Restauration scolaire : ne faut-il pas sortir de logique industrielle ?

 Cantine
La mairie de Toulouse a annoncé la semaine dernière un partenariat entre le service de la restauration municipale et le chef étoilé Stéphane Tournié pour améliorer les repas servis dans les cantines.
En soit, cette initiative va dans le bon sens : faire travailler ensemble un chef reconnu et les cuisiniers de la ville ne peut qu’aller dans le bon sens. Je connais Stéphane Tournié, la qualité de son travail, sa passion du goût et je le crois sincèrement déterminé à changer les choses.
Cette opération survient dans un contexte particulier qui a vu, depuis quelques mois, les critiques et les protestations sur la qualité des repas servis aux petits toulousains se multiplier. 
On le sait,  les contraintes réglementaires, le respect des normes d’hygiène, la fabrication de repas dans un lieu unique et le réchauffage des plats rendent l’exercice complexe. Pour autant, la mise place de cette convention est-elle la seule réponse, bien tardive, adressée par la municipalité aux alarmes multipliées des parents et des conseils d’école ? J’ai entendu, à plusieurs reprises, les élus en charge de ce dossier expliquer qu’il n’y avait pas de problèmes et que les remarques des parents étaient infondées. L’initiative qui vient d’être prise semble prouver le contraire … .
Espérons donc que cette opération ne se résume pas à un moment de communication … et que la qualité des repas puisse effectivement progresser : elle en a, de toute évidence, bien besoin après la dégradation continue constatée depuis plusieurs mois.
Mais au-delà, le problème est plus large. Malgré l’enthousiasme et la rigueur professionnelle des cuisiniers et des agents municipaux, la question centrale reste celle de la méthode de production.
Soyons clairs, lorsque l’on fabrique  près de 35 000 repas quotidien, on est très clairement dans le domaine de la cuisine industrielle.
Bien sur des marges de progression gustatives sont encore accessibles mais au final les conditions d’une élaboration en liaison froide ne seront jamais compatibles avec la qualité attendue par les familles et les enfants.
Depuis quelques années, en matière alimentaire, une prise de conscience a eu lieu. Dans notre quotidien, nos comportements, nos modes de consommation, notre exigence de traçabilité se sont fortement développés.
Prenons par exemple la question des légumes frais : comment éduquer les jeunes générations à leur consommation s’il ne sont pas présents dans les assiettes scolaires ?
Alors, ne faut-il pas, dès à présent, étudier un nouveau système décentralisé de fabrication ?

La création de plusieurs cuisines scolaires de proximité ne doit-elle pas être envisagée ?
Ne doit-on pas imaginer dès aujourd’hui ce que sera la restauration scolaire des prochaines années ?
Bien évidemment la question du coût sera centrale. Mais elle ne peut être un obstacle à la réflexion et à la prospective d’autant plus qu’au final, l’investissement public dans le domaine de la santé devrait être aussi une priorité municipale.
Il faut donc ouvrir le débat, Il est essentiel si l’on veut concrètement agir sur la qualité et le goût des repas servis aux petits toulousains.

+ 7,5 % : une nouvelle augmentation d’impôts pour les toulousains

Taxes

Les années se suivent et se ressemblent. Avec l’arrivée des beaux jours, c’est une nouvelle augmentation des impôts qui vient frapper les toulousains.
Même si il avait été annoncée, ce nouveau coup de massue vient alourdir le matraquage fiscal imposé par la droite toulousaine et Jean-Luc Moudenc depuis son arrivée au Capitole.

En clair, les parts métropolitaine de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti vont connaître une nouvelle augmentation : + 7, 5 %
Elle s’ajoute au + 7, 5 % de l’année dernière, au + 15 % de la ville e Toulouse, au + 9 % de la Cotisation Foncière des Entreprises, aux multiples hausses de tarifs, … .
Cette nouvelle augmentation brutale n’est justifiée ni par la situation financière ni par un montant d’investissement en adéquation avec l’effort demandé aux contribuables.

Véritable stakhanoviste de la hausse, expert en mensonge électoral, le maire de Toulouse jusqu’en 2020 ne s’arrêtera malheureusement pas en « si bon chemin » et compte défendre âprement le titre de champion de France de hausse des impôts locaux acquis l’an passé.

En fait, par principe, par idéologie, presque par réflexe, Jean-Luc Moudenc constitue un bas de laine. Pourquoi faire mystère ? Tel Harpagon et sa cassette de dix mille écus d’or il amasse, il remplit les caisses alors que le rôle d’une collectivité est d’investir, de redistribuer, de faire preuve de solidarité en soutenant les plus précarisés.

Jeudi dernier, lors du conseil communautaire maire de Toulouse a pourtant fait une confidence : « si la situation s’améliore, je ferais baisser les prélèvements ».
Traduction, en 2019, un an avant les élections municipales qui marqueront la fin de son mandat, notre feuille d’impôts sera revue à la baisse : sans commentaire … .

Retrouvez le compte-rendu du dernier conseil municipal

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Lors du Conseil municipal du 18 mars 2016, le groupe socialiste et républicain a vivement dénoncé la tenue de seulement quatre conseils municipaux par an (les seuls rendus obligatoires par la loi). « Nous ne nous sommes pas vus depuis le mois de décembre », a notamment déploré Pierre Cohen. « Le conseil municipal n’est plus l’instance du débat démocratique indispensable à la quatrième ville de France. »

Les élus socialistes ont tenu à s’associer aux célébrations en mémoire des victimes du terrorisme et de la haine antisémite, disparues les 11, 15 et 19 mars 2012 à Toulouse et à Montauban. Ils ont souligné à cette occasion l’importance de faire vivre la cohésion sociale et la République.

Prolongement de la ligne B : vers l’asphyxie de la métropole

L’arrêt du prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège, s’il n’était pas à l’ordre du jour du Conseil, a fait l’objet de vifs débats lors des propos liminaires du Conseil, Pierre Cohen voyant dans la décision de Jean-Luc Moudenc une posture politicienne qui l’amène à oublier les besoins urgents de mobilité des habitants de la Métropole. « Avec l’arrêt du PLB, après ceux du tramway et des bus en site propre, c’est toute la colonne vertébrale du réseau de transports de la métropole qui s’effondre », a-t-il souligné. « L’asphyxie de la métropole va inexorablement se poursuivre. »

Augmentation du point d’indice des fonctionnaires : une bonne nouvelle

Pierre Cohen s’est par ailleurs réjoui de la décision du gouvernement d’augmenter le point d’indice des fonctionnaires, et a déploré l’attitude de Jean-Luc Moudenc, qui considère qu’il s’agit d’une offense aux collectivités. « Son attitude témoigne de son désintérêt pour les fonctionnaires » a-t-il déclaré. Joël Carreiras a lui aussi estimé «qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les fonctionnaires. »

Fiscalité : la gauche ne cautionne pas

Le groupe socialiste a décidé de s’abstenir sur le vote des taux d’imposition (stabilité fiscale). Joël Carreiras a expliqué que le groupe refusait ainsi de cautionner la politique fiscale menée par la droite toulousaine, qui avait décidé d’une augmentation des impôts de 15% en 2015. Les effets de cette hausse sur le pouvoir d’achat pèseront jusqu’à la fin du mandat.

Renouer avec la solidarité

Gisèle Verniol a par ailleurs appelé la municipalité à renouer avec une politique de solidarité à Toulouse, notamment auprès des familles qui vivent durement la fin de la gratuité de la cantine pour les plus démunis et l’augmentation conséquente des tarifs des CLAE. Claude Touchefeu a de son côté pointé l’absence d’évolution dans le nouveau contrat de ville proposé à l’approbation des élus. « Dans ce domaine plus encore que dans d’autres, il est indispensable d’être innovant ! »

Euro 2016

Alors que l’Euro 2016 doit avoir lieu dans quelques semaines, François Briançon a regretté que le projet toulousain global d’accueil de cette manifestation n’ait pas fait l’objet d’une délibération et d’un débat en conseil municipal. Il a néanmoins estimé que « l’heure n’est pas à la polémique mais au rassemblement des Toulousains pour la réussite de cet événement. L’heure du bilan viendra après. »

Associations malmenées

Les uns et les autres ont déploré la poursuite de la baisse des subventions aux associations, qui fragilisent le tissu social. Romain Cujives a de son côté déploré que l’accès aux salles municipales soit désormais payant pour les associations. « C’est un mauvais signal, qui vient s’ajouter aux baisses des subventions. »

Culture : des choix contestables

Vincentella de Comarmond a regretté, une fois de plus, la baisse des  subventions aux associations culturelles et plus spécifiquement celle du musée des Abattoirs, « qui réduit les marges dédiées à l’artistique et à l’action culturelle. » Elle s’est étonnée que dans ce contexte budgétaire contraint, le président du syndicat mixte qui gère les Abattoirs ait choisi de percevoir une indemnité, ce qui n’était pas l’usage… Vincentella de Comarmond s’est également inquiétée du devenir du théâtre Sorano, que la ville a confié à l’association Théâtre populaire d’aujourd’hui. « Sébastien Bournac, son directeur artistique, est une personnalité emblématique de la création théâtrale, un metteur en scène aux qualités humaines et artistiques incontestables, mais aura-t-il les moyens de développer son projet (avec 900 000 € en année pleine) ? »

Pierre Cohen s’est de son côté étonné du sort fait par la municipalité au Printemps du rire, qui s’est vu signifier, alors que la programmation était largement engagée, l’arrêt total des subventions et des aides. « C’est un festival qui existe depuis plus de 20 ans, avec sa notoriété, son public. Une telle décision est incompréhensible. »

Projets urbains : d’avantage de concertation

Isabelle Hardy s’est, quant à elle, interrogée sur le devenir du quartier Arnaud Bernard. « Toutes les actions sont au point mort depuis deux ans, ce qui est catastrophique pour ce quartier : projet de réaménagement urbain, action en faveur des commerces, propreté…. et le dialogue avec les habitants a été rompu. » Elle s’est également inquiétée de la situation des commerçants qui occupent les kiosques de l’esplanade François Mitterrand et dont les jours sont désormais comptés. Sur la méthode, elle a dénoncé une gestion humaine désastreuse. Elle a également suggéré qu’un véritable projet de réaménagement de cette esplanade soit élaboré. « Réfléchissez en terme de circulation, de confort pour les piétons, de diversité commerciale… pensez aussi à la valeur patrimoniale de ces kiosques. Et ensuite seulement vous pourrez prendre une décision qui a du sens et de l’ambition. »

François Briançon a plus largement pointé la question de la sécurité à Toulouse. « La sécurité, on doit la résoudre et pas l’exploiter électoralement. Evitons les postures et agissons ! » Il a également rappelé : « Nous ne sommes pas opposés à la vidéosurveillance, dans la mesure où elle est réellement utile aux missions de la police et de la justice. En revanche, nous dénonçons les opérations de cosmétique inutiles. »

Ancienne caserne de Compans : un projet mal ficelé

La délibération proposant l’échange d’un site municipal situé à Compans Cafarelli abritant des services municipaux contre un immeuble à Borderouge appartenant à l’Icade, a fait l’objet d’une levée de boucliers. Joël Carreiras a demandé le report de cette décision, le projet suscitant un trop grand nombre d’interrogations. « Il n’a fait l’objet d’aucune concertation, le projet de campus numérique que veut installer l’Icade n’est pas défini, il n’est pas intégré dans le plan guide urbain qui vient d’être lancé sur le quartier. » Pierre Cohen a renchéri en notant qu’il était nécessaire de réfléchir sur un projet urbain global pour le quartier de Compans/Brouardel.

Vers la parité des noms de rues ?

Le plan d’action pour l’égalité femmes/hommes a été présenté. Claude Touchefeu a regretté son retrait par rapport au précédent plan, notamment sur les violences faites aux femmes. En marge de ce plan d’action, François Briançon a proposé que la parité devienne un principe dans l’attribution des noms des rues à Toulouse. Cette proposition a été retenue.

Les vœux

Les conseils municipaux se concluent généralement par des vœux, présentés par les groupes politiques. Deux vœux présentés par la majorité consistaient à demander au conseil départemental des actions qu’il mène déjà en faveur des collèges. Les considérant comme sans objet, les élus socialistes n’ont pas pris part au vote.

Un troisième vœu proposait de condamner le mouvement de boycott contre le pays d’Israël. Derrière des positions consensuelles, comme la condamnation du boycott (d’ailleurs déclaré illégal par un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de

Cassation), la poursuite de la coopération entre Toulouse, Tel-Aviv et Ramallah, la nécessité d’une coexistence paisible de deux Etats dans des frontières sûres et reconnues, Jean-Luc Moudenc a fini par reconnaître qu’il s’agissait en fait, d’abord et avant tout, de refuser d’accueillir dans les salles municipales des événements visant à promouvoir le boycott d’Israël. Six élus socialistes ont voté pour, deux n’ont pas pris part au vote.

Enfin, le groupe socialiste a présenté conjointement avec le groupe communiste deux vœux, l’un relatif à la dégradation du service public de l’éducation à Toulouse et l’autre en faveur d’un développement des transports en commun. Le conseil municipal s’est ainsi terminé comme il avait commencé : sur l’absence de réponse aux besoins urgents des habitants de la métropole en matière de transports en commun…

Le PS31 lance une grande campagne militante pour le prolongement de la ligne B

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Ce matin, j’ai participé à la conférence de presse organisée par le fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne pour dénoncer l’abandon par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, du prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège.
Ces derniers jours les élus, les collectivités locales, le monde économique, les usagers des transports en commun, les automobilistes, … se sont mobilisés pour dénoncer cette décision incompréhensible.
Le Parti Socialiste, à sa place, avec ses militants, a décidé de participer à cette mobilisation : dans un premier temps 50 000 tracts seront distribués dès ce week-end ; d’autres initiatives suivront.
Sébastien Vincini premier secrétaire fédéral est intervenu sur les raisons de notre mobilisation. Il a particulièrement insisté sur un élément qui, de mon point de vue, n’est pas suffisamment abordé lorsque l’on évoque cette question : il s’agit de la qualité de l’air et de la santé.
Au-delà de la question des bouchons qui persistent et se développent, les conséquences, dans les années à venir, des non-décisions en matière de transports en commun se traduiront par des problémes importants de santé publique.
La situation est déjà préoccupante : rappelons, par exemple, l’étude, baptisée Aphekom et publiée par l’Institut de Veille Sanitaire, en septembre 2012, qui observe l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique dans 25 villes européennes, dont Toulouse. Déjà à l’époque, avec des normes qui ont depuis évolué, l’étude prouvait qu’une diminution des particules fines de 14,2 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes par mètre cube, permettrait à chaque toulousain de gagner 3,6 mois d’espérance de vie.
Il est donc urgent d’agir. Jean-Luc Moudenc, lui, préfère attendre … .

Toulouse : retour à la case dodo

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On dit que l’histoire est un perpétuel recommencement.
Peut-être.
A Toulouse, en tous cas, elle nous fait un drôle de clin d’oeil, celui de l’endormissement.
Rappelons-nous le Toulouse des années 80.
Une  ville forte, dynamique, jeune, pleine de talents, appuyant son développement sur l’aéronautique, le spatial et son potentiel universitaire.
Une ville incarnée par Dominique BAUDIS, maire populaire, profondément attaché à sa ville et à ses habitants.
Au même moment, partout en France, les métropoles sortes de leur cocon. Pourtant, Toulouse reste en cale, enclavée, repliée sur elle-même, comme enfermée dans les limites de ses rocades.
Ce qui se passe à l’extérieur importe finalement peu. Comme si rien n’existait au-delà des limites communales ; sentiment d’autant plus prononcé que la qualité de vie est réelle même si la fracture sociale toulousaine s’installe durablement.
Certes, il est facile de juger les mandatures Baudis avec notre regard contemporain. Le constat est peut-être sévère, je pense qu’il n’en est pas moins juste.

Fort heureusement à partir des années 2000, Philippe DOUSTE-BLAZY, puis surtout Pierre COHEN ont permis à Toulouse de sortir de l’ornière. Notre ville devient métropole, entame une nécessaire transformation, s’ouvre et développe des politiques ambitieuses… enfin.

Malheureusement aujourd’hui c’est rebelote. Les années doudou sont de retour. Toulouse s’endort de nouveau. Tranquillement mais surement.
Ne nous y trompons pas, pour Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, cette situation n’est pas imposée par les circonstances. C’est son projet politique. Celui réclamé par une partie de son électorat qui veut une ville patrimoniale, assoupie, qui ne perturbe en rien leur quotidien.

La droite toulousaine écrit dans sa communication « Toulouse en grand ». Pourtant, les exemples ne manquent plus de la petitesse de son projet : dans le meilleur des cas on continue – avec beaucoup moins d’enthousiasme, de volonté et d’ambition – les réalisations initiées par Pierre COHEN. Pour le reste, c’est retour à la case dodo : le prolongement de la ligne B, … c’est non ; la poursuite du réseau tramway … oublié ; la cité de la danse … poubelle ; la maison de l’image … rideau ; la gestion publique des parkings … nada ; et la liste pourrait encore être longue.

Alors, en passant devant le Capitole … chut …. parlez bas … ne criez surtout pas : le maire dort ….

Il faut déclarer l’état d’urgence en matière de transport

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La vie politique locale se résumerait-elle à un long et interminable échange qui pourrait se résumer en une phrase : « ce n’est pas de ma faute, c’est de la tienne ».
De ce point de vue, la polémique actuellement en cours sur le prolongement de la ligne B du métro jusqu’à Labège en est le parfait exemple.
On a l’habitude de dire, le passé illustre l’avenir et permet de le comprendre. Peut-être, mais il n’est pas sur que cela suffise aux nombreux automobilistes qui s’entassent chaque matin et chaque soir dans les bouchons, faute de solution de transport en commun efficace.
Mettons tous le monde d’accord : le projet de PLB a effectivement été momentanément stoppé par l’ancienne majorité métropolitaine – pour permettre une répartition financière plus équitable entre les collectivités concernées – avant d’être relancé. C’est un fait, assumé par ailleurs – et encore aujourd’hui – par la majorité dont je faisais partie.
Le projet de PLB, enfin abouti, dont les travaux allaient être lancés, vient d’être stoppé net par Jean-Luc MOUDENC et ses amis : c’est aussi un fait et c’est celui qui va impacter notre quotidien.

Face aux critiques, Sacha BRIAND, au nom de la droite métropolitaine a cru bon défendre les décisions actuelles en évoquant celles du passé : une nouvelle posture politicienne aussi indispensable qu’une paire de moufles sur une plage en plein été.
J’ai lu ici ou là, sur les réseaux sociaux et ailleurs, des remarques agacées face à cette nouvelle partie de ping-pong.
Que les choses soient claires : qu’il s’agisse des bouchons, des transports en commun, du TGV, des modes doux … les dossiers transport et désenclavement sont, depuis trente ans, l’échec retentissant de la classe politique toulousaine, de droite comme de gauche.
Pourtant les bonnes volontées n’ont pas manqué : celle de Dominique BAUDIS avec le transport en commun de masse via le métro ; celle de Pierre COHEN en reconsidérant la place de la voiture et en définissant un vaste schéma de développement autour de lignes LINEO/BHNS et tramway.
Mais comme à chaque fois, aux pas en avant succèdent le recul ou le surplace : les petits calculs remplacent l’intérêt général.
A chaque fois, reconnaissons-le aussi, tous les conservatismes – d’un quotidien que l’on veut changer sans rien changer – se réveillent avant d’être exploités électoralement.

Que faut-il alors faire ?

D’abord, il faut réaliser le prolongement de la ligne B. Le dossier, les financements sont calés. Les travaux peuvent débuter. Pourquoi renoncer ? Ce projet n’est pas en opposition avec celui de la troisième ligne de métro. Il peut même apporter sur le plan calendaire comme sur le plan pratique,  une excellente complémentarité.
Jean-Luc MOUDENC est, jusqu’en 2020, le maire de Toulouse et le président de la métropole. Il a donc une responsabilité qui va bien au-delà des limites de sa commune et qui s’étend à toute l’aire urbaine. L’oublier, comme il le fait actuellement, est un formidable retour en arrière.
Je veux saluer l’initiative prise par Georges MERIC, président du Conseil départemental, pour proposer une table ronde réunissant l’ensemble des partenaires pour débloquer la situation. Le maire de Toulouse doit saisir cette opportunité, revenir sur sa décision incompréhensive et reprendre la discussion.
Il faut également poursuivre la ligne de tramway jusqu’à Matabiau et reprendre le développement du réseau bus.

Ensuite, il faut déclarer l’état d’urgence en matière de transport. Notre métropole, ne nous le cachons pas, est fortement handicapée par cette situation ankylosante. La métropole innovante, tournée vers les nouvelles technologies, la capitale du spatial et de l’aéronautique,  si fière de ses ressources, de ses talents a triste mine engluée dans les embouteillages et reportant sans cesse des projets, des décisions qui se transformeront demain en problèmes de santé publique.

Et puis, il faut associer. Les responsables politiques ont trop longtemps considéré que les transports étaient un domaine réservé car trop compliqué à comprendre et à appréhender. « Laissez-faire les gens sérieux » : à l’arrivée – malgré quelques réunions publiques lors de l’élaboration des Plans de Déplacements Urbains – les décisions s’élaborent sans les citoyens, les usagers,  mais aussi sans le monde économique qui contribue pourtant fortement au financement des infrastructures. Aujourd’hui, soyons ambitieux : aux cotés des élus, il est temps d’associer – y compris au sein du conseil syndical de Tisséo – les usagers et les entreprises.

Il est donc temps d’agir.

Métro à Labège : la grave erreur de Jean-Luc Moudenc

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L’annonce, hier après-midi, par le président du SICOVAL, Jacques OBERTI, de l’échec des discussions avec Jean-Luc MOUDENC, maire de Toulouse, sur le prolongement de la ligne B est une très mauvaise nouvelle pour le développement de la métropole toulousaine et au-delà de notre région.

Alors qu’un consensus politique et un accord financier avaient été trouvés entre l’ancienne majorité de Toulouse Métropole et le SICOVAL, alors que l’enquête publique avait abouti à un avis favorable, alors que tout est prêt pour lancer les travaux, alors que le financement est calé, le maire de Toulouse persiste dans son intransigeance et refuse toutes les solutions intermédiaires proposées par le SICOVAL.

Ainsi, il renvoie tout simplement des dizaines de milliers de toulousains et de métropolitains dans les bouchons sans perspective réelle d’amélioration pendant de longues années.
Alors qu’i est indispensable de l’étendre, l’offre de transports en commun se voit entravée d’une extension attendue et nécessaire.

Par ailleurs, cette situation prive également les entreprises d’un marché conséquent au moment où la situation économique et l’emploi restent très préoccupants.

Si cette situation se confirme dans les prochains jours c’est une grave erreur politique.
Il est encore temps, pour le maire de Toulouse, de faire preuve de responsabilité et de reprendre au plus vite la concertation avec la volonté d’aboutir et d’engager au plus vite les travaux de réalisation.

Les toulousains ont -ils élu un maire ou un concessionnaire automobile ?

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Les toulousains ont -ils élu un maire ou un concessionnaire automobile ?
Aujourd’hui la question mérite d’être posée.

Depuis quelques-mois, au sein de l’opposition à la droite toulousaine, plusieurs voix ont dénoncé une politique en faveur du « tout-voiture ». Pour ma part, je n’ai jamais utilisé cette expression la jugeant trop simpliste voir caricaturale.
Pourtant, au fur et à mesure des décisions de la municipalité conduite par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, l’expression prend, malheureusement, peu à peu du sens.

Prenons quelques exemples :
D’abord la politique du stationnement à l’abandon. Il suffit de se promener dans Toulouse, dans le centre-ville comme dans les différents quartiers, de jour comme de nuit, pour constater que la plus grande anarchie règne désormais. Des voitures partout, n’importe où, envahissant de nouveaux les trottoirs et le domaine public. Il n’aura fallu que quelques mois pour que les efforts effectués ces dernières années soient réduits à néant.
Ensuite des décisions incompréhensibles comme, par exemple, l’ouverture aux voitures de la Liaison Multimodale Sud-Est, un axe de 5 kms  destiné à améliorer la qualité de la circulation et des échanges entre les quartiers sud-est de Toulouse depuis Ramonville, Montaudran et les quartiers de Malepère et Marcaissonne, les communes de Saint-Orens et Quint-Fonsegrives.
Mise en service en 2013 cette liaison était jusqu’à présent exclusivement réservée aux bus et aux modes doux afin de favoriser les transports en commun. Mais ça c’était avant.
Enfin, les accidents, les accrochages de plus en plus nombreux dont sont victimes les piétons, les cyclistes … , les embouteillages qui perdurent et se développent … , bref un laisser-aller général qui rend Toulouse insécure.

Parallèlement les projets de transports en commun avancent peu : juste une ligne de métro à l’horizon à l’horizon 2030 dont le financement amputera tous les projets structurants et nécessaires : bref, le point mort.

Pourtant l’enjeu est de taille. Nous sommes aujourd’hui à un tournant et le retard accumulé se paiera cher en matière de santé publique. Avec le développement de la voiture électrique, des nouveaux usages de transport comme le co-voiturage, l’expansion des modes doux, la pietonnisation, c’est la place de l’automobile dans la ville qu’il faut repenser, imaginer. Mais pour cela il faut sortir des conformismes, résister aux pressions des lobbys, faire preuve de courage politique … tous ce qui manque en fait à la droite toulousaine.

 

Pourquoi j’ai voté contre l’exploitation de parkings toulousains par un groupe privé.

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Ce matin, en conseil communautaire de Toulouse Métropole, j’ai voté, comme mes collègues de gauche, contre la délégation des parkings toulousains à un groupe privé.

Alors que se présentait l’opportunité de permettre à la puissance publique d’exploiter directement ou indirectement ces équipements très largement amortis, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse jusqu’en 2020, a choisi de mettre en place une nouvelle délégation de 30 ans !

Je dois préciser que je ne suis pas opposé, comme certains à gauche et par principe, à des délégations des missions du service public à des entreprises privées. Je pense au contraire que les autorités publiques ne savent pas tout faire : dans de nombreux cas l’appel aux compétences des entreprises est souhaitable.

Pour obtenir le marché, Indigo va payer un droit d’entrée de 16 millions d’euros, puis 105 millions estimés de redevance sur la durée de la délégation. Il financera également  la construction du nouveau parking Jean-Jaurès pour un investissement de 27,5 millions d’euros.
Ce qui peut apparaître, au vu de l’importance des sommes, comme une bonne négociation, ne résiste pas une analyse approfondie : pour ne prendre qu’un exemple, imaginez qu’une partie de la redevance ne sera versée qu’à compter de la mise en service de la LGV en 2024, ou plus tard, ou jamais … .
La droite ne s’en cache pas l’objectif est de financer la troisième ligne de métro : en clair, faire venir plus de véhicules dans le centre ville pour permettre le déploiement des transports en commun. Drôle de paradoxe !

Mais au-delà des chiffres, ce qui pose question c’est l’extraordinaire contre-pied de cette décision. En effet, au moment où les enjeux environnementaux sont cruciaux, au moment où les modes et les moyens du transport sont en profonde mutation, il est préjudiciable de se priver de la maîtrise du stationnement. Imaginez un seul instant l’impact que pourrait avoir une grande politique publique du stationnement, volontariste, qui prenne en compte l’écomobilité, l’autopartage, le covoiturage, qui propose des solutions innovantes pour les livraisons, pour l’intervention des artisans ou des professionnels de santé … . 

Malheureusement, la droite toulousaine a choisi : ce sera la  concession au privé au détriment  d’un outil efficace pour la gestion du stationnement dans notre ville.

Au moment où de nombreuses métropoles se réapproprient la gestion du stationnement, Toulouse fait le choix inverse … encore une marche arrière !

Toulouse invente la fraternité virtuelle

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Fraternité.
Le mot est de circonstance et il a été choisi pour illustrer la campagne de vœu annuelle de la Ville de Toulouse. Personne ne contestera ce positionnement tant il correspond à une nécessité républicaine.
Pour autant, chacun s’accordera sur le fait que le slogan doit s’appuyer sur une réalité et des actions concrètes sinon il ne revêt que du seul positionnement et de l’incantation.
Il est donc logiquement permis de s’interroger pour savoir si l’action municipale permet, à Toulouse, de développer la fraternité affichée et revendiquée.
• Favoriser, en toutes circonstances, le bouillonnement républicain en soutenant la culture, le monde associatif, les actions concrètes Initiées dans les quartiers, par les citoyens, les toulousains.
Il est donc permis de se demander si les baisses de subventions aux associations décidées par la droite toulousaine favorisent la fraternité ?
• Faire preuve de solidarité, chaque fois que l’on le peut, en permettant à l’action publique de venir soulager, dans la vie quotidienne, celles et ceux qui sont dans une situation financière difficile et précaire.
Il est donc permis de se demander si la suppression de la gratuité pour les plus défavorisés dans les cantines scolaires ou les augmentations de multiples tarifs, comme ceux des CLAE, favorisent la fraternité ?
•  Accompagner celles et ceux qui vivent aux marges de notre société car ils n’ont ni logement, ni ressources, ni possibilité réelle de sortir de leur situation
Il est donc permis de se demander  si la récente décision de fermer les samedis et dimanches le centre social du Ramier favorise la fraternité ?
• Accueillir les populations étrangères qui victimes de la guerre, en danger de mort, demandent à se réfugier et à être protégées.
Il est donc permis de se demander si la décision du maire de Toulouse de refuser l’accueil des réfugiés favorise la fraternité ?
 
Encore une fois la communication et le spectacle remplace l’action.
On le savait, Toulouse est la ville de l’innovation :  elle vient, encore une fois, de le prouver en inventant la fraternité virtuelle.
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