n’est pas à vendre : accueillir une entreprise en ce lieu c’est commercialiser le bâtiment, les peintures d’Henri Martin, les bustes de Fermat, de Riquet ou de Jaurès.

De plus lorsque l’on voit les mesures de sécurité qui sont actuellement en cours dans les bâtiments publics, on peut aussi s’interroger sur l’opportunité de cette décision.

Une étrange initiative … .

Dommage …

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En pleine conférence mondiale sur le climat, le loupé de la Mairie de Toulouse ne passe pas inaperçu.

Suite aux débordements de casseurs dans le centre-ville de Toulouse le 21 février dernier, le conseil municipal, dans sa séance du 6 mars, avait adopté la proposition d’octroyer aux commerçants des heures de gratuité de stationnement pour leurs clients. J’avais voté cette délibération sans problème.

Lors du débat, les élus écologistes et communistes avaient proposé que cette mesure soit accompagnée par des tickets de transports en commun gratuits afin d’inciter les toulousains à venir au centre-ville par les transports collectifs, voir les habitants extérieurs à Toulouse en utilisant les parkings de délestage.

Initialement prévu pour le printemps, le dispositif adopté par le conseil municipal, en liaison avec les représentations professionnelles des commerçants, a été mis en place hier, samedi 28 novembre.

Force est de constater qu’a coté des 40 000 tickets de stationnement mis à la disposition des commerçants, aucune initiative n’a été prise en faveur des transports en commun.

C’est dommage.

 

Solidaire, citoyen, républicain.

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Le deuil national décrété par le Président de la République est achevé.
La France n’en a malheureusement pas fini avec le terrorisme et les événements survenus hier à Saint-Denis sont là pour le rappeler.
Les trois jours de recueillement national n’ont effacé ni la colère, ni la peine, ni les craintes, ni les questions.

Beaucoup de choses ont été dites. Parfois trop. Chacun a traversé cette période comme il l’a ressenti.
Pour ma part, comme beaucoup d’autres élus locaux, j’ai choisi le silence. Inutile de rajouter aux mots de François Hollande. Il a parlé au nom des français, il a parlé au nom de la France. Je me suis contenté d’être, à ma place, présent, mobilisé, solidaire, citoyen, républicain.

La lutte contre la barbarie est un combat national, international. Les annonces du Président de la République sont fortes et doivent trouver rapidement un aboutissement … .
Les élus locaux ont, aussi, un rôle à jouer. Celui de donner sens et de conforter le pacte républicain. Celui de donner corps et réalités aux valeurs républicaines. Celui de favoriser le vivre ensemble et de construire une ville toujours plus fraternelle, plus solidaire, plus juste.
A Toulouse, comme ailleurs, chacun peut juger, si les actes politiques, les actions, les mesures, les décisions sont en conformité avec les déclarations. C’est là que le débat politique reprend son cours. Il doit désormais se poursuivre avec sérénité mais avec fermeté et conviction.

Mais quelle mouche a donc piqué le maire de Toulouse ?

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Mais quelle mouche a donc piqué le maire de Toulouse ?
Le communiqué de presse qu’il vient de faire paraître suite à l’inadmissible incendie volontaire de l’école Didier Daurat est proprement hallucinant.

En fait aucun insecte de la famille des diptères n’est responsable de son état. Le patient présente une pathologie finalement assez banale chez les responsables politiques de droite : le populisme.
Il y ajoute une touche plus personnelle : le ridicule.
Rien n’excuse les auteurs de cet acte et comme le maire de Toulouse, je souhaite que la police et la justice fassent leur travail avec rapidité et fermeté.
Pour le reste …on aurait attendu du premier magistrat de la 4ème ville de France plus de profondeur dans le propos …
Jugez plutôt, il suffit de lire… Affligeant !
# Mercredi 11 novembre 2015     
Feux de poubelle : déclaration de Jean-Luc Moudenc

En moins de 3 semaines, 2 bâtiments publics accueillant des enfants ont fait l’objet d’incendies criminels.

Grace au professionnalisme et à la réactivité des pompiers, de la police nationale et des services de la Ville, le pire a été évité à chaque fois. Qu’ils en soient félicités.

S’attaquer à des équipements utiles nécessaires pour l’éducation et la petite enfance n’est pas tolérable. C’est un geste inadmissible et criminel. J’appelle la Justice à punir les auteurs, dès qu’ils seront retrouvés, avec une sévérité totale.

Pour ces raisons, je vais saisir le Procureur de la République en tant que partie lésée par l’incendie de l’école Didier Daurat.

Quant à ceux qui cherchent des coupables politiques, sans doute pour faire oublier les vrais délinquants, ils s’enferment dans un combat militant qui est totalement déplacé et hors sujet, en fermant les yeux sur la racine du mal : le haut niveau de délinquance qui règne depuis plusieurs années dans notre ville, contre lequel nous luttons sans relâche avec des moyens sans précédent.

Le vandalisme d’écoles se produit trop souvent à Toulouse depuis des années. Ainsi, ce sont donc les petits gangsters qu’il faut combattre. Et cela passe non seulement par notre action volontariste et celle de l’État, mais aussi par la responsabilisation de leurs familles.

Comme le dit, avec une justesse d’analyse épatante pour son âge, le jeune Ahmed, élève en CM2, dans le quotidien régional de ce jour : « C’est la faute des parents qui laissent leurs fils traîner dehors. » Qui peut encore douter que la vérité sort de la bouche des enfants et chercher des responsabilités ailleurs ?

Jean-Luc Moudenc
Maire de Toulouse
Président de Toulouse Métropole

Deux nouvelles et fortes hausses d’impôts vont frapper les toulousains et les entreprises 

Podium
Les toulousains sont à peine remis du paiement de la hausse spectaculaire de 15 % des impôts locaux municipaux que la droite toulousaine et Jean-Luc Moudenc poursuivent leur matraquage fiscal.
Lors du conseil communautaire qui s’est tenu le mardi 10 octobre, le maire de Toulouse a annoncé deux nouvelles hausses :+ 7, 5 % de la part métropolitaine de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti – qui vient se rajouter à la hausse de 7,5 % pour cette année – et + 9% de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises).
Et voilà de nouvelles promesses électorales qui s’envolent.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse publié par le groupe socialiste de la Communauté Urbaine. Je vous recommande également l’article sur le même sujet publié par Romain Cujives sur son blog.

Communiqué de presse
Ce jour, à l’occasion du Conseil Métropolitain, s’est déroulé le Débat d’Orientations Budgétaires pour 2016. Celui-ci a pour objet de débattre des grandes tendances du budget et des grands choix à venir, tout en faisant le bilan du budget passé, ce qui permet d’évaluer la santé financière de la collectivité.
Si, pour Claude Raynal, Président du groupe socialiste Toulouse Métropole, ce rapport d’orientation budgétaire est « pauvre » au regard de la dimension de notre Métropole, avec seulement deux pages consacrées aux éléments de prospective, il n’en reste pas moins riche en enseignements.

Le 6 juin dernier, le Président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, faisait voter, contre l’avis des élus socialistes, une hausse des taux d’imposition intercommunaux de plus de 15% sur deux ans. Lors de ce vote nous avions jugé cette décision grave et excessive car cette hausse allait très largement au delà du besoin financier annuel que nous avions collectivement accepté.
Aujourd’hui les arguments que nous avions avancés lors du débat sur le vote des taux d’imposition ont pris un sens nouveau. Cette hausse était justifiée, selon Jean-Luc Moudenc, par une volonté de réaliser un très haut niveau d’investissement en 2015.

Le document support au Débat d’Orientations Budgétaires a montré que le montant d’investissement réalisé en 2015 n’était que de 185 millions d’euros en lieu et place des 240 millions d’euros annoncés. Pour Claude Raynal, « L’augmentation brutale d’impôts subie par les habitants de la Métropole ne se justifiait donc en rien. »
D’autre part, il a été annoncé, dans une grande discrétion, une augmentation de 9% pour 2016 de la Contribution Foncière des Entreprises (CFE).

Lorsque Pierre Cohen, alors Président de la Métropole, avait proposé une hausse mesurée (1%) de cette contribution, la droite s’insurgeait relayant « un cri d’alarme de la part des petites et moyennes entreprises ». De plus, dans son programme de campagne, le Président de la Métropole lui même affirmait que « c’est à Toulouse que le niveau moyen de la CFE par habitant est le plus élevé de France. C’est pourquoi nous les réviserons. » Nous n’avions pas compris que « réviser » voulait dire « augmenter ».

Cette hausse sans précédent va impacter directement l’équilibre financier de nombreuses entreprises de notre territoire.
Nous le regrettons.
Dans ce contexte, Claude Raynal, rappelle que « Les élus socialistes s’opposent à une stratégie financière qui consiste à prélever toujours plus d’impôt avant que les choix d’investissement ne soient clairement arrêtés. »

Claude Raynal
Président du groupe socialiste Toulouse Métropole
Sénateur de la Haute-Garonne
Vice-Président de Toulouse Métropole

 

La démocratie participative n’est décidément pas une priorité municipale

 

 

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L’adjoint en charge de la démocratie, également responsable du commerce, a donc été démis de ses fonctions. En toute discrétion. La même que celle qui avait guidé son action depuis plus d’un an.

Ce n’est pas faute de l’avoir interrogé, régulièrement, à chaque conseil municipal, sur ses intentions et ses projets. Lors de notre dernière séance, dans un mélange d’arrogance et de désinvolture, il a été dans l’impossibilité de répondre aux questions de l’opposition.
Ses collègues, comme le maire, avaient du mal à masquer leur expression affligée.

Pour ne prendre qu’un exemple de son attitude cette surprenante affirmation : « le budget participatif, c’est du clientélisme ».
De quoi s’agit-il ? Sous la mandature de Pierre Cohen, chaque secteur avait à sa disposition un budget de 300 000 euros qui était utilisé, sur proposition des habitants, après discussion, par les différentes commissions de quartier pour mener des petits projets d’amenagements et d’équipements.
Par exemple, dans le quartier de Croix de Pierre dont j’avais la charge, nous avions aménagé le jardin attenant à la salle de quartier Lafage et réhabilité un grand espace public à côté du collège Bécanne.
Lors de la campagne électorale des municipales, nous avions même proposé d’étendre ce budget participatif à 1 million d’euros par secteur.

Aujourd’hui la droite toulousaine a supprimé ce dispositif. C’est une erreur car l’implication des habitants dans la vie de leur quartier est toujours un plus. Confondre participation et clientélisme dénote une vision passéiste et une méconnaissance totale de ce qu’est aujourd’hui la démocratie locale.

Derniere observation, l’argumentation portée par le désormais ex-adjoint à la démocratie et numéro 3 de la liste de droite aux prochaines régionales pour justifier son éviction : « j’ai besoin de temps pour faire campagne ». Chacun appréciera.

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