Parler de la forme évite de parler du fond

Depuis une semaine les portes paroles de la droite toulousaine ont enfin trouvé un message pour les toulousaines et les toulousains.
Après le projet volé de métro électoral, après l’annonce fracassante de la transformation de la police municipale en BAC toulousaine, … Il fallait trouver une nouvelle manière de masquer l’absence de projet et de vision qu’un électeur est en droit d’attendre d’un candidat aux municipales. Le brainstorming conservateur a péniblement accouché d’une stratégie pour tenter de contrer l’annonce et la diffusion du programme électoral de la gauche toulousaine : Pierre Cohen refuse par lâcheté le débat électoral. Diable, l’argument est puissant. Surtout lorsque l’on connaît Pierre Cohen… .
Là comme ailleurs, parler de la forme évite de parler du fond. Et là comme ailleurs notre position est claire : Pierre Cohen et ses colistiers participeront à tous les débats qui au premier tour rassembleront les listes candidates. Il faut en effet respecter le rythme démocratique. Il y a un premier tour et il y aura un second tour.
C’est ce que Pierre Cohen a souhaité répondre au président départemental de l’UMP : « Au nom de quel principe les représentants de toutes les sensibilités engagées dans ces élections seraient écartés au profit de la liste de droite et de celle de gauche que j’ai l’honneur de conduire ? Voilà une bien étrange conception de la démocratie. »
Le porte parole de l’UMP, Pierre Espluglas qui s’est cru obligé d’y revenir : « un débat avec tous les candidats serait un capharnaüm ! » Édifiant !

Une réflexion au sujet de « Parler de la forme évite de parler du fond »

  1. Sur la forme, François, c’est Pierre Esplugas, et non Espluglas!
    Sur le fond, tu penses sincèrement qu’à 10 ce ne serait pas un capharnaüm (même si je n’ai jamais employé ce terme mais ce n’est pas grave)?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *