LMSE : direction l’asphyxie

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Il y a quelques jours, sur les réseaux sociaux, Jean-Michel Lattes, adjoint au maire en charge des transports et président de Tisséo, se félicitait de la prochaine mise en place de bornes d’accès dans la rue Pargaminières reliant la place Saint-Pierre à la place du Capitole.
Certes, cette initiative est une excellente nouvelle qui va dans le sens de la poursuite de la piétonnisation dans le centre-ville de Toulouse.
Sans vouloir doucher l’enthousiasme de l’adjoint aux transports, cette mesure n’est que la confirmation calendaire d’une décision déjà prise par Pierre Cohen qui devait rentrer en fonction après une période de transition qui, fort logiquement, s’arrête.
Mais l’essentiel n’est pas là. Ce qui m’a fait sourire c’est le commentaire associé : « Le Tout voiture à Toulouse ? Tout l’inverse en réalité !  »
Ouaf, ouaf, …   S’il faut des preuves, appelons la LMSE à la barre.
De quoi parle – t – on ?
La Liaison Multimodale Sud-Est est un axe de 5 kms  destiné à améliorer la qualité de la circulation et des échanges entre les quartiers sud-est de Toulouse depuis Ramonville, Montaudran et les quartiers de Malepère et Marcaissonne, les communes de Saint-Orens et Quint-Fonsegrives.
Mis en service en 2013 cette liaison exclusivement réservée aux bus et aux modes doux favorise les transports en commun, offre une alternative à la voiture et connaît un grand succès.
Rappelons d’ailleurs que l’élaboration de ce projet fut l’objet d’une lourde controverse entre les partisans de la création d’un tracé respectueux de l’environnement et du Canal du Midi et le président de TISSEO de l’époque, un certain Jean-Luc Moudenc.  Ce dernier avait envisagé de construire un nouveau pont sur le canal du Midi,  endommageant à jamais un site exceptionnel classé pourtant au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Heureusement, la mobilisation citoyenne reçue un renfort indispensable au travers de la déclaration d’utilité publique qui autorisa le projet mais refusa le saccage naturel proposé par Jean-Luc Moudenc en imposant un trajet alternatif  au travers de l’université.
Mais revenons à 2015.  Plus précisément le 9 avril dernier lorsque la majorité du conseil communautaire de Toulouse Métropole a voté l’ouverture partielle de la LMSE à la circulation automobile alors que jusque-là la voie était dédiée aux bus.
Retour à la case départ et direction les années 80. Un formidable retour en arrière qui va envoyer 15 000 voitures saturer le campus de Rangueil. Et si l’on rajoute le non prolongement de la ligne B du métro refusé par le maire de Toulouse …
Une politique qui porte un nom … l’asphyxie.

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