Reynerie : jugé coûteux, le projet de Maison de l’image abandonné

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Ma réaction à l’abandon du projet de Maison de l’Image, parue dans la Dépêche du Midi du 30 avril 2014

La nouvelle majorité l’avait laissé entendre; c’est devenu une réalité. Dans le cadre de son plan d’économies, la mairie de Toulouseabandonne le projet de Maison de l’image que l’ancienne équipe municipale voulait réaliser à Reynerie. «Les finances de la ville de Toulouse se trouvent dans un état très dégradé après six années de laisser-aller budgétaire, explique-t-on au Capitole. Couplée à la forte réduction des dotations de l’État aux collectivités territoriales, cette situation contraint la nouvelle équipe à faire des choix en ne retenant que les projets les plus utiles. C’est pourquoi la municipalité de Toulouse a décidé l’abandon du projet de Maison de l’Image à la Reynerie. D’un coût prévisionnel de 23 millions d’euros, auxquels il fallait ajouter deux millions d’euros de coûts d’exploitation par an, ce projet n’avait pas rencontré d’adhésion forte ni des acteurs concernés, ni de la population du quartier. Au contenu particulièrement flou, il s’adressait surtout à quelques spécialistes et initiés. Il ne s’agissait pas d’un vrai projet culturel populaire et porteur d’attractivité suffisante pour la Reynerie». En écho à la décision de Jean-Luc Moudenc, Ahmed Chouki, tête de liste de «Toulouse en marche», avait affirmé à plusieurs reprises pendant la campagne électorale que les habitants de Reynerie avaient d’abord besoin d’une maison de quartier, une demande restée lettre morte auprès de la municipalité Cohen.

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Ancien adjoint au maire, aujourd’hui dans l’opposition, François Briançon (PS), s’insurge contre l’abandon d’un projet qu’il juge «structurant» pour le quartier : «Personne n’est dupe de l’opération de communication lancée par Jean-Luc Moudenc qui consiste à masquer l’infaisabilité de son programme derrière des accusations de comptes dégradés, ce qui est faux. L’abandon de la Maison de l’image aurait au moins mérité un débat avec les habitants et les acteurs culturels. La suppression d’un équipement central et d’envergure métropolitaine dans un quartier du Grand projet de ville (GPV) est un premier symbole inquiétant». «À peine un mois après son élection Jean Luc Moudenc trahit ses engagements vis-à-vis des quartiers» ajoute Pierre Lacaze (PCF) pour qui «c’est une honte».

La nouvelle équipe municipale, «particulièrement attachée au GPV», annonce qu’elle va «maintenir l’effort en faveur de la Reynerie. Pour cela, elle concentrera l’argent public sur des projets porteurs de développement et d’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers».

Le Capitole précise que «compte tenu des sommes engagées et des indemnités dues», l’économie consentie devrait avoisiner les vingt millions d’euros.

S.M.

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