Qualité de l’air à Toulouse : maintenant il faut agir !

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Régulièrement, en conseil communautaire ou en conseil municipal, j’alerte sur la problématique de la qualité de l’air dans notre aire urbaine. La réalité est très simple.  Si nous ne prenons pas rapidement des mesures appropriés, nous aurons, devant nous, un grave et important problème de santé publique.

Pour lutter contre celui-ci , au-delà des pics de concentration préoccupants régulièrement constatés par l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées (ORAMIP), il faut prendre en compte la pollution du quotidien, celle avec laquelle nous vivons tous les jours, que l’on décrit compatible avec « ses normes acceptables ».

N’oublions pas la pollution du quotidien, celle avec laquelle nous vivons

Pour lutter contre les changements climatiques, la gauche métropolitaine avait fait adopter lorsqu’elle était en responsabilité, en 2012, un plan d’actions ambitieux. Ce Plan Climat Energie territorial proposait un programme de 130 actions pour adapter notre territoire au changement climatique.

Aujourd’hui, Toulouse Métropole s’est lancée dans l’élaboration d’un nouveau plan d’actions. Ce Plan Climat Air Energie Territorial –  son nouveau nom – devrait être adopté au printemps prochain. La consultation citoyenne a débuté le 12 décembre dernier : chacun peut y participer et contribuer.

C’est d’autant plus important que l’on peut douter de la volonté de la droite métropolitaine d’élaborer un plan ambitieux. On le sait, pour Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse pour les trois prochaines années, l’argument environnemental est trop souvent un slogan supplémentaire de son marketing politique.

L’argument environnemental est trop souvent un slogan de marketing politique.

Lors de ses voeux, lorsqu’il a évoqué la question de la qualité de l’air c’est pour parler, une nouvelle fois, de son projet de seconde rocade dont on sait qu’il a été jugé comme «incompatible avec les orientations du Grenelle de l’environnement» ni avec les «nouveaux enjeux de développement durable».

Autre exemple, en 2013, nous avons mis en service la  Liaison Multimodale Sud-Est (LMSE) , un axe de 5 kms exclusivement réservée aux bus et aux modes doux et  destiné à améliorer la qualité de la circulation et des échanges entre les quartiers sud-est de Toulouse depuis Ramonville, Montaudran et les quartiers de Malepère et Marcaissonne, les communes de Saint-Orens et Quint-Fonseugrives. Deux années plus tard, très exactement le 9 avril dernier, la nouvelle majorité du conseil communautaire de Toulouse Métropole a voté l’ouverture partielle de la LMSE à la circulation automobile, décision qui est entrée en application ses dernières semaines … .
Face a à ce double discours, il faut participer et de faire preuve de vigilance.

L’enjeu, on le sait, est avant tout celui de la circulation automobile. Trop souvent, les responsables politiques reculent devant l’impopularité des mesures à débattre. Parmi celles-ci, deux ne peuvent plus être éluder : la limitation de la vitesse sur les rocades toulousaines et le passage de la totalité de nos rues en zone 30 : Il faut d’urgence ouvrir le débat. Il faut agir.

 

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