Service minimum pour la démocratie locale

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Les élus de la droite toulousaine viennent de tenir une série de réunions dites de « démocratie locale » dans les différents secteurs toulousains.
Six réunions ouvertes à la population mais annoncées avec tant de discrétion que seuls quelques militants associatifs attentifs ont pu s’ y rendre.
A chaque fois, l’essentiel de la salle était donc composé du fan club grisonnant de la droite toulousaine qui avait été, n’en doutant pas, prié de venir faire nombre et boire la blanquette tiède servie en fin de réunion.
Difficile de savoir ce que la municipalité veut faire du système de démocratie locale mis en place par la gauche toulousaine. Après l’avoir tant critiqué, le maire de Toulouse n’a finalement pas changé grand chose au dispositif initial : les six secteurs et les quartiers qui les composent sont confirmés, l’organisation globale est maintenue, … .
Pourtant une différence essentielle existe : le système de démocratie de proximité a été vidé de sa substance. L’élu en charge de l’animer est aux abonnés absents, les ordres du jour ne sont plus établis collectivement avec les habitants et la concertation  se transforme en monologue de maires de quartiers satisfaits d’eux-mêmes.
Bref rien de passionnant …
Dernière nouveauté les comités de réflexions à gogo. Par exemple à Saint Cyprien il en a été créé sur tout les sujets : des projets d’aménagement pour la place du Ravelin, pour la Patte d’Oie, pour la Place Arzac, pour le parvis du collège Clémence Isaure … il y en a même un pour aménager un mur anti-bruit devant les Abattoirs !!!`
Mais la plupart de ses projets ne quitteront jamais les salles de réunions où ils sont imaginés. Au cours de la dernière réunion, Frank Biasotto, responsable du quartier Saint Cyprien l’a d’ailleurs dit avec sincérité : « Rassurez-vous, nous ne ferons pas tout »
On s’en doutait un peu ….

 

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