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Toulouse est une ville propre qui se salit, plutôt qu’une ville sale qui le reste


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Faut-il fermer le soir, les Berges de Garonne et les marches de Saint-Pierre ?
C’est la question que pose publiquement certains riverains ou professionnels de la Garonne.
Le constat est préoccupant : ce qui devait être une vitrine pour notre fleuve et notre ville est aujourd’hui une carte postale désolante.
La nuit fait son oeuvre et le lendemain un spectacle pitoyable s’offre aux promeneurs matinaux.

De toute évidence les services municipaux sont dépassés. D’une manière plus globale, dans toute la ville, nous sentons un réel relâchement comme la presse, les réseaux sociaux et les riverains s’en font l’écho.

Durant ses années d’opposition, le nouveau maire UMP de Toulouse avait fait de la propreté un de ses thèmes favoris. 
Espérons que ses premiers mois au Capitole lui auront au moins appris l’humilité à défaut d’une solution définitive aux problèmes réels qu’il soulevait.
Je n’irais pas plus loin dans ce constat. La propreté fait parti des sujets qu’il faut résoudre plutôt que de les exploiter de manière politicienne.
A la raillerie de la droite opposante ne succédera pas celle de la gauche. Il faut proposer des solutions pas des sermons.

Pierre Cohen et son adjoint à la propreté Alexandre Marciel avaient lancé un plan propreté ambitieux qui, de l’avis général, avait apporté une évidente amélioration. Mais il est clair que le graal n’était pas atteint. Il faut aujourd’hui poursuivre par un deuxième plan propreté. Il vient d’être annoncé dans la presse pour le début du mois de janvier 2015. Nous attendrons donc.
Les pistes ne manquent pas. Quelques idées : 
– utiliser les technologies de géolocalisation pour permettre à chaque toulousain d’être signaleur de malpropreté,
– remplacer nos poubelles peu adaptées à la hausse de la fréquentation urbaine par du mobilier urbain plus large, plus pratique et prévoir une implantation tous les 50 mètres, 
– comme cela a été fait ses 20 dernières années avec les déjections canines, faire du « jeter de mégots » une cause municipale en mobilisant les moyens de communication, en multipliant les cendriers urbains et en rendant obligatoire la présence de cendriers aux terrasses des bars ou des restaurants.

Les agents municipaux font un boulot formidable. Plutôt que critiqué il doit être encouragé.
Mais s’ils peuvent faire le maximum, ils ne feront jamais l’impossible. N’oublions jamais que Toulouse est une ville propre qui se salit, plutôt qu’une ville sale qui le reste.
Mais notre société est devenue absurde : on critique celui qui doit nettoyer avant celui qui salit.
C’est donc aussi de comportement qu’il s’agit.
Rien n’excuse les comportements constatés à certains endroits de la ville.
Rien n’excuse ce qui se passe sur les bords de Garonne, surtout les comportements de celles et ceux qui seront demain les futurs cadres, professeurs, médecins, de notre nation.
Certes les dispositifs techniques et humains doivent être positionnés en force dans les lieux de grande fréquentation et particulièrement dans les endroits festifs.
Mais la sanction doit aussi s’appliquer. Avec justice mais avec fermeté.

1 commentaire

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  • maurette

    sur le constat: OK. Sur les causes il faut approfondir. La saleté n’est pas le seul changement dans le quartier Daurade ST Pierre. Les stationnements intempestifs et non sanctionnés sur les larges trottoirs en particulier place de la Daurade, se généralisent.
    Pour moi, il y’a un projet « politique » derrière. a) mécontenter les habitants du quartier en montrant que les travaux de la municipalité précédente sont mal adaptés. Laisser se développer les stationnements sauvages contre la piètonisation. C’est la politique du pire dans le seul but de critiquer les évolutions remarquables -même si elles pourraient recevoir quelques observations mineures . Il faut donc tranquillement décoder cette politique et en chercher les objectifs.