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Conseil Municipal du 12 décembre 2014 : le compte rendu


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En introduction du Conseil de ce jour, Pierre Cohen, Président du Groupe socialiste, a dénoncé la chasse aux sorcières au sein de l’institution et exigé de Jean-Luc Moudenc qu’un audit des six premiers mois de leur mandat respectif soit effectué. Il s’est étonné de la distinction faite par la nouvelle municipalité entre intérêts de Toulouse et ceux de la Métropole. Cette vision conduit, par exemple, à abandonner l’effort financier supplémentaire de la ville-centre en faveur du transport en commun. 

L’ Euro 2016 se prépare mal
François Briançon a déploré le manque de préparation du dossier EURO 2016 : «On nous demande d’approuver des contrats entre la ville de Toulouse et l’UEFA alors qu’aucune négociation n’a eu lieu pour défendre l’intérêt de professionnels toulousains. Il faut préserver les retombées économiques et il est regrettable que la municipalité ne le fasse pas. Par ailleurs, je trouve anormal que seules 2000 places par match soient réservées aux Toulousains. Enfin j’ai des doutes sur le fait d’implanter la zone d’accueil des supporters (20000 personnes minimum pendant 1 mois), place du Capitole. »

Halte de nuit « Un toit sur la rue ».
La ville de Toulouse pérennise son engagement en faveur du dispositif Halte de nuit. Claude Touchefeu a salué cette décision, tout en faisant part de son inquiétude quant à l’annonce faite d’un nécessaire déménagement de la structure suite à des « problèmes de voisinage » : « Nous ne pensons pas que la localisation actuelle soit véritablement problématique et le lieu actuel a le grand avantage d’être mis à disposition gratuitement à l’association. »

Accueil permanent de grands précaires ou «Maison Goudouli»
L’équipe précédente s’était engagée, en partenariat avec Habitat Toulouse, dans la construction d’un bâtiment d’accueil permanent de grands précaires sur l’emplacement de l’ancien Lido. Jean-Luc Moudenc confirme l’abandon de ce projet au profit de la construction d’un parking.

-13% de dotations aux écoles
La globalisation des enveloppes des moyens de fonctionnement accordés aux écoles toulousaines masquait une baisse de 13 % par rapport à l’année précédente. Pour Gisèle Verniol, qui est intervenue au nom du Groupe socialiste, « Ces diminutions traduisent avec éclat l’intérêt porté [par la nouvelle municipalité] aux écoles de la République ». « M. le Maire, les petits Toulousains n’ont pas la même chance que les séniors à qui vous dédiez toute votre attention. C’est vrai qu’il ont entre 2 et 11 ans, et qu’ils ne votent pas encore » a-t-elle ajouté.

Suppression de subvention à des associations qui travaillent sur le handicap
Sous prétexte qu’elles ne font pas partie des obligations des communes, la municipalité supprime les subventions (moins de 2500€) aux structures associatives qui scolarisent des enfants en situation de handicap.

Un discours budgétaire malhonnête
La décision modificative présenté en Conseil démontre, une fois encore, la malhonnêteté du discours de l’équipe en place sur les finances de la ville : la délibération ne procède qu’à des ajustements et n’impose pas le grand emprunt promis pour « combler les caisses vides ». Joël Carreiras a, un fois encore rappelé aux élus de droite qui imputent les difficultés des collectivités locales au gouvernement en place que l’UMP avait prévu de faire porter 150 milliards d’euros d’économie à ces mêmes collectivités. Il a dénoncé, au Groupe socialiste, la suppression de la contribution transports exceptionnelle de la ville de Toulouse. « C’est l’ensemble des communes de Toulouse Métropole qui va devoir prendre en charge ce désengagement et la hausse d’impôts qui va avec ».

Une commission des libertés publiques détournée de ses objectifs
Une nouvelle commission est mise en place, mais « ses objectifs initiaux sont détournés », estime Pierre Cohen. Il a souligné devant l’assemblée la perte d’indépendance de cette structure chargé de veiller aux respect des principes démocratiques «par sa composition et son champ d’intervention, c’est une simple commission extra-municipale qui est aujourd’hui créée. »

Mettre le personnel communal au pas !
Interpellé sur le climat de défiance et l’insécurité que celui-ci génère au sein des services, Jean-Luc Moudenc a confirmé vouloir « la fermeté », face à « des noyaux de déloyauté ».

Laïcité : mot interdit
La municipalité remplace le Conseil de la Laïcité, créé en 2011 et approuvé à l’époque à l’unanimité du Conseil par une structure nommée « Toulouse Fraternité ». Les élus de droite assument parfaitement la hiérarchisation qu’il effectuent symboliquement puisque, pour l’adjoint en charge du dossier, « rien n’est plus beau qu’un imam, un prêtre et un rabbin qui se tiennent la main ». Les élus de l’opposition ont unanimement dénoncé cette prééminence du dialogue inter-religieux organisé par la municipalité, au risque de nourrir tous les communautarismes.

 

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